- Accueil
- pages
- Mustelidae
- Martre du Pacifique (Martes caurina)
Martre du Pacifique (Martes caurina)
La martre du Pacifique (Martes caurina) est un mustélidé nord-américain de taille moyenne qui peuple les forêts conifériennes et mixtes de la côte ouest du continent, depuis l'Alaska méridional jusqu'en Californie centrale. Longtemps considérée comme une sous-espèce de la martre d'Amérique (Martes americana), elle a été reconnue comme espèce à part entière au début du XXIe siècle à la faveur d'analyses génétiques et morphologiques approfondies. Agile grimpeur, chasseur opportuniste et solitaire, cet animal joue un rôle fonctionnel notable dans les écosystèmes forestiers qu'il occupe, notamment en tant que prédateur régulateur de populations de rongeurs. Malgré une présence encore bien établie sur une grande partie de son aire de répartition, certaines populations insulaires et périphériques demeurent vulnérables aux perturbations de l'habitat et aux changements climatiques.
© Guy L. Monty - iNaturalist
CC-BY-NC (Certains droits réservés)La martre du Pacifique est un carnivore de stature élancée et musculée, bien adapté aux déplacements arboricoles comme terrestres. Sa longueur corporelle s'établit généralement entre 36 et 45 cm pour les femelles, et entre 40 et 55 cm pour les mâles, auxquels il convient d'ajouter une queue touffue mesurant de 18 à 23 cm. Le dimorphisme sexuel est prononcé : les mâles pèsent en moyenne entre 700 g et 1,2 kg, tandis que les femelles se situent plutôt entre 400 et 750 g. Ce dimorphisme, fréquent chez les mustélidés, reflète probablement des pressions de sélection liées à la compétition intraspécifique pour les ressources alimentaires et les territoires.
Le pelage de la martre du Pacifique est dense, doux et de texture fine, qualités qui lui valurent historiquement une exploitation intensive par la traite des fourrures. La teinte dominante varie du brun jaunâtre au brun chocolat foncé selon les individus et les saisons, avec des nuances plus claires sur les flancs et le ventre. La gorge et la poitrine présentent généralement une tache distinctive de couleur crème à orange pâle, caractéristique commune aux espèces du genre Martes, mais d'étendue variable chez cette espèce. La tête est relativement large, avec des oreilles arrondies bien développées, un museau court et des yeux sombres. Les membres sont robustes, munis de griffes semi-rétractiles efficaces pour l'escalade. Les pieds, partiellement palmés et garnis de fourrure entre les coussinets en hiver, facilitent les déplacements sur neige. La queue, fournie et effilée, joue un rôle d'équilibration lors des sauts entre branches.
Comparée à la martre d'Amérique, l'espèce soeur avec laquelle elle fut longtemps confondue, la martre du Pacifique présente en moyenne un crâne légèrement plus large et une tache gulaire plus étendue, bien que ces caractères morphologiques se chevauchent suffisamment pour rendre l'identification de terrain difficile sans recours à l'analyse génétique.
© John Rosford - iNaturalist
CC-BY (Certains droits réservés)La martre du Pacifique occupe une aire de répartition centrée sur la façade pacifique de l'Amérique du Nord tempérée et boréale. Sa distribution s'étend depuis le sud de l'Alaska et les îles de la côte britannique-colombienne, traverse la Colombie-Britannique continentale, puis longe la chaîne des Cascades et la Sierra Nevada pour atteindre le centre de la Californie. Des populations distinctes sont présentes sur plusieurs îles de l'archipel Alexander en Alaska et sur l'île de Vancouver, témoignant d'une colonisation ancienne de ces masses terrestres insulaires lors des périodes de bas niveau marin du Pléistocène.
L'espèce affectionne particulièrement les forêts de conifères matures et âgées, dominées par l'épicéa de Sitka, le sapin de Douglas, le sapin grandissime, la pruche de l'Ouest et diverses espèces de pins. La présence d'un couvert forestier dense, de gros débris ligneux au sol, de chicots et d'arbres creux constitue des éléments d'habitat essentiels, tant pour la chasse que pour la reproduction. Les forêts de plus de 150 à 200 ans d'âge semblent particulièrement propices, car elles offrent une complexité structurale que les peuplements jeunes ou régénérés après coupe à blanc ne peuvent reproduire.
Au sein de son territoire, chaque individu utilise un domaine vital dont la superficie varie considérablement selon le sexe, la saison et la disponibilité des proies. Les mâles défendent des territoires pouvant s'étendre de 10 à 40 km², tandis que les femelles se contentent généralement de superficies plus modestes, de l'ordre de 3 à 15 km². Ces domaines vitaux sont délimités par des marques olfactives déposées à partir de glandes abdominales et anales, ainsi que par les déjections et l'urine.
© Manimalworld
CC-BY-NC-SA (Certains droits réservés)La martre du Pacifique est un prédateur opportuniste et généraliste dont le régime alimentaire varie sensiblement selon les saisons et l'altitude. Les rongeurs constituent la base de l'alimentation tout au long de l'année : les campagnols et les souris sylvestres représentent les proies les plus fréquemment capturées. Des études métaboliques ont estimé que les martres nord-américaines doivent ingérer quotidiennement l'équivalent de 15 à 25 % de leur masse corporelle en biomasse de proies, besoin particulièrement élevé en raison de la morphologie allongée peu efficace thermiquement des mustélidés et de leur capacité limitée à constituer des réserves adipeuses.
Au printemps et en été, l'espèce complète son régime par une proportion significative d'invertébrés : coléoptères, guêpes et leurs larves, araignées et mille-pattes. Les fruits sauvages et baies sont consommés activement en fin d'été et en automne, ressource particulièrement importante pour les populations côtières. Des études par métabarcoding ADN réalisées sur des fèces collectées en Oregon ont révélé un spectre alimentaire très diversifié comprenant jusqu'à douze espèces d'oiseaux, dix espèces de mammifères et trois espèces d'amphibiens. La martre consomme également des charognes en hiver et peut capturer des poissons en milieu côtier lors des migrations de saumons.
© jamiesbirds - iNaturalist
CC-BY-NC (Certains droits réservés)La biologie reproductive de la martre du Pacifique est marquée par une stratégie de retard d'implantation embryonnaire, adaptation évolutive commune à de nombreux mustélidés permettant de découpler le moment de l'accouplement de celui de la mise-bas. Les accouplements ont lieu principalement en juillet et août, lorsque mâles et femelles entrent en contact sur leurs domaines vitaux respectifs. La fécondation a lieu immédiatement, mais le développement embryonnaire est ensuite suspendu durant une phase de diapause utérine pouvant durer jusqu'à six mois. L'implantation des blastoïdes dans la paroi utérine ne se produit qu'en janvier ou février, sous l'influence de variations hormonales liées à la photopériode.
La gestation active, post-implantation, dure environ 27 à 30 jours, conduisant à la naissance des jeunes entre mars et mai selon la latitude et l'altitude. La parturition survient en moyenne mi-avril pour les populations de martre de Humboldt et vers fin avril pour les populations de la Sierra Nevada, d'après les données collectées en Californie entre 2014 et 2017. La portée comprend généralement un à cinq petits, avec une moyenne de 1,8 à 1,9 par portée. Ils naissent aveugles, sourds et pratiquement nus. La femelle élève seule sa progéniture dans un terrier ou une cavité arboricole. Les yeux s'ouvrent vers la troisième semaine. Le sevrage intervient vers six à sept semaines. L'émancipation progressive a lieu en fin d'été. La maturité sexuelle est atteinte vers 15-16 mois. La proportion de femelles adultes reproductrices atteint 80 à 87 % dans les populations en bonne santé californiennes étudiées.
© jmarcinik - iNaturalist
CC-BY-NC (Certains droits réservés)La martre du Pacifique est un animal principalement solitaire et territorial dont l'organisation spatiale repose sur un système de domaines vitaux influencé par le sexe, la qualité de l'habitat et la densité des proies. Les mâles occupent des domaines sensiblement plus vastes que les femelles, pouvant couvrir plusieurs kilomètres carrés, et le domaine d'un mâle chevauche généralement ceux de plusieurs femelles. Les individus du même sexe tendent à éviter les recouvrements, bien que des intrusions puissent se produire. La communication territoriale s'effectue par marquage chimique au moyen de glandes abdominales et anales sécrétant des substances odorantes déposées sur des supports ligneux, des rochers et la végétation environnante. Les mâles adultes présentent souvent des cicatrices sur la tête et les épaules, témoignant de confrontations physiques lors de la défense du territoire ou de la compétition pour l'accès aux femelles.
L'espèce est active à toute heure, avec un pic à l'aube et au crépuscule, mais elle peut se déplacer et chasser de jour comme de nuit. Elle n'hiberne pas et reste active tout au long de l'hiver, exploitant intensément le milieu sous-nival pour accéder aux rongeurs. La martre est une grimpeuse exceptionnelle, capable de se déplacer avec aisance dans la canopée. Elle utilise de nombreux sites de repos : cavités arboricoles, nids abandonnés d'écureuils ou de rapaces, anfractuosités rocheuses et gros bois mort. En dehors de la saison de reproduction, le contact entre individus est limité. La vocalisation est peu fréquente hors des contextes agonistiques, durant lesquels l'animal peut émettre des grognements et sifflements. La curiosité naturelle de l'espèce la rend parfois facilement piégeable, ce qui a contribué à sa surexploitation historique par les trappeurs.
© Julie Sonoma - iNaturalist
CC-BY-NC (Certains droits réservés)La martre du Pacifique, malgré ses remarquables capacités d'évitement et de fuite, est la proies de nombreux prédateurs naturels exerçant une pression variable selon les milieux et les saisons. Parmi les prédateurs aviaires, les grands rapaces nocturnes occupent une place prépondérante. Le grand-duc d'Amérique (Bubo virginianus) représente probablement l'ennemi aérien le plus important, chassant activement de nuit dans les milieux forestiers. Les pygargues à tête blanche (Haliaeetus leucocephalus) peuvent également capturer des martres, notamment dans les habitats côtiers et riverains. Diverses espèces de buses et d'éperviers complètent le tableau des prédateurs aviaires, bien que leur impact soit vraisemblablement plus limité.
Parmi les mammifères, les canidés jouent un rôle significatif. Le coyote (Canis latrans) et le renard roux (Vulpes vulpes) figurent parmi les prédateurs terrestres les plus fréquents. La martre de Pennant (Pekania pennanti), espèce nettement plus grande, est considérée comme un prédateur naturel important. Le lynx du Canada (Lynx canadensis) et le puma (Puma concolor) sont également cités parmi les ennemis potentiels dans les zones de co-occurrence. L'ours noir américain (Ursus americanus) peut capturer des jeunes martres ou détruire des sites de mise-bas.
La martre du Pacifique répond aux menaces prédatrices par un répertoire comportemental efficace : fuite rapide vers les arbres dont elle gravit le tronc en quelques secondes, immobilité prolongée dans des cavités ou sous des amas de bois mort, et marquage chimique intense. Les individus alertés peuvent émettre des cris stridents avant de se réfugier dans la canopée. Les martres sont plus vulnérables en milieu ouvert, lors des traversées de clairières ou de zones défrichées, ce qui souligne l'importance de la continuité du couvert forestier pour la sécurité de l'espèce.
© daleversteegen - iNaturalist
CC-BY-NC (Certains droits réservés)La martre du Pacifique fait face à un ensemble de menaces anthropiques et naturelles ayant conduit à d'importantes contractions d'aire de répartition, en particulier pour les populations côtières. La destruction et la dégradation de l'habitat constituent la menace principale à l'échelle de l'espèce. L'exploitation forestière intensive, notamment la coupe à blanc des forêts anciennes, élimine les structures écologiques indispensables : gros bois mort, cavités arboricoles, couvert dense de sous-étage. Les forêts secondaires jeunes et homogènes issues de la régénération post-coupe offrent un habitat de qualité très inférieure.
Les incendies de forêt de haute sévérité représentent une menace croissante dans le contexte du changement climatique, qui augmente la fréquence et l'intensité des grands feux en Amérique du Nord occidentale. La fragmentation du paysage forestier résultant de la combinaison des coupes, des routes et des incendies isole les populations et réduit les possibilités de dispersion et d'échange génétique.
La mortalité routière constitue une cause significative de décès pour les individus en dispersion. L'utilisation de rodenticides affecte les martres par intoxication secondaire lors de la consommation de rongeurs empoisonnés. Le piégeage, autrefois très pratiqué pour la valeur commerciale de la fourrure, demeure légal pour certaines populations mais a été restreint dans les zones abritant les populations menacées. Certaines d'entre elles ont perdu plus de 90 % de leur aire historique et ne subsiste plus qu'en quatre petites populations isolées en Californie et en Oregon côtier, ce qui lui a valu une inscription comme espèce menacée au titre de l'Endangered Species Act américain en octobre 2020.
© Cole Wolf - iNaturalist
CC-BY (Certains droits réservés)La conservation de la martre du Pacifique mobilise de nombreux acteurs institutionnels, scientifiques et associatifs, en particulier dans les États américains où les populations les plus vulnérables subsistent. L'événement marquant de la dernière décennie est le classement de la population côtière distincte (Coastal Distinct Population Segment, DPS) au rang d'espèce menacée (Threatened) en vertu de l'Endangered Species Act des États-Unis, effectif le 8 octobre 2020. En mai 2024, l'U.S. Fish and Wildlife Service (FWS) a finalisé la désignation d'habitat critique couvrant environ 1,2 million d'acres (environ 485 000 hectares) dans le nord-ouest de la Californie et le sud-ouest de l'Oregon, incluant principalement des terres fédérales complétées par des portions de terres d'État et privées.
Les mesures de conservation comprennent la protection des vieilles forêts côtières, la gestion des forêts domaniales en faveur de la complexité structurelle, et la restriction du piégeage dans les zones d'occurrence des populations les plus fragiles. Des programmes de surveillance par pièges photographiques et radiopistage permettent de suivre l'évolution des effectifs et des domaines vitaux. La restauration de la connectivité entre fragments d'habitat constitue un objectif prioritaire pour permettre la dispersion et les échanges génétiques entre sous-populations isolées, et des études de modélisation paysagère ont identifié des corridors prioritaires.
La prise en compte de l'espèce dans les politiques de gestion forestière reste un défi majeur en raison des intérêts économiques liés à l'exploitation du bois. Des accords de conservation entre l'USFWS et des propriétaires privés ou des industries forestières visent à intégrer des pratiques de gestion favorables à la martre. La recherche progresse sur la génétique des populations, l'écologie du mouvement et les réponses aux perturbations, fournissant des bases solides pour orienter les décisions de gestion.
© Cole Wolf - iNaturalist
CC-BY (Certains droits réservés)La martre du Pacifique présente une histoire taxonomique complexe, jalonnée de révisions successives reflétant l'évolution des méthodes en systématique des mammifères. L'espèce a été décrite pour la première fois par Clinton Hart Merriam en 1890, dans son travail fondateur consacré à vingt-six nouvelles espèces de mammifères nord-américains. Merriam l'a désignée sous le nom de Mustela caurina, sur la base d'un spécimen de Grays Harbor (Washington), et l'a distinguée de la martre d'Amérique par un rostre plus large et plus court, une forme crânienne différente et une coloration particulière. Le nom spécifique caurina dérive du latin caur, désignant le vent du nord-ouest.
La question de la validité spécifique du groupe caurina a dominé la systématique des martres nord-américaines pendant près d'un siècle. Après que Merriam eut initialement traité les deux formes comme espèces distinctes, Philip S. Wright a conduit une analyse morphométrique approfondie dans les zones de contact de l'Idaho et du Montana. Identifiant des individus morphologiquement intermédiaires qu'il interpréta comme des hybrides, Wright a reclassifié caurina comme sous-espèce de la martre d'Amérique. Cette décision a été suivie par Hall (1981) dans les Mammals of North America, et l'ensemble des martres continentales nord-américaines a été regroupé pendant plusieurs décennies sous un taxon unique.
La situation a radicalement évolué avec l'essor de la systématique moléculaire. Carr et Hicks (1997) ont démontré, par l'analyse du cytochrome b mitochondrial, que les deux groupes formaient des clades génétiques distincts. Stone et Cook (2002) ont établi un taux de divergence mitochondriale d'environ 5 % entre les clades americana et caurina, comparable aux divergences interspécifiques observées entre espèces de martres paléarctiques. Small et al. (2003) puis Dawson et Cook (2012) ont confirmé ces résultats, révélant en outre un tri allélique substantiel dans les marqueurs nucléaires. Sur ces bases convergentes, la reconnaissance de Martes caurina comme espèce distincte a progressivement été adoptée et officialisée par l'American Society of Mammalogists. Colella et al. (2018, 2019) ont précisé la zone de contact et d'hybridation limitée dans la vallée de la Clark Fork (Idaho-Montana), intégrant ces données dans une révision complète sous le concept de lignée générale.
© Stanley Wood - iNaturalist
CC-BY-NC (Certains droits réservés)| Nom commun | Martre du Pacifique |
| English name | Pacific marten |
| Español nombre | Marta costera |
| Règne | Animalia |
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embranchement | Vertebrata |
| Super-classe | Tetrapoda |
| Classe | Mammalia |
| Sous-classe | Theria |
| Infra-classe | Eutheria |
| Ordre | Carnivora |
| Sous-ordre | Caniformia |
| Famille | Mustelidae |
| Genre | Martes |
| Nom binominal | Martes caurina |
| Décrit par | Clinton Hart Merriam |
| Date | 1890 |
Satut IUCN | ![]() |
* Liens internes
American Society of Mammalogists (ASM)
Liste Rouge IUCN des espèces menacées
Mammal Species of the World (MSW)
Système d'information taxonomique intégré (ITIS)
US Fish and Wildlife Service (FWS)
* Liens externes
Global Biodiversity Information Facility (GBIF)
IUCN SSC Small Carnivore Specialist Group
* Bibliographie
Merriam, C.H. (1890). Description of twenty-six new species of North American mammals. North American Mammals, 4, 1–55.
Dawson, N.G. & Cook, J.A. (2012). Behind the Genes: Diversification of North American Martens (Martes americana and M. caurina). In K.B. Aubrey, W.J. Zielinski, M.G. Raphael, G. Proulx & S.W. Buskirk (Eds.), Biology and Conservation of Martens, Sables, and Fishers. Cornell University Press, Ithaca.
Colella, J.P., Lan, T., Talbot, S.L., Lindqvist, C. & Cook, J.A. (2018). Whole-genome analysis of North American martens (Martes): insights into Holarctic biogeography and the evolution of a predator guild. Molecular Phylogenetics and Evolution, 123, 233–244.
Stone, K.D. & Cook, J.A. (2002). Molecular evolution of Holarctic martens (genus Martes, Mammalia: Carnivora: Mustelidae). Molecular Phylogenetics and Evolution, 24, 169–179.
Martes Working Group (2024). Pacific Marten (Martes caurina).
Alaska Department of Fish and Game (2023). Pacific Marten (Martes caurina). Species Profiles.
Colella, J.P., McLean, B.S., Bell, K.C. et al. (2021). Whole-genome insights into the relationships and conservation of North American martens (Martes). Journal of Mammalogy, 102(4), 1131–1144.
Schwartz, M.K., Pilgrim, K.L., McKelvey, K.S. et al. (2020). Inferring geographic isolation of marten (Martes americana sensu lato) across a large landscape. Journal of Heredity, 111(2), 169–181.
Oregon Conservation Strategy (2022). Pacific Marten (Martes caurina). Oregon Department of Fish and Wildlife.
Slauson, K.M., Zielinski, W.J., Hayes, J.P., Kudrna, L., Loschl, P. & Swingle, J. (2019). Habitat associations of the Humboldt marten (Martes caurina humboldtensis) in coastal northwestern California. Northwest Science, 93(1), 1–23.
Thompson, C.M., Palazzolo, S., Baldwin, R., Kamler, J.F. & Zielinski, W.J. (2021). Predicted distribution of a rare and understudied forest carnivore: Humboldt marten (Martes caurina humboldtensis). PLoS ONE, 16(8), e0254842.
Gilbert, J.H., Zollner, P.A., Green, A.K., Wright, J.L. & Karasov, W.H. (2017). Seasonal specialization in diet of the Humboldt marten (Martes caurina humboldtensis) in California and the importance of prey size. Journal of Mammalogy, 98(6), 1697–1709.
Buskirk, S.W. & Harlow, H.J. (1989). Body-fat dynamics of the American marten (Martes americana) in winter. Journal of Mammalogy, 70(1), 191–193.
Delheimer, M.S., Moriarty, K.M., Slauson, K.M., Roddy, A.M., Early, D.A. & Hamm, K.A. (2021). Comparative reproductive ecology of two subspecies of Pacific marten (Martes caurina) in California. Northwest Science, 94(3–4), 271–285.
Mead, R.A. (1981). Delayed implantation in mustelids, with special emphasis on the spotted skunk. Journal of Reproduction and Fertility, Suppl. 29, 11–24.
Strickland, M.A. & Douglas, C.W. (1987). Marten. In M. Novak, J.A. Baker, M.E. Obbard & B. Malloch (Eds.), Wild Furbearer Management and Conservation in North America. Ontario Ministry of Natural Resources, Toronto.
Moriarty, K.M., Linnell, M.A., Chasco, B.E., Epps, C.W. & Zielinski, W.J. (2017). Using high-resolution short-term location data to describe territoriality in Pacific martens. Journal of Mammalogy, 98(3), 679–689.
Stone, K. (2010). Martes americana, M. caurina; American marten, Pacific marten. Fire Effects Information System. USDA Forest Service, Rocky Mountain Research Station.
Hodges, K.E. & Volkmann, L.A. (2021). Post-fire movements of Pacific marten (Martes caurina) depend on the severity of landscape change. Movement Ecology, 9, 53. DOI:10.1186/s40462-021-00286-2.
U.S. Fish and Wildlife Service (2020). Threatened Species Status for Coastal Distinct Population Segment of the Pacific Marten. Federal Register, 85(196), 63806–63849.
Volkmann, L.A. & Hodges, K.E. (2021). Post-fire movements of Pacific marten (Martes caurina) depend on the severity of landscape change. Movement Ecology, 9, 53.
Washington Department of Fish and Wildlife (2023). Pacific marten (Coastal population). Species Profile.
U.S. Fish and Wildlife Service (2024). Designation of Critical Habitat for the Coastal Distinct Population Segment of the Pacific Marten. Federal Register, 89(103), 46060–46138.
Slauson, K.M. et al. (2019). Habitat associations of the Humboldt marten in coastal northwestern California. Northwest Science, 93(1), 1–23.
Thompson, C.M. et al. (2021). Predicted distribution of a rare and understudied forest carnivore: Humboldt marten. PLoS ONE, 16(8), e0254842.
Wright, P.L. (1953). Interbreeding between Martes americana and M. caurina (Mustelidae, Mammalia) in western Montana. American Midland Naturalist, 49, 490–507.
Hall, E.R. (1981). The Mammals of North America. 2nd ed. John Wiley & Sons, New York.
Carr, S.M. & Hicks, S.A. (1997). Are there two species of marten in North America? Genetic and evolutionary relationships within Martes. In G. Proulx, H.N. Bryant & P.M. Woodard (Eds.), Martes: Taxonomy, Ecology, Techniques, and Management. Provincial Museum of Alberta, Edmonton.
Stone, K.D. & Cook, J.A. (2002). Molecular evolution of Holarctic martens (genus Martes, Mammalia: Carnivora: Mustelidae). Molecular Phylogenetics and Evolution, 24, 169–179.
Small, M.P., Stone, K.D. & Cook, J.A. (2003). American marten (Martes americana) in the Pacific Northwest: population differentiation across a landscape fragmented in time and space. Molecular Ecology, 12, 89–103.
Dawson, N.G. & Cook, J.A. (2012). Behind the Genes: Diversification of North American Martens. In K.B. Aubrey et al. (Eds.), Biology and Conservation of Martens, Sables, and Fishers. Cornell University Press, Ithaca.


