Lapin de Diaz (Romerolagus diazi)
Le lapin de Diaz (Romerolagus diazi) est un lagomorphe d'une rare singularité, endémique aux pentes volcaniques de la cordillère néovolcanique mexicaine. Figurant parmi les plus petits léporidés du monde, il constitue à lui seul le genre monotypique Romerolagus, témoignant d'une longue histoire évolutive d'isolement géographique. Son habitat, confiné aux prairies d'altitude de zacatón situées entre 2 800 et 4 200 mètres d'altitude, le rend extrêmement vulnérable à la pression anthropique et aux changements climatiques. Classé "En danger" sur la Liste rouge de l'IUCN, il fait l'objet de programmes de conservation visant à préserver ses populations réduites et fragmentées.Le lapin de Diaz est également appelé Lapin des volcans.
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CC-BY-NC (Certains droits réservés)Le lapin de Díaz est l'un des plus petits lagomorphes au monde, dépassant légèrement en taille le pika américain (Ochotona princeps). Les individus adultes mesurent entre 27 et 33 centimètres de longueur et affichent un poids oscillant entre 370 et 600 grammes, les femelles étant en général légèrement plus massives que les mâles. Sa morphologie est remarquablement différente de celle des lapins communs : les oreilles sont courtes et arrondies, à peine plus longues que larges, rappelant davantage celles des pikas que celles des léporidés typiques. Les membres postérieurs sont relativement courts par rapport à ceux d'autres lagomorphes, ce qui lui confère une démarche plus proche d'une marche rapide que d'un bond caractéristique. La queue est quasiment vestigiale, à peine perceptible sous le pelage.
Le pelage est dense et doux, adapté aux conditions climatiques rigoureuses des hautes altitudes. La teinte dorsale varie du brun foncé au gris-brun, parfois légèrement roussâtre sur les flancs, tandis que le ventre est plus clair, d'un brun jaunâtre ou grisâtre. Cette coloration discrète assure un camouflage efficace au sein des touffes denses de zacatón (Muhlenbergia macroura), la graminée dominante de son habitat. Le pelage ne subit pas de mue saisonnière marquée, demeurant relativement uniforme tout au long de l'année.
Les yeux sont petits et sombres, positionnés latéralement afin d'offrir un large champ de vision, avantage précieux pour détecter les prédateurs dans un milieu ouvert. Les vibrisses sont longues et sensibles. La formule dentaire est celle des lagomorphes : deux paires d'incisives supérieures (la paire postérieure étant petite et aplatie), une paire d'incisives inférieures, et une série de prémolaires et molaires hypsodontes adaptées à la mastication de graminées coriaces. Aucun dimorphisme sexuel externe marqué n'est observable, mis à part une légère différence pondérale en faveur des femelles. La longévité en milieu naturel est estimée entre cinq et sept ans.
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CC-BY-NC (Certains droits réservés)Le lapin de Diaz est une espèce unique au Mexique, dont la présence se limite exclusivement à la ceinture néovolcanique transversale. On le trouve de manière discontinue sur les pentes de quatre volcans majeurs (Popocatepetl, Iztaccihuatl, El Pelado et Tlaloc) ainsi que dans la Sierra Chichinautzin. Initialement estimée à environ 335 km², son aire de répartition a été revue à la hausse grâce à des découvertes récentes de latrines et de nouveaux signalements dans des corridors biologiques, portant la zone d'occupation totale à environ 2 469 km². Fait notable, l'activité volcanique continue du Popocatepetl depuis quinze ans a provoqué un déplacement et une extension locale de son territoire.
Sur le plan de l'habitat, ce petit lagomorphe évolue en haute altitude, entre 2 900 m et 4 250 m, bien qu'il préfère nettement la zone située entre 3 150 m et 3 400 m où sa densité est la plus forte. Malgré l'élargissement apparent de sa zone de présence, son habitat reste extrêmement fragile. Il subit une fragmentation croissante due à la pression humaine et aux aléas naturels, ce qui isole les populations les unes des autres. Sa survie dépend ainsi de la préservation de ces écosystèmes alpins très spécifiques et de plus en plus morcelés.
Le lapin de Diaz montre de fortes préférences pour les types d’habitats classés en forêts de pins ouverts, en forêts de pins ouverts et en forêts mixtes d’aulnes. Les activités humaines dans la région ont eu un impact considérable sur son habitat préféré. Les hommes ont fragmenté l'habitat des lapins en construisant des routes, en pratiquant l'agriculture, le boisement et en l'absence de pratiques saines de feu et de pâturage. La fragmentation écologique a été causée par une discontinuité environnementale.
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CC-BY-NC-SA (Certains droits réservés)Le lapin de Díaz est un herbivore strict dont le régime alimentaire est étroitement lié à la composition floristique de son habitat. Il se nourrit principalement des tiges, des feuilles et des racines de graminées touffues, au premier rang desquelles figure le zacatón (Muhlenbergia macroura), plante endémique des prairies d'altitude du centre du Mexique. Cette graminée forme des touffes denses constituant à la fois la source alimentaire principale et le couvert protecteur indispensable à sa survie. L'espèce consomme également d'autres graminées présentes dans son environnement, notamment Festuca spp. et Stipa spp., ainsi que des plantes herbacées et des brindilles végétales lorsque les ressources se font plus rares.
Comme la majorité des lagomorphes, le lapin de Díaz pratique la caecotrophie, un mécanisme physiologique consistant à réingérer des pelotes fécales molles, riches en protéines et en bactéries symbiotiques issues de la fermentation intestinale. Ce comportement, généralement observé en début de matinée, permet à l'animal d'optimiser l'absorption des nutriments et de compléter sa digestion en deux passages successifs dans le tube digestif. Les fèces dures, sèches et fibreuses, expulsées en second lieu, sont quant à elles abandonnées sur le sol.
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All rights reserved (Tous droits réservés)La reproduction du lapin de Díaz est étroitement conditionnée par les cycles saisonniers propres à l'habitat volcanique de haute altitude qu'il occupe. La période de reproduction principale s'étend de novembre à juillet, avec un pic d'activité entre mars et mai, coïncidant avec la saison sèche et les premières pluies de printemps. Les femelles peuvent donner naissance à plusieurs portées par an, généralement deux à trois, selon les conditions environnementales et la disponibilité des ressources alimentaires.
La gestation dure approximativement 38 à 40 jours, une durée relativement courte même au sein des léporidés. Les portées comptent en moyenne un à trois petits, avec un maximum documenté de cinq individus. Comme les lapins de garenne, les nouveau-nés sont nidicoles : ils naissent nus, aveugles et totalement dépendants de leur mère pendant les premières semaines de leur vie. Le nid est construit directement au sein des touffes denses de zacatón, tapissé de végétaux secs et de poils arrachés par la femelle pour assurer l'isolation thermique nécessaire à la survie des petits dans les conditions fraîches de l'altitude.
La femelle allaite ses petits pendant environ trois semaines, au terme desquelles les jeunes commencent à consommer des végétaux solides. Le sevrage s'effectue rapidement, libérant la femelle pour un nouveau cycle de reproduction. La maturité sexuelle est atteinte entre deux et trois mois pour les femelles, et légèrement plus tard pour les mâles. Toutefois, en milieu naturel, la reproduction des individus nés en début de saison n'intervient généralement qu'à partir de leur première année complète. La structure sociale du groupe influence les comportements reproducteurs : les femelles dominantes bénéficient d'un accès privilégié aux ressources et présentent un succès reproducteur supérieur. Les taux de mortalité juvénile sont élevés, notamment en raison de la prédation et des conditions climatiques extrêmes de l'habitat.
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CC-BY-NC (Certains droits réservés)Le lapin de Díaz présente un mode de vie principalement diurne et crépusculaire, avec des pics d'activité observés en début de matinée et en fin d'après-midi, lorsque les températures de haute altitude sont plus clémentes. Les heures les plus chaudes de la journée sont généralement consacrées au repos à l'abri des touffes de zacatón ou dans de petites galeries peu profondes creusées entre les racines des graminées.
Contrairement à la plupart des lapins, le lapin de Diaz ne creuse pas de terriers élaborés. Il utilise le réseau naturel de tunnels formés par les tiges enchevêtrées des graminées touffues, qui constituent à la fois ses voies de déplacement, ses abris temporaires et ses sites de nidification. Ces galeries végétales lui permettent de se déplacer rapidement et discrètement à l'abri des prédateurs aériens ou terrestres.
Sur le plan social, l'espèce vit en petits groupes familiaux ou en colonies lâches, organisées autour d'un territoire défendu collectivement. Les individus émettent une série de vocalisations distinctes pour communiquer entre eux : des cris aigus d'alarme en cas de danger, des grognements lors de confrontations entre individus, et des sons doux associés aux interactions mère-petits. Ces vocalisations, plus élaborées que chez la plupart des autres lapins, rapprochent le lapin de Diaz des pikas du genre Ochotona. Le marquage territorial est effectué par le biais de glandes odorantes situées sous le menton et dans la région anale. Les domaines vitaux, relativement restreints, couvrent généralement entre 0,2 et 0,6 hectare, variant selon la densité de la végétation et la disponibilité des ressources.
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CC-BY-SA (Certains droits réservés)Le lapin de Díaz, de par sa petite taille et son habitat ouvert, est exposé à une gamme variée de prédateurs naturels. Les rapaces constituent la principale menace aérienne : le crécerelle d'Amérique (Falco sparverius), la buse à queue rousse (Buteo jamaicensis), le busard des marais (Circus hudsonius) et l'aigle royal (Aquila chrysaetos) figurent parmi les ennemis ailés les plus redoutables fréquentant les prairies d'altitude. L'aigle royal, en particulier, est capable de capturer des individus adultes et représente une pression de prédation non négligeable sur les populations les plus exposées.
Parmi les mammifères carnivores, le coyote (Canis latrans) est le prédateur terrestre le plus fréquemment associé à l'espèce, exploitant les zones périphériques de son habitat. La belette à queue longue (Neogale frenata), agile et capable de pénétrer dans les galeries végétales du lapin de Diaz, représente une menace directe y compris pour les individus à l'abri. Le renard gris d'Amérique (Urocyon cinereoargenteus) et le lynx roux (Lynx rufus) complètent le tableau recensés dans la zone. Plusieurs espèces de serpents, notamment le crotale de Montezuma (Crotalus triseriatus), peuvent s'attaquer aux jeunes individus et aux lapereaux dans les nids.
Depuis l'expansion des activités humaines en lisière de l'habitat naturel du lapin de Diaz, les chiens et chats errants ou semi-sauvages ont émergé comme prédateurs adventices importants. Ces animaux introduits, moins sélectifs que les espèces natives, perturbent davantage les populations fragiles du lapin de Díaz, en s'attaquant indifféremment aux adultes, aux jeunes et aux femelles en gestation. En réponse aux menaces naturelles, l'espèce adopte un comportement de fuite rapide au sein des réseaux de galeries végétales et émet des cris d'alarme stridents pour alerter les congénères, un comportement de vigilance collective qui constitue l'une de ses principales défenses face à la prédation.
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CC-BY-SA (Certains droits réservés)Le lapin des volcans fait face à une pression humaine massive en raison de sa proximité immédiate avec Mexico. Son habitat naturel est grignoté par l'expansion urbaine, l'agriculture, l'élevage et l'exploitation forestière. Un fléau majeur réside dans les incendies volontaires, déclenchés à 98 % par l'homme pour favoriser la repousse des pâturages, ce qui détruit le zacaton, la graminée indispensable à sa survie. Aujourd'hui, son territoire est extrêmement fragmenté : il ne reste que de minuscules parcelles isolées, dont la grande majorité fait moins d'un hectare, rendant les populations très vulnérables.
Cette dégradation de l'environnement a un impact direct sur la santé de l'animal. Des études ont montré que les lapins vivant dans des zones perturbées par les routes ou les cultures présentent un taux de stress deux fois plus élevé que ceux évoluant dans un milieu préservé. Par ailleurs, bien que la chasse soit officiellement interdite, elle persiste faute de surveillance et d'information auprès des populations locales.
L'avenir de l'espèce est également assombri par le changement climatique. Les scientifiques prévoient que la hausse des températures forcera le lapin de Diaz à migrer 700 mètres plus haut vers les sommets montagneux d'ici un siècle. Le problème est qu'à ces altitudes extrêmes, la végétation nécessaire à son alimentation et à sa protection n'existe pas, ce qui pourrait réduire drastiquement son espace de vie vital.
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All rights reserved (Tous droits réservés)Le lapin de Diaz est actuellement considéré comme menacée. Il est actuellement inscrit dans la catégorie "En danger" (EN) sur la Liste rouge de l'IUCN. Il est également inscrit à l'Annexe I de la CITES depuis 1973, bien que l'espèce n'ait jamais été impliquée dans le commerce international et que cette inscription soit apparemment un artefact historique.
Bien que le lapin de Diaz soit officiellement protégé par la loi mexicaine et classé comme espèce en danger, son interdiction de chasse reste difficile à faire appliquer sur le terrain. Même au sein de zones protégées comme les parcs nationaux d'Izta-Popo et de Zoquiapan, les populations font face à des menaces persistantes telles que le braconnage, le pâturage intensif et les brûlis agricoles. Des efforts de reproduction en captivité ont été tentés avec un certain succès, mais ils se heurtent encore à une mortalité très élevée chez les jeunes lapins.
Pour assurer l'avenir de l'espèce, les experts recommandent de se concentrer sur la gestion rigoureuse de son habitat naturel, notamment en protégeant les prairies de zacaton contre le surpâturage et les incendies. Cela doit s'accompagner d'une application plus stricte des lois contre le commerce de l'animal et d'un renforcement de la surveillance dans les aires protégées. Enfin, la sensibilisation du public est jugée essentielle : les colonies présentes dans les zoos, comme ceux de Mexico, constituent des outils précieux pour éduquer les populations locales et internationales sur l'urgence de protéger ce petit mammifère unique.
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All rights reserved (Tous droits réservés)L'histoire taxonomique du lapin de Díaz est intimement liée aux grandes explorations naturalistes du Mexique à la fin du XIXe siècle. La première description scientifique valide de l'espèce est attribuée au naturaliste Fernando Ferrari-Pérez, qui la publia en 1893 sous le nom Lepus diazi dans les bulletins de la Commission Géographique Exploratrice du Mexique. L'épithète spécifique diazi rendait hommage au général Porfirio Díaz, alors président du Mexique, dont le gouvernement soutenait les expéditions naturalistes sur le territoire national. L'holotype fut collecté sur les pentes du volcan Iztaccíhuatl, dans l'État de Mexico, où l'espèce se trouve encore aujourd'hui.
Dès les premières observations, les naturalistes notèrent que ce lagomorphe différait profondément des espèces du genre Lepus (lièvres) autant que des lapins du genre Sylvilagus. En 1896, le zoologiste américain Clinton Hart Merriam, reconnaissant la singularité morphologique et comportementale de l'animal, créa pour lui le genre Romerolagus, dont l'étymologie associe le nom de famille du naturaliste mexicain Matías Romero Avendaño au terme latin lagus (lièvre). Ce nouveau genre permit de reconnaître formellement l'isolement phylogénétique de l'espèce, qui ne pouvait raisonnablement être assignée à aucun des genres léporidés existants.
Au cours du XXe siècle, la position systématique de Romerolagus diazi au sein de la famille des Leporidae fit l'objet de nombreuses discussions. Certains auteurs le rattachaient aux Ochotonidae en raison de ses oreilles courtes et de certains caractères morphologiques convergents, tandis que d'autres défendaient son appartenance aux Leporidae sur la base de caractères ostéologiques et dentaires. Les analyses phylogénétiques moléculaires menées à partir des années 1990 ont définitivement tranché en faveur des Leporidae, confirmant que les ressemblances avec les pikas résultent d'une convergence évolutive liée à un habitat similaire d'altitude, et non d'une proximité ancestrale.
Les études phylogénomiques récentes situent Romerolagus comme un taxon relique ayant divergé des autres léporidés il y a environ 12 à 15 millions d'années. Il représenterait l'une des lignées les plus anciennes de la famille, ayant évolué en vase clos sur le plateau mexicain depuis le Miocène. Ses affinités les plus proches sont encore débattues : certaines analyses le rapprochent du genre Brachylagus (lapin pygmée), d'autres du groupe des Sylvilagus, sans qu'un consensus définitif ne soit encore établi. Romerolagus diazi demeure aujourd'hui la seule espèce reconnue du genre, classifié dans la sous-famille des Leporinae.
Le lapin de Diaz est actuellement considéré comme une espèce monotypique, c'est-à-dire qu'aucune sous-espèce n'est officiellement reconnue par la communauté scientifique. L'ensemble des individus connus appartiennent à une seule et même entité taxonomique, sans différenciation formelle interne. Cette situation reflète à la fois la taille réduite de l'aire de distribution de l'espèce et la relative homogénéité des habitats qu'elle occupe sur les pentes de quatre massifs volcaniques principaux.
| Nom commun | Lapin de Diaz |
| Autre nom | Lapin des volcans |
| English name | Volcano rabbit |
| Español nombre | Conejo de los volcanes |
| Règne | Animalia |
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embranchement | Vertebrata |
| Super-classe | Tetrapoda |
| Classe | Mammalia |
| Sous-classe | Theria |
| Infra-classe | Eutheria |
| Ordre | Lagomorpha |
| Famille | Leporidae |
| Genre | Romerolagus |
| Nom binominal | Romerolagus diazi |
| Décrit par | Fernando Ferrari-Perez |
| Date | 1893 |
Satut IUCN | ![]() |
* Liens internes
Liste Rouge IUCN des espèces menacées
Mammal Species of the World (MSW)
Système d'information taxonomique intégré (ITIS)
* Liens externes
Global Biodiversity Information Facility (GBIF)
* Bibliographie
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