Manul (Otocolobus manul)
Le manul (Otocolobus manul) est un félin sauvage emblématique des steppes et des zones montagneuses d’Asie centrale. Unique représentant du genre Otocolobus, il se distingue par son pelage dense et gris, ses oreilles rondes et basses, et son expression faciale caractéristique. Malgré son statut de "Préoccupation mineure" sur la Liste rouge de l'IUCN, ses populations sont menacées par la dégradation de son habitat, la chasse et la compétition avec l’homme. Son isolement génétique et son comportement solitaire en font une espèce fascinante pour les chercheurs, mais aussi vulnérable face aux changements environnementaux. Le manul est également appelé Chat de Pallas, nom qui lui vient du premier zoologiste qui l'a décrit, l'Allemand Peter Simon Pallas.
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CC-BY-NC-SA (Certains droits réservés)Le manul se distingue par une morphologie trapue et compacte, adaptée aux climats froids et aux paysages ouverts des steppes et plateaux montagneux. Sa longueur corporelle varie généralement entre 46 et 65 centimètres, pour une queue mesurant 21 à 31 centimètres. Son poids oscille entre 2,5 et 5 kilogrammes, les mâles étant en moyenne légèrement plus lourds que les femelles. Contrairement à de nombreux félins élancés, le manul possède des membres relativement courts et robustes, ce qui lui confère une silhouette basse et ramassée. Cette particularité limite sa vitesse de course, mais favorise la discrétion et la stabilité sur les terrains rocailleux.
Son pelage constitue l’une de ses caractéristiques les plus remarquables. Il s’agit de l’un des plus denses chez les félins, avec jusqu’à 9 000 poils par centimètre carré en hiver. Cette fourrure épaisse, composée d’un sous-poil laineux et de longs poils de couverture, lui permet de résister à des températures descendant bien en dessous de –30 °C. La coloration varie du gris argenté au brun jaunâtre, avec de fines rayures sombres sur le corps et des anneaux noirs sur la queue. La face est large et aplatie, ornée de deux bandes noires horizontales partant des yeux vers les joues.
Les oreilles, courtes et arrondies, sont implantées bas sur le crâne, un trait distinctif parmi les félins. Cette disposition réduit la visibilité de la tête lorsqu’il est tapi au sol. Les pupilles sont rondes, contrairement aux pupilles verticales typiques des petits chats sauvages du genre Felis. Cette particularité morphologique a longtemps intrigué les zoologistes et souligne son originalité évolutive.
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CC-BY-NC-SA (Certains droits réservés)Le manul peuple principalement les steppes et les prairies montagneuses d’Asie centrale. Ses bastions les plus solides se trouvent en Mongolie et en Chine, où résident les populations majeures de l’espèce.
En Russie, ce petit félin longe les frontières mongole et chinoise, notamment dans les montagnes de l'Altaï et en Bouriatie. Il est également bien présent au Kazakhstan, dans les zones semi-désertiques, et au Kirghizistan. En revanche, sa situation est plus incertaine en Ouzbékistan et au Tadjikistan, où aucune observation fiable n'a été rapportée depuis les années 1960.
L'Iran constitue la limite occidentale de son aire actuelle, avec des spécimens localisés dans les chaînes de l'Alborz et du Zagros. Plus au sud, en Afghanistan et au Pakistan, les données sont rares et proviennent souvent de pièges photographiques initialement installés pour le léopard de Perse. Historiquement présent en Arménie et en Azerbaïdjan, le manul semble y avoir disparu ou y subsiste de manière très précaire.
Enfin, des découvertes récentes confirment que l'espèce s'aventure jusque dans l'Himalaya. Des observations ont été faites au Bhoutan, en Inde et au Népal. C'est d'ailleurs dans les montagnes népalaises que le manul a établi un record d'altitude pour son espèce, ayant été aperçu à plus de 5 500 mètres. Malgré cette vaste étendue géographique, le manul reste un animal discret qui vit à de faibles densités, ce qui rend son suivi complexe pour les scientifiques.
Le manul est un chat parfaitement adapté au froid. On le trouve dans les habitats arides des zones montagneuses, les déserts pierreux et les steppes avec des affleurements rocheux. Il est généralement absent des plaines sablonneuses et dans les déserts. Le chat de Pallas semble préférer les zones rocheuses et les ravins dans les steppes, offrant une protection contre les prédateurs dans ce qui est par ailleurs un habitat très ouvert et exposé. Bien que l'espèce ait été observée à haute altitude, la plupart des observations proviennent d'altitudes assez basses, et les zones où la couverture de neige est profonde sont généralement évitées.
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CC-BY-NC-SA (Certains droits réservés)Le régime alimentaire du manul est principalement composé de petits mammifères des steppes. Il montre une préférence marquée pour les lagomorphes et les rongeurs, en particulier les pikas du genre Ochotona et diverses espèces de campagnols et de gerboises. Dans certaines régions de Mongolie, les pikas constituent la majeure partie de son alimentation, ce qui fait du manul un prédateur spécialisé et dépendant de la dynamique des populations de ces proies. Cette spécialisation peut représenter un risque lorsque les campagnes d’éradication des pikas sont mises en oeuvre pour protéger les pâturages.
Son régime peut être complété par de petits oiseaux terrestres, des insectes et occasionnellement des reptiles. En hiver, lorsque la disponibilité des proies diminue, il peut élargir son spectre alimentaire, mais reste globalement fidèle à ses proies principales. Cette stratégie alimentaire spécialisée reflète une adaptation étroite aux écosystèmes de steppe et souligne sa vulnérabilité face aux modifications environnementales et aux fluctuations des populations de rongeurs.
Le manul chasse principalement à l’affût. Sa morphologie basse et son pelage cryptique lui permettent de se dissimuler efficacement parmi les rochers et la végétation clairsemée. Il progresse lentement, profitant du relief pour s’approcher de sa proie avant de bondir sur une courte distance. Contrairement aux félins plus rapides, il ne se lance pas dans de longues poursuites. Son succès dépend donc de la surprise et de la précision de l’attaque.
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CC-BY-NC-SA (Certains droits réservés)La reproduction du manul est saisonnière et étroitement liée aux conditions climatiques rigoureuses de son habitat. La période de reproduction a généralement lieu entre janvier et mars. Durant cette période, les mâles parcourent de plus grandes distances à la recherche de femelles réceptives, marquant leur territoire par des vocalisations graves et des dépôts olfactifs. Les interactions entre mâles peuvent donner lieu à des confrontations, bien que celles-ci soient rarement observées en milieu naturel.
La gestation dure environ 66 à 75 jours. Les naissances surviennent principalement au printemps, entre avril et mai, période où les ressources alimentaires commencent à devenir plus abondantes. La femelle met bas dans un abri naturel, souvent un terrier abandonné par une marmotte ou un renard, ou encore une cavité rocheuse. La portée comprend généralement trois à six chatons, bien que des portées plus nombreuses aient été signalées. Les jeunes naissent aveugles et couverts d’un pelage plus sombre que celui des adultes. Leur croissance est rapide, adaptation nécessaire dans un environnement où la saison favorable est courte. Les yeux s’ouvrent vers l’âge de deux semaines et les chatons commencent à explorer les environs du nid quelques semaines plus tard. Le sevrage intervient vers deux mois, et l’indépendance est atteinte vers quatre à cinq mois. La maturité sexuelle survient généralement avant un an, ce qui permet une reproduction précoce dans des conditions parfois instables.
La longévité du manul varie sensiblement selon qu’il vive en milieu naturel ou en captivité. Dans la nature, son espérance de vie est généralement estimée entre 8 et 11 ans, bien que peu d’individus atteignent l’âge maximal théorique en raison des contraintes environnementales. En captivité, la longévité peut être supérieure grâce à l’absence de prédation, à une alimentation régulière et à des soins vétérinaires adaptés. Des individus ont atteint 13 à 15 ans dans certains parcs zoologiques. Toutefois, le manul est réputé pour sa sensibilité au stress et aux infections, en particulier respiratoires, ce qui peut réduire son espérance de vie si les conditions de détention ne reproduisent pas adéquatement son climat froid et sec d’origine.
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CC-BY-NC-SA (Certains droits réservés)Le comportement du manul est marqué par une solitude profonde et une discrétion poussée à l'extrême. C'est un animal territorial qui patrouille sur des domaines vitaux pouvant s'étendre de quelques kilomètres carrés à plus de cent, selon la densité des ressources alimentaires. Les interactions entre individus sont rares et se limitent presque exclusivement à la saison de reproduction. Le manul est principalement crépusculaire, montrant des pics d'activité à l'aube et au crépuscule, bien qu'il puisse être actif de jour durant l'hiver pour profiter de la chaleur du soleil. Sa démarche est lente et délibérée; il évite autant que possible de s'exposer dans les zones découvertes, préférant se faufiler entre les ombres des formations rocheuses.
Face à une menace potentielle, le manul adopte un comportement de défense passif assez unique : il s'aplatit contre le sol et reste parfaitement immobile, comptant sur son camouflage pour passer inaperçu. Si cette stratégie échoue, il peut devenir un adversaire féroce, utilisant des feulements gutturaux et des expressions faciales intimidantes pour dissuader l'intrus. Malgré son apparence léthargique, il est capable de grimper avec agilité sur des parois rocheuses escarpées pour échapper à un danger ou pour surveiller son territoire. Ses vocalisations sont inhabituelles pour un petit félin, ressemblant davantage aux glapissements d'un petit chien ou aux hulements d'une chouette qu'au miaulement classique. Ce tempérament solitaire et méfiant rend son observation en milieu naturel extrêmement ardue, lui valant souvent le surnom de "fantôme des steppes".
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CC-BY-NC-SA (Certains droits réservés)Malgré son adaptation aux environnements austères, le manul doit faire face à plusieurs prédateurs naturels. Les rapaces de grande taille représentent une menace significative, notamment l’aigle royal (Aquila chrysaetos), capable de capturer aussi bien des juvéniles que des adultes. Dans les steppes ouvertes, ces oiseaux bénéficient d’une excellente visibilité et peuvent repérer un manul en déplacement.
Parmi les prédateurs terrestres, les loups (Canis lupus) constituent un danger, en particulier pour les individus surpris loin d’un abri. Les renards roux (Vulpes vulpes) ou les renards corsac peuvent également s’attaquer aux jeunes. Dans certaines régions d’Asie centrale, les chiens domestiques errants représentent une menace croissante, liée à l’expansion humaine.
La principale stratégie de défense du manul repose sur l’évitement. Il se réfugie rapidement dans des terriers ou reste immobile, comptant sur son pelage cryptique pour passer inaperçu. Lorsqu’il est acculé, il peut feuler et hérisser sa fourrure pour paraître plus imposant. Toutefois, sa morphologie peu adaptée à la course rapide limite ses chances de fuite prolongée.
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CC-BY-NC-SA (Certains droits réservés)Le manul est particulièrement vulnérable en raison de ses besoins biologiques très spécifiques et des pressions humaines croissantes sur son environnement. La survie de ce félin repose sur un équilibre délicat. Très spécialisé, il dépend étroitement des cavités rocheuses et, surtout, des terriers creusés par d'autres animaux comme les marmottes de Sibérie pour s'abriter et élever ses petits. Or, celle-ci est elle-même en danger à cause d'une chasse excessive. Si les marmottes disparaissent, le manul perd ses refuges essentiels contre les prédateurs. De plus, ses vastes domaines vitaux sont naturellement fragmentés par des zones arides et pauvres en proies, rendant sa protection complexe au sein des réserves actuelles.
La menace principale reste la dégradation de son habitat naturel. En Mongolie et au Kazakhstan, l'explosion du cheptel (passé de 26 à 66 millions de têtes en moins de 30 ans) entraîne un surpâturage massif. Cette activité humaine s'accompagne de deux dangers majeurs :
Le développement industriel : L'extraction minière et les infrastructures routières isolent les populations de manul, menant à l'extinction silencieuse de groupes locaux.
Les chiens de berger : La prolifération des chiens de protection de troupeaux et des chiens errants est une cause majeure de mortalité directe, ces derniers décimant les populations de félins.
Le changement climatique représente une menace émergente inquiétante. Le cycle reproducteur du manul est dicté par la durée du jour et non par la température. Un décalage saisonnier induit par le climat pourrait empêcher l'espèce de synchroniser ses besoins énergétiques avec la disponibilité réelle des proies. Parallèlement, les campagnes d'empoisonnement massif de petits mammifères (pikas, campagnols), menées pour protéger le bétail ou limiter les maladies, privent le félin de sa nourriture de base et provoquent des empoisonnements secondaires mortels.
En résumé, entre la perte de ses proies, la disparition de ses abris naturels et la prédation par les chiens, le manul fait face à un cumul de facteurs qui menacent sa survie à long terme dans les steppes d'Asie centrale.
© Marc Faucher - iNaturalist
CC-BY-NC (Certains droits réservés)Le chat de Pallas n'est pas considéré comme une espèce en danger. Il est actuellement répertorié dans la catégorie "Préoccupation mineure" (LC) sur la Liste rouge des espèces menacées de l'IUCN.
Pour assurer la survie du manul, un plan d'action international a été lancé en 2019. Ce programme sur dix ans vise à intensifier les recherches scientifiques, à sensibiliser les populations locales et à réduire les causes de mortalité liées aux activités humaines.
Protection légale et régulation du commerce
La protection de ce félin repose avant tout sur l'interdiction de sa chasse dans presque tous les pays de son aire de répartition. Le chat de Pallas est d'ailleurs inscrit à l'Annexe II de la CITES, ce qui encadre strictement son commerce international. La Mongolie fait figure d'exception en autorisant une chasse réglementée par des permis spécifiques, notamment pour les chasseurs de trophées étrangers.
Réseau d'aires protégées
La survie de l'espèce dépend fortement de la préservation de son habitat naturel. Des modèles prédictifs ont identifié 170 aires protégées potentiellement favorables en Russie, en Mongolie, au Kazakhstan et au Kirghizistan. Cependant, sa présence réelle n'a été confirmée que dans 36 d'entre elles.
Priorités pour l'avenir
Pour que ce plan d'action soit efficace, plusieurs mesures prioritaires ont été définies :
Validation de terrain : Il est crucial de confirmer si le manul occupe réellement les zones protégées identifiées par les modèles mathématiques.
Suivi des populations : Mettre en place des méthodes de surveillance quantifiables pour obtenir des données fiables sur l'état des effectifs à grande échelle.
Étude des proies : Comprendre comment les cycles de population des proies influencent le nombre de manul, particulièrement dans les steppes où l'on observe de fortes variations.
Atténuation des menaces : Cibler les régions où l'humain représente un danger direct et proposer la création de nouvelles zones protégées là où les concentrations de félins sont les plus élevées.
© Viral joshi - iNaturalist
CC-BY-NC (Certains droits réservés)L'histoire taxonomique du manul remonte à la fin du XVIIIe siècle, marquant une étape importante dans la reconnaissance de la biodiversité d'Asie centrale par la science occidentale. L'espèce a été décrite pour la première fois en 1776 par le célèbre naturaliste et explorateur allemand Peter Simon Pallas, lors de ses expéditions commanditées par l'impératrice Catherine II de Russie. Pallas, frappé par l'apparence inhabituelle de l'animal, a initialement supposé, de manière erronée, que le manul pouvait être l'ancêtre du chat domestique de race persane en raison de sa fourrure épaisse et de sa face plate. Cette hypothèse a longtemps persisté dans l'imaginaire scientifique avant que les outils modernes de la phylogénie ne viennent rétablir la réalité de ses origines.
Au fil du temps, la position systématique du manul a fait l'objet de nombreux débats au sein de la communauté scientifique. Initialement placé dans le genre Felis par Pallas lui-même, il est devenu évident pour les taxonomistes ultérieurs que ses caractéristiques morphologiques et comportementales étaient trop distinctes pour le maintenir aux côtés du chat sauvage européen ou du chat domestique. Le genre monotypique Otocolobus a été créé pour souligner cette singularité. Le nom de genre dérive du grec et signifie "à oreilles écourtées", faisant référence à la forme basse et arrondie de ses pavillons auriculaires. Cette distinction générique est aujourd'hui largement acceptée, le manul étant considéré comme le seul représentant vivant de sa lignée.
Les analyses génétiques contemporaines ont révélé que le manul s'est séparé de l'ancêtre commun des félins il y a environ 5,9 millions d'années. Il appartient à la lignée des chats-léopards (Prionailurus), bien qu'il ait divergé de manière significative pour s'adapter à son environnement de haute altitude. Les études moléculaires confirment que son isolement évolutif est l'un des plus anciens parmi les petits félidés. Cette trajectoire historique montre un animal qui a survécu aux glaciations successives en se spécialisant à l'extrême, restant inchangé dans sa structure globale depuis des millénaires. Son histoire taxonomique reflète donc non seulement l'évolution de la classification biologique, mais aussi la reconnaissance tardive d'une lignée de prédateurs qui a su traverser les âges en marge des autres félins plus généralistes.
La classification des sous-espèce du manul a évolué avec les recherches géographiques et génétiques, permettant aujourd'hui de distinguer trois groupes principaux qui se partagent les vastes territoires asiatiques :
* Otocolobus manul manul occupe principalement la partie nord de l’aire de répartition, notamment en Russie et en Mongolie. Elle correspond à la forme nominale décrite par Pallas et présente une coloration relativement grise et dense, adaptée aux steppes froides.
* Otocolobus manul ferrugineus se rencontre plutôt vers l’ouest et le sud-ouest, incluant certaines zones du Iran et du Kazakhstan. Cette sous-espèce est parfois décrite comme ayant des teintes plus roussâtres, bien que les variations individuelles puissent compliquer son identification sur le terrain.
* Otocolobus manul nigripectus occupe les régions plus méridionales, notamment sur le plateau du Tibet et dans l’Himalaya. Elle est caractérisée par une taille parfois légèrement différente et des contrastes plus marqués dans le pelage.
Depuis 2017, le groupe de travail du Cat Specialist Group ne reconnaît que deux sous-espèces comme taxons valides, à savoir :
* Otocolobus manul manul dans la partie occidentale et septentrionale de l'Asie centrale, de l'Iran à la Mongolie.
* Otocolobus manul nigripectus dans l'Himalaya du Cachemire au Bhoutan
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CC-BY-NC-SA (Certains droits réservés) Retrouvez ci-dessous quelques photographies du manul. Cliquez sur les images pour les agrandir. Les photographies présentées ci-dessous sont soumises à des droits d'auteur. Pour toute utilisation, merci de respecter la licence de ces photographies (© Manimalworld -
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| Nom commun | Manul |
| Autre nom | Chat de Pallas |
| English name | Pallas's cat |
| Español nombre | Gato de Pallas |
| Règne | Animalia |
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embranchement | Vertebrata |
| Classe | Mammalia |
| Sous-classe | Theria |
| Infra-classe | Eutheria |
| Ordre | Carnivora |
| Sous-ordre | Feliformia |
| Famille | Felidae |
| Sous-famille | Felinae |
| Genre | Otocolobus |
| Nom binominal | Otocolobus manul |
| Décrit par | Peter Simon Pallas |
| Date | 1776 |
Satut IUCN | ![]() |
* Liens internes
Liste Rouge IUCN des espèces menacées
Mammal Species of the World (MSW)
Système d'information taxonomique intégré (ITIS)
* Liens externes
Global Biodiversity Information Facility (GBIF)
* Bibliographie
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