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Le loup d'Alberta (Canis lupus occidentalis) est une sous-espèce de loup-gris dont l'aire de répartition couvre l'ouest du Canada et l'Alaska. Il est également nommé Loup du Canada et de l'Alaska.

Le loup d'Alberta est un animal relativement bien typé, que l'on considère comme une sous-espèce de loup-gris, au même titre que les 23 autres sous-espèces d'Amérique du nord, décrite à la moitié du XXème siècle. De récentes études génétiques l'ont aujourd'hui assimilé aux populations peuplant les montagnes rocheuses de l'Alaska à la Colombie Britannique. Il appartient désormais au groupe septentrional, c'est-à-dire à la forme Canis lupus occidentalis.
La caractéristique de cette sous-espèce est la grande variabilité de couleurs des individus : noirs ou blancs, gris ou jaunâtres, y compris à l'intérieur d'une même portée. C'est l'un des plus grands loups puisqu'il peut peser jusqu'à 60 kg, les mâles étant nettement plus lourds que les femelles (20% en moyenne). Un couple d'adultes, dominants car plus expérimentés et plus agressifs, mène une meute de six à huit animaux plus jeunes qui en sont généralement les descendants.
Le loup d'Alberta de la région du Mackenzie (Canis lupus machenzii) sont noirs, blancs ou gris. Ceux de la toundra des grandes prairies enneigées au nord de la taïga sont blancs. Par contre, ceux vivant dans les forêts de conifères du nord canadien et de l'Eurasie sont entièrement noirs. Les loups plus communs sont, quand à eux, entièrement gris.
Le loup d'Alberta mesure environ 80 cm au garrot. Les soles plantaires sont larges, facilitant le déplacement de l'animal sur la neige. Leurs oreilles sont courtes afin de minimiser la déperdition de chaleur.

Le loup d'Alberta vit au Canada dans les forêts des monts Mackenzie au nord ouest du pays ou encore une petite partie de l'Alaska. On le trouve principalement dans les forêts de conifères, dans la taïga, la toundra ou encore dans les montagnes rocheuses.

Le loup d'Alberta, tout comme ses cousins, est carnivore. Il chasse généralement en meute, surtout lorsqu'il chasse les grands ongulés. Ses principales proies sont l'orignal, le bison, l'élan, le caribous, le mouflon de Dall, le cerf de Virginie et la chèvre des montagnes.
Mais il se contente aussi de proies plus petites telles que le castor, le lemming, l'écureuil terrestre et le lièvres d'Amérique.
Un loup solitaire à la recherche d'une compagne rencontre beaucoup de difficultés pour manger. Alors, il se nourrit de petites proies (rongeurs, oiseaux, oeufs, fruits).

Les loups construisent des tanières en creusant le sol. Ces trous peuvent se prolonger en courtes galeries. La tanière ne sert pas au repos du loup mais à la mise bas qui a lieu au printemps (généralement en mai) après 2 mois de gestation. Seule la compagne du mâle alpha, la femelle dominante, a le droit de se reproduire dans la meute, les autres étant inhibés par la seule présence de la première. Elle met bas 4 à 6 louveteaux aveugles et inaptes qui grandiront dans la meute et pourront la quitter pour aller constituer un nouveau couple à l'origine d'une nouvelle meute.

Le loup creuse sa tanière dans la terre, sous des broussailles ou des rochers. Elle est toujours située près d'un point d'eau. Cette tanière n'est pas pour le mâle car il n'y dort jamais. Il la construit pour la louve et les louveteaux pour les protéger et leur fournir un abri.
Le territoire d'une meute s'étend entre 80 et 240 km². Cette étendue comporte d'énormes différences entre les différentes régions du monde. En France, par exemple, il est prouvé maintenant qu'une meute circule sur un territoire de 200 km². C'est probablement la densité la plus forte au monde.
Pour délimiter leur domaine, le loup d'Alberta laisse des marques odorantes fraîches, délimitant en urinant et en laissant des fèces, et signale également sa présence aux autres loups par des hurlements.

Le mélanisme dans les populations de loup est assez rare mais ce phénomène peut apparaître dans toutes les zones de l'hémisphère nord, y compris en Europe occidentale comme ce fut le cas récemment dans le parc national des Abruzzes, en Italie.
Les loups que l'on rencontre dans les forêts de conifères du nord canadien sont en général noirs en partie ou soit intégralement.

Autrefois très répandus sur tous les continents de l’hémisphère nord, les loups ont atteint leur effectif minimum dans les années 1950. La crainte et le mépris du loup sont encore de nos jours exacerbés dans les régions où celui-ci est revenu après avoir été longtemps absent. Lorsque l’économie d’un pays ne tient qu’à l’élevage d’animaux de pâturage, le loup est perçu comme un élément nuisible à éradiquer.
Le rôle écologique du loup est principalement le contrôle de la surpopulation du gibier mais il est également utile pour l'élimination de cadavres et détritus.
En Europe, le loup est protégé par la Convention de Berne (1979), et par la Directive Habitat (sites Natura 2000). De retour en France depuis 1992, le loup y est protégé par un arrêté ministériel depuis 1993.

Cette variété de loup englobe d'anciennes sous-espèces telles que :
Loup de Mackenzie - Canis lupus mackenzii
Canis lupus columbianus
Canis lupus alces
Canis lupus griseoalbus
L'espèce n'est pas protégée. Elle est même chassée pour sa fourrure sauf sur 2% du territoire canadien. La population de loups d'Alberta est estimée à environ 50 000 individus.

Nom commun | Loup d'Alberta |
English name | Canadian timber wolf |
Règne | |
Embranchement | |
Sous-embranchement | |
Classe | |
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Famille | |
Genre | |
Espèce | |
Nom binominal | |
Décrit par | John Richardson |
Date | 1829 |

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