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Zorille commune (Ictonyx striatus)
La zorille commune (Ictonyx striatus), également appelée putois rayé africain, est un petit mammifère carnivore appartenant à la famille des Mustelidae. Largement répandue à travers l'Afrique subsaharienne, elle se distingue par sa coloration contrastée et sa capacité unique à projeter un liquide hautement nauséabond pour se défendre contre ses agresseurs. Cet animal discret joue un rôle écologique majeur en régulant les populations de rongeurs et d'insectes dans les écosystèmes ouverts qu'il affectionne. Bien qu'elle soit souvent confondue avec les mouffettes américaines en raison de sa ressemblance morphologique et de son système de défense chimique, elle appartient à une lignée distincte. Adaptable et résiliente, la zorille commune traverse les paysages africains avec une grande efficacité, faisant d'elle un sujet d'étude fascinant en matière d'évolution convergente et de mécanismes de coloration aposématique chez les prédateurs terrestres. La zorille commune est également appelée Putois rayé.
© Marc Henrion - iNaturalist
CC-BY-NC (Certains droits réservés)La zorille commune est un mustélidé de taille moyenne, caractérisé par une silhouette élancée, un corps allongé, des membres relativement courts et une queue particulièrement fournie représentant environ un tiers de la longueur totale. Les adultes mesurent généralement entre 28 et 38 cm de longueur corporelle, auxquels s'ajoutent 16 à 23 cm pour la queue. Leur poids varie de 600 g à près de 1,5 kg, les mâles étant en moyenne plus grands et plus lourds que les femelles.
Son pelage constitue son caractère le plus remarquable. Le fond est noir profond tandis que quatre bandes blanches longitudinales parcourent le dos depuis le sommet de la tête jusqu'à la base de la queue. Selon les individus, ces bandes peuvent être continues, interrompues ou partiellement fusionnées. La queue est abondamment garnie de longs poils blancs mêlés de noir, lui donnant une apparence particulièrement volumineuse. La tête présente un masque facial contrasté composé de larges plages blanches couvrant le front, les joues et parfois le museau. Les oreilles sont courtes, arrondies et partiellement dissimulées dans la fourrure. Les yeux, relativement petits, sont adaptés à une activité principalement nocturne. Les jeunes ressemblent rapidement aux adultes mais présentent un pelage plus grisâtre et moins contrasté durant leurs premières semaines de vie.
Les membres robustes portent cinq doigts armés de longues griffes légèrement courbées. Ces griffes permettent à la zorille de creuser rapidement le sol afin de rechercher des proies, d'exhumer des invertébrés ou d'aménager un terrier temporaire. Les coussinets plantaires sont épais, offrant une bonne adhérence sur les sols meubles comme sur les terrains rocailleux. Comme tous les représentants de la sous-famille des Ictonychinae, la zorille commune possède des glandes anales très développées. Lorsqu'elle est menacée, elle peut projeter un liquide extrêmement odorant sur plusieurs mètres. Cette sécrétion contient divers composés soufrés particulièrement persistants, comparables à ceux produits par les mouffettes américaines, bien qu'ils aient évolué indépendamment.
Sa dentition comprend 34 dents adaptées à un régime carnivore généralisé. Les canines longues et puissantes servent à saisir les proies tandis que les carnassières permettent de découper efficacement la chair. Les molaires conservent cependant une surface suffisante pour broyer les insectes ou certains végétaux occasionnellement consommés.
© Bnchapple - iNaturalist
CC-BY-NC (Certains droits réservés)La zorille commune occupe une aire de répartition exceptionnellement vaste qui englobe la quasi-totalité de l'Afrique subsaharienne. On la trouve depuis les côtes de la Mauritanie et du Sénégal à l'ouest jusqu'au Soudan, à l'Éthiopie et à la Somalie à l'est, et vers le sud jusqu'à l'extrémité de la province du Cap en Afrique du Sud. Elle est cependant absente des zones forestières denses du bassin du Congo ainsi que des régions hyper-arides de la côte namibienne.
En matière d'habitat, ce mustélidé fait preuve d'une plasticité écologique remarquable. Il fréquente une grande variété d'environnements, allant des savanes arbustives aux prairies semi-arides, en passant par les zones de broussailles, les forêts ouvertes, les zones agricoles et les lisières de désert. Il montre une nette préférence pour les milieux ouverts offrant une strate arbustive clairsemée, ce qui facilite ses déplacements et sa recherche de nourriture. La zorille commune tolère également de larges variations altitudinales, s'installant aussi bien au niveau de la mer que dans les prairies montagneuses situées à plus de 3 000 mètres d'altitude. La présence de micro-habitats adéquats, tels que des affleurements rocheux, des terriers abandonnés par d'autres espèces ou des cavités dans les troncs d'arbres, est un facteur déterminant pour son installation, car ces structures lui fournissent les abris diurnes indispensables à sa survie.
© Manimalworld
CC-BY-NC-SA (Certains droits réservés)La zorille commune est un carnivore opportuniste dont le régime alimentaire est particulièrement diversifié. Sa capacité à exploiter une grande variété de proies lui permet de s'adapter aux fluctuations saisonnières des ressources et aux différents milieux qu'elle fréquente. Bien que les petits vertébrés constituent la base de son alimentation, elle complète régulièrement son régime par des invertébrés, des oeufs et, plus rarement, des matières végétales.
Les petits rongeurs représentent les proies les plus importantes. Souris, gerbilles, rats, mulots et jeunes écureuils terrestres sont capturés grâce à son odorat très développé et à son excellente audition. La zorille explore méthodiquement les terriers, les amas de végétation et les galeries souterraines, où elle débusque ses victimes à l'aide de ses longues griffes. Les insectes occupent également une place importante, notamment les coléoptères, les criquets, les sauterelles, les grillons, les termites, les fourmis et leurs larves. Pendant la saison des pluies, lorsque ces invertébrés deviennent particulièrement abondants, ils peuvent constituer une proportion significative de son alimentation.
La zorille capture aussi des reptiles de petite taille, notamment des lézards, des geckos et de jeunes serpents, y compris certaines espèces venimeuses. Les amphibiens, principalement les grenouilles et les crapauds, sont consommés près des mares temporaires et des zones humides. Les oiseaux nichant au sol, leurs œufs et leurs poussins sont également recherchés lorsque l'occasion se présente. Cette prédation explique parfois les incursions de la zorille dans les élevages de volailles domestiques. Charognarde occasionnelle, elle consomme volontiers des carcasses fraîches abandonnées par des prédateurs plus grands.
La chasse s'effectue principalement durant la nuit. La zorille progresse lentement, le museau près du sol, alternant exploration olfactive et écoute attentive. Lorsqu'une proie est localisée, elle bondit rapidement avant de l'immobiliser d'une morsure puissante à la nuque ou au crâne. Son métabolisme élevé l'oblige à chasser presque quotidiennement. Cette activité contribue à réguler naturellement les populations de rongeurs et d'insectes, faisant de l'espèce un auxiliaire écologique important dans les écosystèmes africains ainsi que dans certaines zones agricoles.
© Zamsato - iNaturalist
CC-BY-NC (Certains droits réservés)Le comportement reproducteur de la zorille commune se caractérise par un système d'accouplement solitaire et polygame, où les interactions entre les sexes sont strictement limitées à la période de reproduction. La saison des amours se déroule généralement pendant les mois les plus chauds et humides de l'année, souvent de la fin de l'hiver au début de l'été.
Après l'accouplement, la période de gestation dure environ 36 à 40 jours. La femelle met bas dans un terrier soigneusement dissimulé, tapissé de végétation sèche pour isoler les jeunes. Une portée compte habituellement entre un et trois petits, bien que des portées de quatre soient parfois observées. À la naissance, les nouveau-nés sont particulièrement vulnérables : ils sont aveugles, sourds, dépourvus de poils et ne pèsent qu'une quinzaine de grammes. Les bandes blanches caractéristiques de l'espèce sont toutefois déjà légèrement visibles sur leur peau rose. Les yeux des jeunes s'ouvrent après environ 35 à 40 jours. Le sevrage intervient aux alentours de la huitième semaine, moment où la mère commence à leur apporter des proies solides et à les initier aux techniques de chasse. Le mâle ne participe aucunement à l'élevage des jeunes. Les juvéniles atteignent leur indépendance complète et leur maturité sexuelle vers l'âge de neuf à dix mois, quittant alors le territoire maternel pour s'établir.
© Yolande Oelsen - iNaturalist
CC-BY-NC (Certains droits réservés)La zorille commune est un mammifère essentiellement nocturne et crépusculaire. Discrète, elle passe la majeure partie de la journée à l'abri dans un terrier, une cavité rocheuse, un amas de végétation ou une galerie abandonnée avant de sortir au coucher du soleil pour rechercher sa nourriture. L'espèce mène une vie principalement solitaire. Chaque individu exploite un domaine vital dont la superficie varie selon la disponibilité des ressources alimentaires et la densité de population. Les territoires des mâles recouvrent souvent ceux de plusieurs femelles, tandis que les rencontres entre individus du même sexe restent relativement rares en dehors de la période de reproduction. La communication repose largement sur les signaux chimiques. Les sécrétions produites par les glandes anales ainsi que l'urine servent à marquer les limites du territoire, à transmettre des informations sur le statut reproducteur et à réduire les confrontations directes entre congénères.
Face à un danger, la zorille adopte une séquence comportementale très caractéristique. Elle hérisse les poils de son dos et de sa queue, arque le corps, relève fortement la queue et frappe parfois le sol avec les pattes avant. Si cette démonstration ne suffit pas à dissuader l'agresseur, elle se retourne brusquement et projette un liquide nauséabond pouvant atteindre plusieurs mètres. Cette sécrétion extrêmement persistante irrite les yeux, le nez et les muqueuses des prédateurs. Malgré son apparence relativement paisible, la zorille est un animal particulièrement courageux. Elle n'hésite pas à tenir tête à des prédateurs plus imposants lorsque la fuite est impossible.
Très active, elle parcourt plusieurs kilomètres chaque nuit à la recherche de nourriture. Son déplacement alterne marche rapide, petits bonds et arrêts fréquents destinés à explorer minutieusement le sol grâce à son odorat. La vue joue un rôle secondaire comparativement à l'ouïe et à l'olfaction. Ces sens particulièrement développés lui permettent de détecter des proies cachées sous la végétation ou légèrement enfouies dans le sol.
La zorille commune manifeste également une certaine curiosité envers les objets nouveaux présents dans son environnement. Cette faculté d'exploration favorise son adaptation à des habitats variés, y compris des paysages modifiés par les activités humaines.
© Gobabeb - iNaturalist
CC-BY-NC (Certains droits réservés)En dépit de ses défenses chimiques redoutables, la zorille commune n'est pas totalement à l'abri de la prédation. Plusieurs espèces de grands rapaces nocturnes figurent parmi ses ennemis les plus efficaces, notamment la chouette pêcheuse de Pel (Scotopelia peli) et le grand-duc du Cap (Bubo capensis), dont le sens de l'odorat réduit les rend peu sensibles aux sécrétions nauséabondes. Les aigles martiaux (Polemaetus bellicosus) et les aigles couronnés (Stephanoaetus coronatus) sont également susceptibles de capturer des zorilles, bien que ces rencontres soient probablement rares.
Parmi les mammifère, les grands félins tels que le léopard, le serval et le caracal peuvent occasionnellement s'attaquer à la zorille, généralement en saisissant l'animal par surprise avant qu'il ait eu le temps d'activer sa défense chimique. Les hyènes, les chacals et les lycaons figurent dans la liste des prédateurs potentiels, bien que leur capacité olfactive les dissuade souvent de persister après un premier contact avec les sécrétions. Les serpents de grande taille, comme les pythons, peuvent également s'en prendre aux jeunes zorilles.
Le système défensif de la zorille est si efficace que de nombreux prédateurs apprennent rapidement à éviter l'espèce après une première rencontre malheureuse. Cette mémorisation de la menace chimique explique en grande partie l'efficacité à long terme de l'aposématisme olfactif.
© Garst Warren - Wikimedia Commons
CC-BY-SA (Certains droits réservés)Les menaces pesant sur la zorille commune varient en intensité selon les régions, mais l'espèce affiche globalement une bonne résilience. La principale menace anthropique réside dans la modification et la fragmentation de son habitat d'origine. L'expansion continue des terres agricoles intensives, le surpâturage par le bétail et l'urbanisation réduisent les zones de végétation naturelle et altèrent la disponibilité des populations de proies. De plus, la zorille commune est fréquemment persécutée par les éleveurs locaux et les fermiers, qui la considèrent à tort ou à raison comme une menace pour la petite volaille et les oeufs dans les basses-cours.
Les empoisonnements indirects via l'utilisation massive de pesticides et de rodenticides dans les cultures représentent également un danger majeur, provoquant une bioaccumulation de toxines chez ce prédateur situé en fin de chaîne alimentaire. Enfin, en raison de ses moeurs nocturnes et de sa tendance à traverser les routes qui coupent ses territoires, les collisions avec des véhicules automobiles constituent une cause de mortalité particulièrement fréquente et en constante augmentation à travers l'Afrique subsaharienne, représentant souvent la première source de données de présence pour les scientifiques.
© Milan Kořínek - BioLib
All rights reserved (Tous droits réservés)La zorille commune bénéficie actuellement d'un statut de conservation relativement favorable. L'IUCN la classe dans la catégorie "Préoccupation mineure" (LC), principalement en raison de sa vaste aire de répartition, de son abondance locale dans de nombreuses régions et de sa remarquable capacité d'adaptation à des environnements variés.
L'espèce est présente dans un très grand nombre d'aires protégées réparties à travers toute l'Afrique subsaharienne. Elle est observée dans des parcs nationaux, des réserves naturelles, des réserves communautaires et plusieurs zones de conservation transfrontalières. Ces espaces assurent le maintien d'habitats relativement préservés où les populations restent généralement stables. La protection indirecte des savanes naturelles, des prairies et des mosaïques agricoles extensives contribue largement à la conservation de la zorille. Plusieurs programmes de suivi des petits carnivores africains utilisent désormais les pièges photographiques et les analyses génétiques non invasives pour mieux connaître la répartition et la densité des populations. Ces études permettent de combler les nombreuses lacunes concernant son écologie et sa dynamique démographique.
La sensibilisation des populations rurales constitue un autre axe important de conservation. En expliquant le rôle bénéfique de la zorille dans la régulation des rongeurs nuisibles aux cultures, les programmes éducatifs contribuent à réduire les destructions volontaires de l'espèce. La limitation de l'emploi des rodenticides et des pesticides les plus toxiques représente également une mesure favorable, non seulement pour la zorille mais aussi pour l'ensemble des prédateurs naturels des rongeurs. Les recherches actuelles portent notamment sur les déplacements de l'espèce, sa génétique des populations, sa reproduction à l'état sauvage et les effets du changement climatique sur sa répartition future. Ces travaux permettront d'affiner les stratégies de conservation si certaines populations venaient à décliner.
À l'heure actuelle, aucune mesure de conservation spécifique n'est jugée nécessaire à l'échelle continentale. Toutefois, le maintien de paysages diversifiés, la protection des habitats naturels et une meilleure cohabitation avec les activités humaines demeurent essentiels pour assurer la pérennité de cette espèce emblématique des savanes africaines.
© Peter Gräbner - iNaturalist
CC-BY-NC (Certains droits réservés)L'histoire taxonomique de la zorille commune témoigne des tâtonnements et des débats intenses qui ont jalonné la zoologie africaine au cours des deux derniers siècles. L’espèce a été décrite pour la première fois en 1810 par le naturaliste britannique George Perry dans son ouvrage Arcana; or, the Museum of Natural History. Perry, se basant sur un spécimen dont la localité type était erronément indiquée comme "Amérique du Sud", commet une erreur géographique majeure qui persistera pendant plus d’un siècle. Cette confusion s’explique par le fait que les collections européennes de l’époque mélangeaient souvent des spécimens d’origines diverses sans rigueur. Ce n’est qu’en 1915 que le mammalogiste américain Ned Hollister corrige cette erreur en désignant le Cap de Bonne-Espérance (Afrique du Sud) comme localité type, une décision confirmée et précisée par Shortridge en 1934, qui fixe définitivement la localité type comme étant le Cap (Afrique du Sud).
À l’origine, Perry classe l’espèce dans le genre Bradypus (aujourd’hui obsolète), un nom alors utilisé pour des animaux aux moeurs lentes, mais qui ne correspondait pas à la réalité biologique de la zorille. En 1835, le naturaliste allemand Johann Jakob Kaup propose de placer l’espèce dans un nouveau genre : Ictonyx, dérivé du grec iktis (belette) et onyx (griffe), en référence à ses glandes anales puantes, une caractéristique qui la rapproche des mouffettes (famille des Méphitidés). Ce nom, bien que poétique, soulignait déjà l’une de ses adaptations défensives les plus remarquables.
Au XXe siècle, la classification de la zorille commune a connu des débats intenses. Shortridge (1934) et Roberts (1951) reconnaissaient jusqu’à 4 espèces distinctes au sein du genre Ictonyx, en se basant principalement sur des critères morphologiques (taille, coloration, forme du crâne). Cependant, des études ultérieures, notamment celles de Serge Larivière (2002), ont démontré que ces différences étaient souvent clinales (variations géographiques progressives) plutôt que spécifiques. Larivière, dans sa monographie publiée dans Mammalian Species, a clarifié la taxonomie du genre en se basant sur des critères craniens, dentaires et moléculaires, réduisant le nombre d’espèces à deux : Ictonyx striatus (zorille commune) et Ictonyx libyca (zorille de Libye).
Cependant, des analyses génétiques récentes ont démontré que le plus proche parent vivant de la zorille commune est en réalité la zorille à nuque blanche. De ce fait, maintenir la zorille commune et la zorille de Libye au sein d'un même genre, tout en excluant le Poecilogale, rendrait Ictonyx paraphylétique. Pour résoudre cette anomalie, les classifications les plus récentes tendent à placer la zorille de Libye dans son propre genre distinct, nommé Poecilictis (sous le nom de Poecilictis libyca), qui a été créé par Thomas et Hinton en 1920. Cette révision ferait aujourd'hui d'Ictonyx un genre monotypique pour la faune actuelle, ne contenant que la zorille commune. Il reste néanmoins que la plupart des références taxonomiques actuelles conservent les deux espèces dans le même genre en attendant de plus amples analyses.
La taxonomie infraspécifique de la zorille commune est complexe et les autorités divergent quant au nombre de sous-espèces valides. Wilson & Reeder (2005) reconnaissent jusqu'à dix-neuf de sous-espèces, tandis que des révisions plus récentes tendent à en réduire le nombre en synonymisant certains taxons insuffisamment différenciés. Les principales sous-espèces reconnues, avec leur distribution approximative, sont les suivantes.
- Ictonyx striatus striatus : est la sous-espèce nominale, décrite à l'origine d'Afrique australe; elle est la plus largement répandue en Afrique du Sud et dans les régions voisines.
- Ictonyx striatus albescens : est connue du nord-est de l'Afrique, notamment d'Éthiopie et de la Corne de l'Afrique; elle se distingue par une proportion de blanc plus importante dans sa livrée.
- Ictonyx striatus erythreae : a été décrite d'Érythrée et de l'Éthiopie septentrionale, et certains auteurs la considèrent synonyme de la précédente.
- Ictonyx striatus maximus : est une sous-espèce de grande taille décrite du Maroc et du Maghreb occidental, parfois considérée de nos jours comme représentant une espèce distincte ou comme appartenant à un autre genre.
- Ictonyx striatus senegalensis : est connue d'Afrique de l'Ouest, du Sénégal au Nigeria; elle présente des bandes blanches relativement étroites.
D'autres sous-espèces ont été proposées pour des populations d'Afrique centrale, orientale et australe — notamment bowkeri, nigrescens, muansae et zorilla — dont certaines sont aujourd'hui synonymisées avec striatus ou d'autres taxons selon les révisions disponibles.
Les bases de données taxonomiques mondiales en ligne, et le GBIF (Global Biodiversity Information Facility) en particulier, opèrent des mises à jour régulières de leurs arbres taxonomiques de référence en intégrant les derniers consensus de la communauté scientifique. Dans le cas de la zorille commune, les révisions récentes basées sur des analyses morphométriques plus poussées et, surtout, sur les premières données de génétique moléculaire, ont mis en évidence que les variations de pelage (largeur des bandes blanches, nuances de noir) et de taille corporelle relèvent d'un polymorphisme continu (une cline) plutôt que de barrières génétiques ou géographiques nettes. Face à l'absence de critères robustes pour délimiter ces populations de manière étanche, la tendance scientifique actuelle est à l'invalidation de toutes les sous-espèces rendant ainsi la zorille commune comme une espèce monotypique, sans sous-espèce valide reconnue.
| Nom commun | Zorille commune |
| Autre nom | Putois rayé |
| English name | Striped polecat |
| Español nombre | Zorrilla común |
| Règne | Animalia |
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embranchement | Vertebrata |
| Super-classe | Tetrapoda |
| Classe | Mammalia |
| Sous-classe | Theria |
| Infra-classe | Eutheria |
| Ordre | Carnivora |
| Sous-ordre | Caniformia |
| Famille | Mustelidae |
| Genre | Ictonyx |
| Nom binominal | Ictonyx striatus |
| Décrit par | George Perry |
| Date | 1810 |
Satut IUCN | ![]() |
* Liens internes
Liste Rouge IUCN des espèces menacées
Mammal Species of the World (MSW)
Système d'information taxonomique intégré (ITIS)
* Liens externes
Global Biodiversity Information Facility (GBIF)
IUCN SSC Small Carnivore Specialist Group
* Bibliographie
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