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Martre de Pennant (Pekania pennanti)


La martre de Pennant (Pekania pennanti) communément appelée pékan en français et "fisher en anglais nord-américain, est le plus grand représentant terrestre du genre Martes présent en Amérique du Nord. Malgré son appellation anglophone, cet animal n'est nullement piscivore et ne chasse pas le poisson de manière habituelle. Carnivore opportuniste et redoutable grimpeur, la martre de Pennant occupe les forêts boréales et mixtes du Canada et du nord des États-Unis, où elle joue un rôle écologique de prédateur intermédiaire. Longtemps décimé par la chasse et la déforestation, elle a fait l'objet de programmes de réintroduction dans plusieurs régions où elle avait disparu. Classé "Préoccupation mineure" par l'IUCN, la martre de Pennant demeure néanmoins sensible aux modifications de son habitat forestier et aux pressions anthropiques persistantes.


Martre de Pennant (Pekania pennanti)
Martre de Pennant (Pekania pennanti)
© Kyle Aldinger - iNaturalist
CC-BY-NC (Certains droits réservés)



DESCRIPTION

La martre de Pennant est un mustélidé de grande taille, au corps allongé, aux pattes courtes et à la queue touffue et de longueur moyenne. La longueur totale des adultes varie de 75 à 120 cm, queue comprise, pour un poids oscillant généralement entre 2 et 5,5 kg. Les mâles sont considérablement plus grands et plus lourds que les femelles, avec un dimorphisme sexuel parmi les plus prononcés de la famille. La masse corporelle des mâles oscille entre 3,5 et 6 kilogrammes. Les femelles, quant à elles, pèsent environ 2 à 2,5 kilogrammes.

Le pelage est dense, lustré et généralement brun chocolat à brun foncé, avec des reflets dorés ou grisâtres sur la tête, les épaules et le cou. Le ventre est plus sombre. Des taches blanches ou crème irrégulières peuvent apparaître sur la gorge, la poitrine ou l'aine, variant fortement d'un individu à l'autre. Les pattes sont munies de griffes semi-rétractiles particulièrement efficaces pour grimper aux arbres et descendre la tête en avant, une aptitude rare chez les carnivores.

Les pieds larges, garnis de poils entre les coussinets, facilitent le déplacement sur la neige en hiver. La tête est large, arrondie, avec de petites oreilles arrondies et des yeux brun foncé. Les mâchoires sont puissantes, adaptées à un régime carnivore varié. La denture comprend 38 dents, caractéristique typique des mustélidés. Les vibrisses sont longues et sensibles, jouant un rôle dans la détection des proies dans les anfractuosités. La fourrure hivernale, plus épaisse et plus soyeuse que le pelage estival, a historiquement fait du pékan une cible de choix pour les trappeurs.


Pekania pennanti
Pekania pennanti
© Kyle Aldinger - iNaturalist
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HABITAT

La martre de Pennant est endémique de l'Amérique du Nord. Son aire de répartition actuelle couvre la majeure partie de la ceinture forestière boréale du Canada, du Labrador et de Terre-Neuve à l'ouest jusqu'en Colombie-Britannique, ainsi qu'une frange septentrionale des États-Unis. Aux États-Unis, l'espèce est présente dans plusieurs états du nord-est (New Hampshire, Vermont, New York, Michigan, Wisconsin, Minnesota), dans les Rocheuses septentrionales (Montana, Idaho) et dans la Sierra Nevada en Californie, où des populations relictuelles et réintroduites persistent. Historiquement, l'aire de distribution s'étendait bien plus au sud et à l'est, mais la déforestation massive des XVIIIe et XIXe siècles a conduit à des extinctions locales dans de nombreuses régions.

Le pékan est étroitement lié aux forêts matures et semi-matures, à dominance de conifères ou mixtes. Il manifeste une préférence marquée pour les peuplements comportant une strate arborescente dense, un couvert de neige important en hiver et une abondance de cavités arboricoles — trous de pics, arbres creux, cavités naturelles — qui lui servent d'abris et de sites de reproduction. Les forêts secondaires jeunes et les milieux fragmentés sont généralement évités, bien que l'animal puisse utiliser ponctuellement des couloirs forestiers entre des massifs plus anciens. L'altitude de présence varie de quelques centaines de mètres dans les zones boréales de plaine à plus de 2 500 m dans les chaînes montagneuses de l'ouest du continent. Les domaines vitaux des individus sont étendus, de 15 à plus de 50 km² pour les mâles, et plus restreints chez les femelles. La sélection de l'habitat est influencée par la disponibilité en proies et par la densité des abris disponibles.


Pekania pennanti distribution
     Répartition actuelle de la martre de Pennant
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ALIMENTATION

La martre de Pennant est un prédateur carnivore opportuniste dont le régime alimentaire est l'un des plus diversifiés parmi les mustélidés nord-américains. Sa proie la plus emblématique est le porc-épic d'Amérique (Erethizon dorsatum), dont il est l'un des rares prédateur naturels capables de le tuer efficacement. La technique de chasse consiste à attaquer répétidement le museau et la face de l'animal, les seules parties dépourvues de piquants, jusqu'à épuisement de la proie, puis à la retourner pour atteindre le ventre. Cette spécialisation partielle confère au pékan un avantage compétitif significatif dans son milieu, régulant les populations de porcs-épics.

Outre le porc-épic, la martre de Pennant consomme une large gamme de proies : lièvres d'Amérique (Lepus americanus), écureuils, tamias, mulots, campagnols, musaraignes et autres petits mammifères constituent la base du régime.

Elle s'attaque également aux oiseaux et à leurs oeufs, aux reptiles, aux amphibiens et aux invertébrés. Charognard occasionnel, il ne dédaigne pas les carcasses de grands mammifères, notamment en hiver lorsque les proies vives sont moins accessibles. La consommation de fruits charnus, de baies, de noix et de champignons est attestée en saison estivale et automnale, faisant du pékan un omnivore facultatif.

Des observations documentent également la prédation sur des renards roux, des chats domestiques errants, des martres d'Amérique et, plus rarement, des jeunes cervidés. Le pékan chasse principalement au sol, mais son agilité arboricole lui permet de poursuivre des proies dans les arbres. En hiver, les conditions nivales modifient les stratégies de chasse, le pékan exploitant les cavités sous-neigeuses pour capturer des proies hivernantes.


Martre de Pennant gros plan
Gros plan de la martre de Pennant
© Bill Hatten - iNaturalist
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REPRODUCTION

La reproduction de la martre de Pennant présente une particularité remarquable partagée avec d'autres mustélidés : la diapause embryonnaire, aussi appelée implantation différée. L'accouplement a lieu au printemps, généralement entre mars et avril, peu après la mise bas précédente. Cependant, le développement de l'oeuf fécondé est suspendu pendant environ dix mois, les blastocystes restant en état de dormance dans l'utérus. L'implantation effective ne se produit qu'en février ou mars de l'année suivante, et la gestation active ne dure alors que six à huit semaines. Cette stratégie reproductive, décalée dans le temps, est une adaptation permettant à la femelle d'assurer la mise bas au moment le plus favorable pour la survie des jeunes, soit au début du printemps lorsque les ressources alimentaires commencent à s'améliorer.

Les portées comptent généralement de un à quatre jeunes, avec une moyenne de deux à trois. Les petits naissent aveugles, sourds et couverts d'un fin duvet. Ils sont allaités pendant environ quatre mois et commencent à consommer des proies solides à partir de la sixième semaine. La mère assume seule l'élevage des jeunes, le mâle n'ayant aucune participation parentale. Les jeunes quittent leur mère à l'automne, à l'âge d'environ cinq mois, pour entreprendre leur dispersion. La maturité sexuelle est atteinte à l'âge d'un an chez les femelles, mais la plupart ne se reproduisent qu'à partir de leur deuxième année. Les mâles atteignent leur maturité plus tardivement, généralement vers l'âge de deux ans. La longévité en milieu naturel est de cinq à dix ans, tandis que des individus captifs peuvent vivre entre 12 et 15 nas. Le succès reproducteur est fortement influencé par la disponibilité des cavités arboricoles servant de tanière de mise bas et par l'abondance de nourriture.


Martre pecheuse
La martre de Pennant est également appelée Martre pêcheuse
© B. Kao - BioLib
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COMPORTEMENT

La martre de Pennant est un animal solitaire et territorial, dont les domaines vitaux individuels peuvent être considérables. Les mâles occupent de vastes territoires pouvant dépasser 50 km², qui chevauchent partiellement les domaines de plusieurs femelles dont les territoires sont plus petits, de l'ordre de 15 à 25 km². La délimitation territoriale est assurée principalement par des marquages olfactifs, à l'aide de sécrétions des glandes anales, de glandes abdominales et de glandes interdigitales, ainsi que par des grattages sur les arbres. Les contacts entre individus adultes sont rares en dehors de la période de reproduction.

La martre de Pennant est l'un des rares carnivores terrestres capables de descendre des arbres la tête la première, grâce à la rotation prononcée de ses chevilles qui lui permet d'orienter ses griffes vers le haut. Elle alterne activité arboricole et terrestre selon les opportunités de chasse. Si l'espèce n'hiberne pas, elle tend à réduire ses déplacements lors des périodes de grand froid et de neige abondante. La communication vocale est limitée; des grondements, des sifflements et des cris sont émis lors des interactions agressives ou des rencontres reproductives. La martre peut parcourir de longues distances en une seule nuit lors des rondes de marquage ou de chasse, souvent plusieurs kilomètres en terrain enneigé. Curieuse et dotée d'une bonne mémoire spatiale, elle revisite régulièrement les secteurs productifs de son territoire, adaptant ses circuits aux variations saisonnières des ressources.


Martre de Pennant albinos
Martre de Pennant albinos
© Max Allen - iNaturalist
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PRÉDATION

En raison de sa taille et de son agilité, la martre de Pennant adulte est peu vulnérable à la prédation dans les conditions normales. Les grands carnivores susceptibles de s'attaquer à lui comprennent le puma (Puma concolor), le lynx du Canada (Lynx canadensis), le loup gris (Canis lupus) et le coyote (Canis latrans). Cependant, ces prédations restent rares et opportunistes, concernant principalement des individus affaiblis, blessés ou juvéniles. Les grands rapaces, notamment l'aigle royal (Aquila chrysaetos) et le grand-duc d'Amérique (Bubo virginianus), peuvent occasionnellement capturer des jeunes martres lors de leur dispersion automnale.

Le grand carcajou (Gulo gulo), lorsqu'il cohabite avec le pékan dans les mêmes massifs forestiers boréaux, peut entrer en compétition directe avec lui pour les ressources alimentaires et peut théoriquement constituer une menace, bien que des prédations directes confirmées soient rares dans la littérature. L'ours noir américain (Ursus americanus) peut s'attaquer aux jeunes martres dans les tanières. La pression de prédation naturelle la plus significative s'exerce sur les juvéniles au cours de leur première année, période durant laquelle la mortalité est la plus élevée. Historiquement, le principal "prédateur" de la martre de Pennant a été l'Homme, par le biais du piégeage intensif pour la fourrure et de la destruction de l'habitat forestier.


Pekan
La martre de Pennant est également appelée Pékan
© Kupham550 - iNaturalist
CC-BY-NC (Certains droits réservés)

MENACES

Bien que considéré comme non-menacée par l'IUCN, la martre de Pennant reste exposée à plusieurs menaces significatives qui ont par le passé conduit à son extirpation de vastes portions de son aire historique et qui continuent de peser sur ses populations actuelles. La perte et la fragmentation de l'habitat constituent la menace principale à long terme. La martre de Pennant est étroitement dépendante des forêts matures comportant des arbres creux et des cavités arboricoles, structures qui disparaissent lors des coupes à blanc ou des pratiques sylvicoles intensives qui privilégient les jeunes peuplements à croissance rapide. La fragmentation des massifs forestiers isole les populations, réduit la connectivité génétique et freine la recolonisation naturelle des zones dépeuplées.

Le piégeage à des fins commerciales a historiquement été la principale cause de déclin et demeure réglementé dans la plupart des États et provinces nord-américains; des cas de braconnage et de prise accidentelle dans des pièges destinés à d'autres espèces sont régulièrement signalés. Les collisions avec des véhicules automobiles sur les routes traversant les massifs forestiers représentent une cause de mortalité croissante, particulièrement pour les individus en dispersion. Les changements climatiques modifient progressivement la structure et la composition des forêts boréales, avec des conséquences potentielles sur la disponibilité des proies et la phénologie des ressources alimentaires. L'empoisonnement secondaire par des rodenticides anticoagulants, utilisés dans les forêts exploitées ou les zones périurbaines, a également été documenté. Enfin, la transmission de maladies ou de parasites dans les zones de contact avec des espèces domestiques ou introduites représente un risque émergent encore peu évalué.


Martre de Pennant zoo Minnesota
Martre de Pennant au zoo du Minnesota, USA
Crédit photo: Alex Kantorovich - Zooinstitutes

CONSERVATION

Bien que menacée par la perte de son habitat et la chasse, la martre de Pennant n'est pas vraiment considérée comme une espèce en danger. La Liste rouge de l'IUCN répertorie l'espèce dans la catégorie "Préoccupation mineure" (LC).

La conservation de la martre de Pennant a connu des évolutions notables au cours du XXe siècle. La réglementation stricte du piégeage commercial, instaurée progressivement dans les années 1930 à 1970 selon les régions, a permis à de nombreuses populations de se stabiliser ou de se reconstituer naturellement là où des forêts matures subsistaient. Des programmes de réintroduction ont été conduits dans plusieurs États américains où l'espèce avait disparu : Pennsylvanie, Oregon, Californie (Sierra Nevada), ainsi que dans certaines régions du Vermont et du Michigan. Ces réintroductions se sont généralement appuyées sur des individus capturés vivants dans des populations sources canadiennes ou des États voisins encore bien pourvus.

La martre de Pennant est protégée par diverses législations fédérales et étatiques nord-américaines. Au Canada, l'espèce n'est pas inscrite sur la liste des espèces en péril au niveau fédéral, bien que des préoccupations locales subsistent pour certaines populations insulaires ou isolées. Aux États-Unis, le statut varie selon les États, de l'absence de protection à une protection totale dans les zones de réintroduction. Le suivi des populations est assuré par des programmes de monitoring combinant pièges photographiques, pistage sur neige, analyses génétiques et données de piégeage légal déclaré. L'espèce a également été identifiée comme indicateur de la santé des écosystèmes forestiers matures, son retour étant perçu comme un signal positif pour l'intégrité des habitats. La gestion durable des forêts, intégrant la conservation de vieux peuplements et de bois mort, est reconnue comme une mesure clé pour le maintien à long terme des populations de Pekania pennanti.


Martre pennant portrait
Portrait de la martre de Pennant
© Matthew Zalewski - Wikimedia Commons
CC-BY-SA (Certains droits réservés)

TAXONOMIE

La martre de Pennant tire son nom scientifique de l'explorateur et naturaliste gallois Thomas Pennant (17261798), qui en fournit l'une des premières descriptions détaillées. La description scientifique est officiellement publiée par le naturaliste Johann Christian Polycarp Erxleben en 1777, qui intègre alors l'animal au sein du genre Mustela sous le binôme Mustela pennanti dans son ouvrage Systema Regni Animalis. À cette période, ce taxon> regroupe de manière très large une grande partie des petits carnivores au corps allongé. Le choix d'Erxleben repose sur les observations partagées par les premiers naturalistes et explorateurs en Amérique du Nord, qui constatent des ressemblances physiques flagrantes avec les belettes et les visons d'Europe. Le nom vernaculaire anglais "fisher" est d'origine incertaine; il est probablement dérivé du néerlandais ou du français colonial "fiche" ou "fichet", désignant autrefois la fouine européenne (Martes foina), dont la fourrure était commercialisée sous cette appellation. Le terme n'a donc aucun lien avec le mot "fish" (poisson) et reflète une confusion terminologique ancienne.

Au cours du XIXe siècle, les systématiciens affinent les critères de classification des carnivores et décident de transférer l'animal vers le genre Martes. Ce déplacement est motivé par des similitudes morphologiques évidentes avec les martres, notamment la structure de la dentition et le mode de vie semi-arboricole. C'est à cette même époque, précisément en 1865, que le zoologiste britannique John Edward Gray propose pour la première fois d'isoler ce mammifère. Il crée le nom Pekania, qu'il conçoit initialement comme un sous-genre pour refléter les singularités physiques qui séparent cette espèce des autres martres. Cependant, sa proposition reste largement ignorée par la communauté scientifique, qui préfère maintenir la classification classique pendant plus d'un siècle.

Le véritable tournant survient au début du XXIe siècle, lorsque la taxonomie intègre les outils de la biologie moléculaire et l'analyse comparative des données génétiques. Des études approfondies mettent en évidence que le genre Martes, tel qu'il était défini, regroupait des espèces qui n'appartenaient pas toutes au même groupe exclusif. Pour corriger cette anomalie et harmoniser la classification, les taxonomistes sortent définitivement la martre de Pennant du genre Martes. Ils réhabilitent le travail de Gray en élevant Pekania au rang de genre à part entière, faisant de l'animal l'unique représentant vivant de ce taxon autonome sous le nom de Pekania pennanti.

La subdivision de la martre de Pennant en différentes sous-espèces a constitué un sujet de débat scientifique récurrent parmi les mammalogistes au cours du siècle dernier. En 1935, le zoologiste américain Edward Alphonso Goldman mena une étude approfondie des variations morphologiques de l'espèce à travers le continent nord-américain. Sur la base de critères géographiques, de nuances de coloration de la fourrure et de légères variations dans les mesures crâniennes, Goldman proposa la reconnaissance formelle de trois sous-espèces distinctes.

La première, Pekania pennanti pennanti, correspond à la forme nominale qui occupe la majeure partie de l'est et du centre du Canada ainsi que le nord-est des États-Unis. La deuxième, Pekania pennanti columbiana, s'étend sur les régions centrales et occidentales du Canada, notamment en Alberta et en Colombie-Britannique, ainsi que dans les montagnes Rocheuses. Enfin, la troisième forme, Pekania pennanti pacifica, désigne les populations de la côte de l'océan Pacifique, s'étendant de l'État de Washington jusqu'au sud de la Californie.

Cependant, la validité de ces subdivisions a été sérieusement contestée par des travaux ultérieurs. En 1959, le chercheur E.M. Hagmeier réalisa une analyse statistique rigoureuse des caractéristiques morphologiques et crâniennes d'un grand nombre de spécimens issus de l'ensemble de l'aire de répartition. Ses conclusions indiquèrent que les variations observées au sein des populations de martres de Pennant présentaient un caractère clinal, c'est-à-dire une variation continue et graduelle liée aux facteurs environnementaux et géographiques, plutôt que des frontières taxonomiques nettes. Aujourd'hui, bien que les trois sous-espèces historiques restent parfois mentionnées dans les inventaires régionaux, la majorité des taxonomistes modernes considèrent l'espèce comme monotypique, ne justifiant pas de séparation en sous-espèces distinctes.


Fisher (Pekania pennanti)
En anglais, la martre de Pennant est appelée Fisher
© Dawn Sherman - iNaturalist
CC-BY-NC (Certains droits réservés)

CLASSIFICATION


Fiche d'identité
Nom communMartre de Pennant
Autres nomsPékan
English nameFisher
Español nombreMarta pescadora
RègneAnimalia
EmbranchementChordata
Sous-embranchementVertebrata
Super-classeTetrapoda
ClasseMammalia
Sous-classeTheria
Infra-classeEutheria
OrdreCarnivora
Sous-ordreCaniformia
FamilleMustelidae
GenrePekania
Nom binominalPekania pennanti
Décrit parJohann Christian Erxleben
Date1777



Satut IUCN

Préoccupation mineure (LC)

SOURCES

* Liens internes

Animal Diversity Web

Arkive

BioLib

iNaturalist

Liste Rouge IUCN des espèces menacées

Mammal Species of the World (MSW)

Système d'information taxonomique intégré (ITIS)

US Fish and Wildlife Service (FWS)

* Liens externes

Global Biodiversity Information Facility (GBIF)

IUCN SSC Small Carnivore Specialist Group

KS Wild

Zooinstitutes

* Bibliographie

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