Hyène brune (Parahyaena brunnea)
La hyène brune (Parahyaena brunnea) est un mammifère carnivore appartenant à la famille des Hyaenidae, principalement présent dans les régions arides et semi-arides d’Afrique australe. Moins connue que la hyène tachetée, elle se distingue par son apparence hirsute et son comportement discret. Cette espèce est particulièrement adaptée aux environnements désertiques tels que le désert du Kalahari et les zones côtières de Namibie. Opportuniste et charognarde, elle joue un rôle écologique essentiel dans le recyclage des carcasses. Malgré son apparente robustesse, la hyène brune reste vulnérable aux pressions humaines, notamment la destruction de son habitat et les conflits avec les éleveurs. Son mode de vie nocturne et sa structure sociale complexe en font un animal fascinant, mais encore relativement peu étudié en comparaison d’autres carnivores africains.
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CC-BY-NC-ND (Certains droits réservés)La hyène brune présente une morphologie caractéristique qui la distingue nettement des autres espèces de hyènes. Elle possède un corps robuste mesurant entre 110 et 140 centimètres de long, auquel s’ajoute une queue touffue pouvant atteindre 30 centimètres. Son poids varie généralement entre 35 et 50 kilogrammes, les mâles et les femelles étant relativement similaires en taille, bien que les mâles puissent être légèrement plus massifs. Son pelage brun foncé à noir est long, hirsute et particulièrement développé au niveau du cou et des épaules, formant une sorte de crinière qui peut se hérisser en cas de menace.
Les membres antérieurs sont plus longs que les postérieurs, conférant à l’animal une silhouette inclinée vers l’arrière, typique des hyènes. Cette structure favorise une endurance remarquable, adaptée aux longues distances parcourues à la recherche de nourriture. Le crâne est massif, doté de mâchoires puissantes capables de broyer des os, une adaptation essentielle à son régime charognard. Les dents carnassières sont bien développées, et la pression exercée par la mâchoire figure parmi les plus fortes chez les carnivores terrestres.
Les oreilles, larges et pointues, jouent un rôle important dans la détection des sons à longue distance, notamment ceux produits par d’autres animaux. Les yeux, adaptés à la vision nocturne, permettent une activité efficace dans l’obscurité. Enfin, les glandes anales produisent une sécrétion odorante utilisée pour le marquage territorial, un élément clé de sa communication sociale.
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CC-BY-NC (Certains droits réservés)La hyène brune est un animal dont la présence est strictement limitée à l'Afrique australe. Son territoire principal englobe l'Afrique du Sud, le Botswana et la Namibie, avec quelques incursions dans le sud de l'Angola et du Zimbabwe. Au Botswana, la conservation de l'espèce repose sur un noyau central, puisque près de 90 % des individus se concentrent dans la zone protégée du sud du pays.
Historiquement, l'aire de répartition de ce prédateur a subi un recul marqué. Depuis la fin du XVIIIe siècle, l'espèce a disparu de certaines régions emblématiques, notamment autour de la baie de la Table à l'extrême sud-ouest du continent. Toutefois, des études récentes nuancent ce déclin en révélant une certaine dynamique d'expansion ou, du moins, une présence plus importante que prévu dans certaines zones. Par exemple, des individus erratiques ont été signalés récemment dans la province du Cap-Occidental, provenant probablement du Petit Karoo. De même, des recherches menées dans le nord de l'Afrique du Sud et au Botswana indiquent que l'espèce occupe des territoires plus vastes que ce que les anciennes estimations laissaient supposer.
La gestion humaine joue un rôle crucial dans cette répartition. Des programmes de réintroduction réussis, comme celui de la réserve de Shamwari, ont permis à la hyène brune de recoloniser la province du Cap-Oriental. Au Zimbabwe, on observe également une progression vers le nord et l'est. Cependant, cette résilience est inégale : si l'espèce semble s'étendre ailleurs, elle demeure absente du sud-est de la Namibie et de la bande de Caprivi. De plus, la densité de population reste préoccupante dans les zones agricoles, où elle est dix fois inférieure à celle mesurée dans les parcs protégés. Enfin, il est important de noter que certaines données anciennes, notamment celles suggérant sa présence au Malawi, sont désormais considérées comme erronées par les spécialistes.
La hyène brune évolue principalement au sein d'environnements arides et semi-désertiques. On la retrouve aussi bien sur des littoraux recevant moins de 100 mm de pluie par an que dans des savanes boisées plus clémentes, où les précipitations peuvent atteindre 700 mm. Cette grande capacité d'adaptation lui permet même de subsister à la lisière des zones urbaines. Animal essentiellement nocturne, elle ne dépend pas de l'accès direct à l'eau pour survivre, mais nécessite impérativement un refuge pour supporter la chaleur diurne. Elle privilégie ainsi les reliefs rocheux et les secteurs montagneux denses en végétation, comme le bushveld sud-africain, qui lui offrent des abris naturels pour son repos quotidien.
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CC-BY-NC-SA (Certains droits réservés)La hyène brune est avant tout un charognard opportuniste, dont le régime alimentaire repose principalement sur les carcasses laissées par d’autres prédateurs. Dans les environnements désertiques où elle évolue, la disponibilité des proies vivantes est souvent limitée, ce qui renforce son rôle d’éboueur écologique. Elle peut parcourir des dizaines de kilomètres en une seule nuit pour localiser une source de nourriture, utilisant son odorat extrêmement développé pour détecter les carcasses à grande distance. Bien que majoritairement nécrophage, elle n’est pas exclusivement dépendante des restes d’animaux morts. Elle peut également capturer de petites proies vivantes telles que des rongeurs, des oiseaux ou des reptiles. Dans certaines régions, elle consomme également des insectes, notamment des termites, ainsi que des fruits et des matières végétales, ce qui témoigne d’une certaine omnivorie opportuniste.
Sur les côtes de Namibie, la hyène brune exploite des ressources uniques, comme les restes de phoques morts ou des poissons échoués, démontrant une grande capacité d’adaptation alimentaire. Elle peut également stocker de la nourriture en enterrant des morceaux de carcasses pour une consommation ultérieure, un comportement relativement rare chez les hyènes. Enfin, elle entre parfois en compétition avec d’autres carnivores, notamment les lions du Sud et les hyènes tachetées, bien qu’elle évite généralement les confrontations directes. Sa stratégie repose davantage sur la discrétion et la persévérance que sur la force brute.
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CC-BY (Certains droits réservés)La reproduction chez la hyène brune est étroitement liée à sa structure sociale, qui s’organise en clans composés de plusieurs individus, souvent apparentés. Contrairement à la hyène tachetée, les hiérarchies sociales y sont moins rigides, bien que certaines dominances existent. Les femelles peuvent s’accoupler avec des mâles du clan ou des individus extérieurs, ce qui favorise la diversité génétique.
La gestation dure environ 90 à 100 jours, à l’issue desquels la femelle donne naissance à une portée de un à cinq petits, bien que deux ou trois soient plus fréquents. Les naissances ont lieu dans des tanières, souvent situées dans des zones isolées ou difficiles d’accès, comme des terriers abandonnés ou des formations rocheuses. Les petits naissent aveugles et dépendent entièrement de leur mère durant les premières semaines.
Un aspect notable de cette espèce est la coopération au sein du clan pour l’élevage des jeunes. Plusieurs adultes peuvent apporter de la nourriture aux petits, y compris des mâles, ce qui augmente leurs chances de survie dans un environnement hostile. Le sevrage intervient vers l’âge de 12 à 14 mois, mais les jeunes peuvent rester avec le clan pendant plusieurs années. La maturité sexuelle est atteinte vers deux à trois ans. Le taux de reproduction relativement faible et les conditions environnementales difficiles rendent la croissance des populations lente, ce qui contribue à la vulnérabilité de l’espèce face aux menaces extérieures.
La longévité de la hyène brune varie considérablement selon son environnement, reflétant les défis imposés par la vie sauvage par rapport à la sécurité de la captivité. En milieu naturel, l'espérance de vie moyenne se situe généralement entre 10 et 12 ans. Les conditions rudes des zones arides, la compétition avec d'autres grands prédateurs et les conflits avec les éleveurs limitent souvent leur survie au-delà de cette période. En captivité, dans un environnement contrôlé avec un accès régulier à la nourriture et aux soins vétérinaires, elle peut atteindre 15 ans, certains records faisant état d'individus ayant vécu jusqu'à 20 ans.
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CC-BY (Certains droits réservés)Le comportement de la hyène brune est un mélange subtil de solitude tactique et de vie sociale organisée. Bien qu'elle passe la majeure partie de ses nuits à chercher de la nourriture seule, elle appartient à un clan hiérarchisé pouvant compter jusqu'à une douzaine d'individus partageant un territoire commun. Les interactions sociales sont régies par des rituels de soumission et de dominance, impliquant souvent des postures corporelles et des vocalisations, bien que ces dernières soient beaucoup moins bruyantes que les "rires" de la hyène tachetée. Les membres du clan se retrouvent régulièrement au terrier communal ou autour de grandes carcasses, renforçant les liens sociaux par le toilettage mutuel. Le marquage territorial est une activité primordiale qui mobilise une grande partie du temps de l'animal, utilisant des glandes anales pour produire deux types de sécrétions : une pâte blanche grasse et une pâte noire, déposées sur des tiges de graminées.
Ce marquage chimique constitue un véritable journal de bord olfactif informant les autres hyènes de l'identité, du sexe et du temps écoulé depuis le passage de l'individu. La hyène brune est essentiellement nocturne, commençant ses activités au crépuscule pour éviter la chaleur accablante de la journée qu'elle passe à dormir dans des terriers profonds ou sous l'ombre rare des buissons denses. Son intelligence se manifeste dans sa capacité à mémoriser des sources de nourriture saisonnières et à naviguer avec précision dans des paysages désertiques monotones. Elle fait preuve d'une grande prudence envers l'homme et les autres grands prédateurs, préférant la fuite ou l'évitement à la confrontation directe. Malgré son image de solitaire, la loyauté envers le clan est forte, et les individus collaborent activement pour défendre le territoire contre les clans rivaux lors de patrouilles frontalières.
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CC-BY-NC (Certains droits réservés)La hyène brune occupe une position intermédiaire dans la hiérarchie des carnivores africains, ce qui l'expose à une pression de prédation significative de la part de prédateurs plus imposants. Le lion est sans conteste son ennemi naturel le plus redoutable. Les lions tuent souvent les hyènes brunes non pas pour se nourrir, mais pour éliminer une concurrence potentielle sur les carcasses. Une rencontre entre ces deux espèces se solde presque toujours par la fuite de la hyène, car elle n'a aucune chance dans un combat direct contre un grand félin. Les hyènes tachetées représentent également une menace sérieuse. Plus agressives et vivant en groupes plus structurés, elles n'hésitent pas à attaquer leurs cousines brunes pour leur voler de la nourriture ou pour les chasser des zones de nourrissage riches, créant une ségrégation spatiale où les hyènes brunes sont repoussées vers les zones les plus arides.
Le léopard peut également s'attaquer aux hyènes brunes, particulièrement aux individus jeunes ou affaiblis, bien que les adultes soient capables de tenir tête à un léopard solitaire si la fuite est impossible. Les lycaons, lors de leurs chasses en meute, peuvent harceler et tuer une hyène brune isolée. Cependant, la menace la plus insidieuse provient de l'activité humaine.
Crédit photo: Alex Kantorovich - Zooinstitutes
Au-delà des frontières des réserves naturelles, la hyène brune se retrouve fréquemment au coeur de tensions avec les activités humaines. Ce carnivore est régulièrement la cible de campagnes d'élimination ou de régulation des prédateurs, subissant des abattages directs, des empoisonnements ou des piégeages systématiques. Il arrive également que l'espèce soit victime collatérale de dispositifs de contrôle non sélectifs destinés à d'autres animaux. En complément de ces menaces, certaines parties de son anatomie sont recherchées pour la pharmacopée traditionnelle, tandis que le braconnage au collet et l'usage de substances toxiques constituent des causes de mortalité fréquentes. À ce jour, l'élimination physique reste la réponse privilégiée pour arbitrer les différends entre l'animal et les exploitants ruraux.
L'image de la hyène brune souffre d'une perception erronée : elle est souvent étiquetée comme un danger pour le cheptel, une opinion partagée par plus de 72 % des éleveurs namibiens qui lui imputent des pertes matérielles. Pourtant, les données scientifiques démontrent que ses attaques sur le bétail sont exceptionnelles. En Afrique du Sud, notamment dans la province du Nord-Ouest, si 40 % des agriculteurs la classent parmi les nuisibles, seule une minorité de 6 % reconnaît avoir eu recours à l'abattage sur ses terres. Néanmoins, cette pression constante a déjà provoqué des extinctions locales, particulièrement dans le sud-est de la Namibie, où la multiplication des confrontations menace gravement la pérennité des populations régionales.
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All rights reserved (Tous droits réservés)La hyène brune est considérée comme une espèce moyennement menacée. Elle est inscrite dans la catégorie "Quasi menacé" (NT) sur la Liste rouge de l'IUCN, et l'US Fish and Wildlife Service l'a classé comme en danger depuis 1970.
La hyène brune bénéficie d'une présence solide au sein de plusieurs sanctuaires majeurs d'Afrique australe, tels que les parcs protégés d'Etosha et du Namib-Naukluft en Namibie, le parc transfrontalier du Kgalagadi (partagé avec le Botswana) ou encore la réserve du Kalahari central. Ces zones protégées constituent des bastions essentiels pour la survie de l'espèce à long terme.
Toutefois, la survie de ce carnivore ne dépend pas uniquement des réserves officielles. Des recherches récentes, notamment au Botswana, révèlent qu'une fraction considérable de la population mondiale réside sur des terres non protégées. L'espèce fait preuve d'une tolérance remarquable face aux modifications anthropiques de son environnement, s'adaptant aussi bien aux zones d'élevage bovin qu'aux domaines de chasse privés. En Namibie, plus de la moitié des éleveurs confirment d'ailleurs la présence de l'animal sur leurs terres.
Le principal enjeu de conservation réside désormais dans la coexistence avec le monde agricole. Bien que la hyène brune soit souvent perçue comme une menace, elle ne présente en réalité qu'un risque dérisoire pour le bétail. Renforcer la sensibilisation des communautés rurales sur sa nature de charognard inoffensif est donc primordial pour garantir son maintien en dehors des parcs nationaux.
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CC-BY-SA (Certains droits réservés)L'histoire taxonomique de la hyène brune débute officiellement au début du XIXe siècle avec les travaux du naturaliste suédois Carl Peter Thunberg. En 1820, ce dernier publie la première description scientifique de l'animal, s'appuyant sur des spécimens observés dans la région du Cap en Afrique du Sud. À cette époque, l'animal est initialement intégré au genre Hyaena, aux côtés de la hyène rayée, en raison de leurs similitudes morphologiques évidentes comme le pelage hirsute et la stature voûtée. Pendant plus d'un siècle, cette classification reste la norme dans la littérature zoologique, les chercheurs considérant que les deux espèces partageaient un ancêtre commun très proche. Cependant, avec l'avancement des méthodes d'analyse morphologique comparée et, plus tard, l'émergence de la phylogénie moléculaire, cette position a été remise en question par les spécialistes de la faune africaine.
L'étude approfondie de la structure cranio-dentaire et des preuves fossiles a révélé des divergences significatives qui justifiaient une distinction plus nette. Le registre fossile indique que la lignée menant à la hyène brune s'est séparée des autres hyénidés il y a plusieurs millions d'années, évoluant de manière isolée dans les biomes arides du sud de l'Afrique. Des espèces éteintes, telles que Parahyaena howelli, ont permis de tracer cette évolution distincte, montrant une adaptation progressive au charognage spécialisé dans des environnements pauvres en ressources. C'est sur la base de ces découvertes que le genre Parahyaena a été réhabilité pour isoler l'espèce de ses parentes directes. Ce changement reflète une compréhension plus précise de la biodiversité des hyénidés, soulignant que la hyène brune n'est pas simplement une variante australe de la hyène rayée, mais une branche évolutive unique et ancienne.
La question des sous-espèces chez la hyène brune fait l'objet de discussions au sein de la communauté mammalogique, bien que la tendance actuelle privilégie une classification monotypique. Cela signifie qu'à ce jour, aucune sous-espèce n'est formellement reconnue comme distincte de manière significative sur le plan biologique ou génétique. Cette absence de subdivision s'explique en grande partie par la nature nomade de l'espèce et sa capacité à parcourir des distances considérables à travers l'Afrique australe. Les échanges génétiques entre les populations du désert du Namib, du Kalahari et des régions plus herbeuses d'Afrique du Sud semblent avoir été suffisants au fil des millénaires pour maintenir une homogénéité relative au sein de l'espèce. Les variations observées, comme des nuances dans la couleur du pelage ou de légères différences de taille, sont généralement attribuées à des adaptations environnementales locales plutôt qu'à une divergence évolutive.
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CC-BY-NC (Certains droits réservés)| Nom commun | Hyène brune |
| English name | Brown hyena |
| Español nombre | Hiena parda |
| Règne | Animalia |
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embranchement | Vertebrata |
| Super-classe | Tetrapoda |
| Classe | Mammalia |
| Sous-classe | Theria |
| Infra-classe | Eutheria |
| Ordre | Carnivora |
| Sous-ordre | Feliformia |
| Famille | Hyaenidae |
| Genre | Parahyaena |
| Nom binominal | Parahyaena brunnea |
| Décrit par | Carl Peter Thunberg |
| Date | 1820 |
Satut IUCN | ![]() |
* Liens internes
Liste Rouge IUCN des espèces menacées
Mammal Species of the World (MSW)
Système d'information taxonomique intégré (ITIS)
* Liens externes
Dictionnaire des Sciences Animales
Global Biodiversity Information Facility (GBIF)
* Bibliographie
Thunberg, C. P. (1820). "Beskrifning på en ny art hyæna, Hyaena brunnea", Kongliga Vetenskaps-Academiens Handlingar.
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