Sanglier des Philippines (Sus philippensis)
Le sanglier des Philippines (Sus philippensis) est un mammifère artiodactyle appartenant à la famille des Suidae et au genre Sus endémique de l'archipel philippin. Espèce insulaire dont la répartition originelle couvrait la majeure partie de l'archipel philippin, il est aujourd'hui confiné aux massifs forestiers les plus isolés, sous la pression conjuguée de la déforestation, de la chasse excessive et de l'hybridation avec le porc domestique. Classé "Vulnérable" sur la Liste rouge de l'IUCN depuis 2017, ce taxon singulier illustre la fragilité des faunes endémiques insulaires face aux perturbations anthropiques.
Crédit photo: Alex Kantorovich - Zooinstitutes
Le sanglier des Philippines est un animal de taille intermédiaire au sein des suidés sauvages philippins : plus grand que le sanglier des Visayas (Sus cebifrons) mais plus petit que le sanglier de Palawan (Sus ahoenobarbus). La longueur totale tête-corps avoisine 125 cm pour une hauteur au garrot d'environ 63 cm. Le poids des adultes varie sensiblement selon le sexe et la sous-espèce, oscillant généralement entre 50 et 90 kg. La queue, relativement courte, mesure autour de 12 cm. La fourrure est composée de soies raides et clairsemées, de couleur noire à brun foncé, avec des variations individuelles. Certains individus présentent une teinte plus roussâtre, notamment sur les flancs et la face.
L'un des traits les plus distinctifs de l'espèce est la présence de verrues faciales prononcées chez les mâles adultes. Ces proéminences cutanées sont au nombre de deux paires. Une paire de verrues préorbitaires, situées devant les yeux, et une paire jugale, à hauteur de la mâchoire inférieure. Chez la femelle, ces verrues sont nettement moins développées, voire quasi absentes, illustrant un fort dimorphisme sexuel. Par ailleurs, les mâles présentent des défenses (canines supérieures) bien développées, courbées vers le haut, qui peuvent servir à la fois aux combats intraspécifiques et à la fouille du substrat. Les crânes des mâles sont en outre significativement plus longs et plus larges que ceux des femelles.
Un autre caractère morphologique saillant est la présence d'une crête de poils sombres sur la nuque et le dos, particulièrement développée chez les mâles matures, qui peut se dresser lors d'états d'alerte ou de confrontation. Cette crête, ainsi que des touffes de poils aux commissures de la mâchoire inférieure, varient en couleur et en orientation selon les sous-espèces. Sus philippensis philippensis possède une touffe de couronne grisâtre dirigée vers l'avant, recouvrant parfois le museau, tandis que Sus philippensis mindanensis présente une crête majoritairement noire, une touffe de couronne blanchâtre et des verrues moins proéminentes.
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Le sanglier des Philippines est une espèce endémique aux Philippines, dont la répartition historique englobait la quasi-totalité de l'archipel, à l'exception notable des régions de Palawan (occupées par le sanglier géant de Palawan), de Mindoro (où il est remplacé par le sanglier de Mindoro) et du bloc Negros-Panay (remplacé par le sanglier des Visayas). Son aire d'origine couvrait ainsi les grandes îles de Luçon, Samar, Leyte, Mindanao, ainsi que de nombreuses îles satellites telles que Biliran, Polillo, Catanduanes, Marinduque et probablement Jolo et d'autres îles de l'archipel de Sulu. Une présence a également été documentée dans les régions montagneuses isolées, confirmant la capacité de l'espèce à coloniser une grande diversité de milieux insulaires. En avril 2022, une équipe du Département de l'Environnement et des Ressources Naturelles (DENR) des Philippines a documenté la présence de l'espèce sur le mont Apo, le plus haut sommet du pays.
Historiquement, l'espèce occupait une gamme remarquablement large d'habitats, du niveau de la mer jusqu'à des altitudes d'au moins 2 800 mètres : forêts primaires et secondaires de plaine, forêts de dipterocarpacées, prairies ouvertes, écotones agricoles et zones marécageuses. Sa plasticité écologique était donc considérable. Cependant, sous l'effet de la dégradation et de la fragmentation des forêts, le sanglier des Philippines est aujourd'hui largement cantonné aux massifs forestiers montagnards les plus isolés et les moins accessibles. Des signalements récents font état de populations dans des forêts de montagnes et subalpines entre 925 et 2 150 m d'altitude dans le parc national de Balbalasang (province de Kalinga, Luçon), ainsi que dans les forêts montagnardes et moussues entre 1 800 et 2 000 m d'altitude dans la chaîne du Kitanglad (Mindanao).
Des modèles de distribution spatiale réalisés à partir de pièges photographiques sur le mont Banahaw de Tayabas (Luçon) indiquent une forte préférence de l'espèce pour les forêts secondaires à canopée ouverte, entre 600 et 800 m d'altitude, à proximité de cours d'eau et de zones arborées présentant des essences fruitières. Les analyses de modélisation suggèrent également que la présence de la végétation avec émergents de faible hauteur et des arbres à faible diamètre basal favorise l'utilisation de ces espaces. La présence de points d'eau est un facteur déterminant dans la sélection de l'habitat, l'espèce fréquentant régulièrement les abords des ruisseaux et rivières pour se désaltérer et se vautrer. Les populations résiduelles sont aujourd'hui fragmentées et isolées, réduites à des noyaux correspondant principalement aux zones protégées et aux domaines ancestraux autochtones les moins perturbés.
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CC-BY-NC-SA (Certains droits réservés)Le sanglier des Philippines est un omnivore opportuniste dont le régime varie selon la disponibilité saisonnière des ressources. Les racines, tubercules et rhizomes constituent une part importante de son alimentation et sont extraits grâce au fouissage, qui laisse dans le sol forestier des traces caractéristiques. L'animal consomme également des fruits tombés, notamment ceux de certains palmiers et figuiers, ainsi que des feuilles, jeunes pousses et graminées. Les fruits peuvent représenter une ressource énergétique importante durant les périodes de fructification. La composante animale complète ce régime essentiellement végétal. Le sanglier des Philippines consomme différents invertébrés, notamment des vers de terre, des insectes et leurs larves, ainsi que de petits crustacés terrestres. Il peut également capturer occasionnellement de petits vertébrés. Cette grande souplesse alimentaire lui permet de s'adapter aux variations saisonnières des ressources dans les milieux insulaires. L'espèce fréquente aussi les cultures situées à proximité des forêts, où elle recherche le taro, le manioc, l'igname, la patate douce et les jeunes cocotiers. Ces incursions peuvent provoquer des dégâts importants et alimenter les conflits avec les populations rurales, favorisant ainsi sa persécution.
La reproduction du sanglier des Philippines reste imparfaitement connue en raison du faible nombre d'observations réalisées dans la nature. Les données disponibles suggèrent une reproduction possible tout au long de l'année, avec une activité susceptible d'augmenter lorsque les ressources alimentaires sont abondantes. La gestation serait d'environ quatre mois, autour de 116 jours, tandis que la taille des portées demeure variable et mal documentée. Les nouveau-nés possèdent une livrée rayée caractéristique des jeunes suidés, qui disparaît progressivement au cours de leur croissance. La femelle assure les principaux soins parentaux et aménage un nid de végétation avant la mise bas.
Le sanglier des Philippines est une espèce discrète, difficile à observer directement. Les connaissances comportementales reposent principalement sur les pièges photographiques, les indices de présence et les observations de chasseurs. Son activité peut être diurne ou nocturne, mais elle tend à devenir davantage crépusculaire et nocturne dans les secteurs soumis à une forte présence humaine. L'espèce vit généralement seule, en couple ou en petits groupes familiaux réunissant une femelle, ses jeunes et parfois un mâle adulte. Les mâles peuvent adopter un mode de vie plus solitaire. Le fouissage constitue une activité essentielle, permettant de rechercher les ressources souterraines. Le sanglier utilise également les mares de boue pour se rafraîchir et se protéger des parasites et des insectes. Les mâles frottent leurs défenses contre les troncs, laissant des marques susceptibles de participer à la communication sociale ou reproductive. Empreintes, zones de fouissage, bauges et nids de végétation constituent ainsi des indices précieux pour suivre sa présence.
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En tant que membre de taille intermédiaire de la faune mammalienne philippine, le sanglier des Philippines est exposé à plusieurs prédateurs naturels, bien que les données quantitatives restent très parcellaires pour cette espèce. Les grandes espèces de reptiles constituent les prédateurs les plus significatifs du sanglier des Philippines, en particulier le crocodile des Philippines (Crocodylus mindorensis) dans les zones humides et ripicoles, et le crocodile marin (Crocodylus porosus) dans les zones côtières et estuariennes des grandes îles. Ces reptiles, essentiellement nocturnes dans leur activité de chasse, représentent une menace réelle pour les individus qui s'abreuvent ou se vautrent à la tombée de la nuit ou à l'aube dans les zones inondables adjacentes aux forêts.
Les grands pythons représentent également des prédateurs potentiels, notamment le python réticulé (Malayopython reticulatus), présent dans les forêts de plaine de l'archipel philippin et dont la taille corporelle lui permet de capturer des proies de la taille d'un suidé adulte ou subadulte. Les jeunes marcassins sont particulièrement vulnérables, en raison de leur petite taille et de leur inexpérience. L'aigle des Philippines (Pithecophaga jefferyi), le plus grand rapace de l'archipel et lui-même espèce en danger critique d'extinction, est susceptible de s'attaquer à des jeunes sangliers, bien que ses proies principales soient les singes et les reptiles arboricoles. Dans les zones dégradées et à proximité des habitations, des chiens errants peuvent également exercer une pression prédatrice sur les jeunes et les individus affaiblis.
Il est important de noter que la capacité prédatrice naturelle au niveau des populations du sanglier des Philippines est aujourd'hui considérablement réduite par rapport à la situation historique, en raison de l'effondrement des populations de grands prédateurs dans l'archipel, eux-mêmes victimes de la déforestation et de la chasse. La pression prédatrice humaine directe est de loin la principale source de mortalité pour l'espèce, éclipsant l'ensemble des ennemis naturels.
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Les menaces qui pèsent sur le sanglier des Philippines sont multiples, cumulatives et souvent synergiques. La perte et la dégradation de l'habitat constituent la menace structurelle la plus fondamentale. Les forêts tropicales des Philippines ont subi un déboisement massif tout au long du XXe siècle. Les estimations suggèrent que plus de 50 % du couvert forestier originel a disparu depuis le milieu du siècle dernier, sous l'effet conjugué de l'exploitation forestière industrielle et illégale, de l'expansion agricole (cultures sur brûlis, plantations industrielles de palmiers à huile et de bananiers), de l'exploitation minière et de l'urbanisation. La fragmentation de l'habitat qui en résulte isole les populations résiduelles de sangliers en îlots forestiers de plus en plus petits, réduisant la viabilité génétique à long terme et rendant les individus plus vulnérables à la chasse.
La chasse, à la fois pour la subsistance et pour la vente de viande de brousse sur les marchés locaux, représente la deuxième grande menace pour l'espèce. Les méthodes utilisées comprennent le fusil, le piège à lacet (lit-ag), les traquenards à déclencheur et la chasse avec des chiens. Dans de nombreuses communautés autochtones, la chasse au sanglier est une pratique traditionnelle profondément enracinée dans les modes de vie, ce qui complexifie la mise en place de mesures de protection. La saisonnalité de la chasse, plus intense pendant la saison sèche, qui correspond aux périodes de forte fructification et donc d'activité maximale des sangliers) accroît la pression à des moments clés pour la dynamique des populations.
La contamination génétique par hybridation avec le porc domestique, introduit dans l'archipel depuis des siècles, constitue une menace irréversible et particulièrement préoccupante. Le contact croissant entre le sanglier des Philippines et les porcs domestiques élevés en liberté ou semi-liberté dans les villages de lisière forestière favorise les croisements interspécifiques. Les hybrides ainsi produits peuvent à leur tour se reproduire avec des individus purs des deux espèces parentes, diluant progressivement le patrimoine génétique des populations sauvages. Enfin, depuis 2019, la Peste Porcine Africaine (PPA) représente une menace sanitaire émergente d'une exceptionnelle gravité. Ce virus, hautement létal chez les porcins domestiques et sauvages, a été associé à des mortalités de masse suspectées chez le sanglier des Philippine dans la région de Tagum City (Mindanao), menaçant d'anéantir en peu de temps des populations déjà fragilisées.
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Sur le plan juridique international, le sanglier des Philippines est classé "Vulnérable" (VU) sur la Liste rouge de l'IUCN (évaluation de 2017), le critère retenu étant un déclin de la population totale estimé à plus de 30 % sur une période de trois générations (estimée à environ 21 ans), inféré à partir de la disparition avérée de plusieurs populations régionales et de l'intensité des pressions exercées par la surexploitation cynégétique, la perte d'habitat et l'hybridation. L'espèce n'est pas inscrite aux annexes de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction), ce qui laisse le commerce transfrontalier de spécimens ou de produits dérivés non encadré au niveau international.
Au niveau national, les Philippines disposent d'un cadre législatif relativement étoffé pour la protection de la faune sauvage. La loi République Act 9147 (Wildlife Resources Conservation and Protection Act, promulguée en 2001) confère au Département de l'Environnement et des Ressources Naturelles (DENR) la compétence exclusive sur toutes les espèces de faune terrestre, et interdit explicitement la chasse, la capture, la détention et le commerce des espèces protégées. Le système national de zones protégées (NIPAS, Republic Act 7586) couvre plusieurs massifs forestiers correspondant à l'habitat résiduel du sanglier des Philippines, notamment le Parc national de Balbalasang-Balbalan (Luçon), la Sierra Madre, et divers refuges fauniques à Mindanao.
Sur le terrain, les efforts de conservation reposent en grande partie sur l'engagement des communautés autochtones, dont les domaines ancestraux couvrent souvent les massifs forestiers les mieux préservés. Des approches de conservation communautaire, telles que celle documentée dans le domaine ancestral des Obu Manuvu (Davao City, Mindanao), combinent des interdictions de chasse internes, la surveillance participative et des initiatives de restauration forestière. Ces approches s'avèrent plus efficaces que les mesures centralisées lorsque les communautés locales y adhèrent pleinement. La surveillance des populations sauvages par pièges photographiques et l'évaluation régulière de l'abondance relative constituent également des outils essentiels pour adapter les stratégies de conservation. Face à la menace de la Peste Porcine Africaine, une approche transdisciplinaire associant virologues, écologues et gestionnaires de la faune est préconisée pour surveiller et circonscrire la propagation du virus dans les populations sauvages.
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CC-BY-SA (Certains droits réservés)L'histoire taxonomique du sanglier des Philippines est particulièrement complexe et illustre les difficultés inhérentes à la systématique des suidés asiatiques insulaires, dont les affinités phylogénétiques sont difficiles à démêler à partir des seuls caractères morphologiques. L'espèce a été décrite pour la première fois par le zoologiste allemand Alfred Nehring en 1886, à partir de spécimens collectés sur l'île de Luçon, aux Philippines. La publication originale parut dans les Sitzungsberichte der Gesellschaft Naturforschender Freunde zu Berlin (Sber. Ges. Naturf. Fr., Berlin, vol. 1886, p. 83), sous le nom de Sus philippensis. Nehring fondait sa description sur des caractéristiques crânio-dentaires et morphologiques distinctives, notamment la configuration des verrues faciales et la morphologie des défenses.
Cependant, dès la fin du XIXe siècle et pendant la majeure partie du XXe siècle, le statut taxonomique de cet animal demeura incertain. Différents auteurs l'assimilèrent à des taxons voisins. Certains le considérèrent comme une sous-espèce du sanglier des Célèbes (Sus celebensis), en raison de similitudes morphologiques dans la configuration des verrues et de la structure crânienne. D'autres l'alliaient au sanglier à moustaches (Sus barbatus) de Bornéo, soulignant des ressemblances dans la morphologie générale et la répartition géographique régionale, considérant alors le taxon philippin comme Sus barbatus philippensis. Cette affiliation au sanglier à moustaches était notamment soutenue par des arguments biogéographiques liés aux connexions terrestres historiques entre les îles de l'Asie du Sud-Est.
C'est le zoologiste britannique Colin Groves qui contribua de manière décisive à la clarification du statut de l'espèce. En 1993, Groves et Grubb établirent formellement la distinction de Sus philippensis comme espèce à part entière, distincte du sanglier à moustaches, sur la base d'analyses morphométriques crânio-dentaires détaillées. La reconnaissance officielle de l'espèce comme taxon valide indépendant fut consolidée en 1991 selon certaines sources, ou confirmée de manière plus large à partir de 1993. Groves révisa plus tard le groupe philippin en 1997, produisant une révision taxonomique fondée sur l'examen de séries de crânes et de peaux dans les collections muséales, ce qui conduisit à l'établissement de plusieurs sous-espèces et à l'identification du sanglier de Mindoro (Sus oliveri) comme taxon distinct.
Initialement, trois sous-espèces furent proposées pour Sus philippensis :
- Sus philippensis philippensis : Présente sur l’île de Luçon et des îles associées, cette sous-espèce est la mieux documentée. Elle occupe principalement les forêts de basse altitude.
- Sus philippensis mindanensis : de Mindanao et des îles environnantes (Samar, Leyte, Biliran, Bohol, Camiguin, Basilan).
- Sus philippensis oliveri : endémique de l'île de Mindoro. Cette dernière sous-espèce fut ultérieurement élevée au rang d'espèce à part entière (Sus oliveri Groves, 1997), sur la base de sa distinctivité morphologique, notamment de la taille réduite des individus de Mindoro et de caractères crâniens différentiels, fondée sur l'examen de quatre crânes et d'une peau.
Les études moléculaires récentes ont apporté un nouvel éclairage sur les relations phylogénétiques au sein du groupe. Les analyses d'ADN mitochondrial (mtDNA) ont notamment suggéré que les deux sous-espèces actuellement reconnues (Sus philippensis philippensis et Sus philippensis philippensis) présentent une divergence génétique suffisante pour justifier une élévation au rang d'espèces distinctes. Toutefois, cette proposition n'a pas encore été formellement entérinée par la communauté systématique.
Par ailleurs, une forme apparentée mais non encore décrite formellement a été signalée dans l'archipel de Sulu (îles de Tawi-Tawi), susceptible de représenter un taxon distinct ou une espèce sœur non encore nommée. L'espèce se distingue également par son caryotype singulier (2n = 36), différent de celui de tous les autres suidés connus, ce qui souligne son isolement évolutif au sein du genre Sus.
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CC-BY-SA (Certains droits réservés)| Nom commun | Sanglier des Philippines |
| Autre nom | Sanglier verruqueux des Philippines |
| English name | Philippine Warty Pig |
| Español nombre | Jabalí filipino |
| Règne | Animalia |
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embranchement | Vertebrata |
| Super-classe | Tetrapoda |
| Classe | Mammalia |
| Sous-classe | Theria |
| Infra-classe | Eutheria |
| Ordre | Artiodactyla |
| Famille | Suidae |
| Genre | Sus |
| Nom binominal | Sus philippensis |
| Décrit par | Alfred Nehring |
| Date | 1886 |
Satut IUCN | ![]() |
* Liens internes
Liste Rouge IUCN des espèces menacées
Mammal Species of the World (MSW)
Système d'information taxonomique intégré (ITIS)
* Liens externes
Global Biodiversity Information Facility (GBIF)
* Bibliographie
Nehring, A. (1886). Über Sus philippensis n. sp. Sitzungsberichte der Gesellschaft Naturforschender Freunde zu Berlin, 1886, 83.
Groves, C. P. (1997). Taxonomy of wild pigs (Sus) of the Philippines. Zoological Journal of the Linnean Society, 120(2), 163–191.
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