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Chat marbré (Pardofelis marmorata)


Le Chat marbré (Pardofelis marmorata) est un félin sauvage de taille modeste, originaire des forêts tropicales d’Asie du Sud-Est, s’étendant de l’est de l’Himalaya jusqu’à Bornéo et Sumatra. Souvent comparé à la panthère nébuleuse en raison de son pelage tacheté rappelant le marbre, il se distingue par sa longue queue, représentant près de la moitié de sa longueur totale, et son adaptation remarquable à la vie arboricole. Classé comme "Quasi menacé" par l'IUCN, il fait face à des défis croissants liés à la fragmentation de son territoire. Cette introduction souligne l'importance écologique d'un animal dont la beauté n'a d'égale que sa rareté, faisant de lui un sujet d'étude crucial pour la biodiversité forestière asiatique.


Chat marbre (Pardofelis marmorata)
Chat marbré (Pardofelis marmorata)
Crédit photo: Alex Kantorovich - Zooinstitutes



DESCRIPTION

L'apparence physique du chat marbré témoigne d'une spécialisation extrême pour l'escalade et la vie arboricole. Ce félin possède une fourrure épaisse et douce, dont les motifs rappellent étrangement ceux de la panthère nébuleuse, avec de larges taches irrégulières aux bordures sombres sur un fond fauve à gris-brun. Sa caractéristique la plus frappante demeure sans aucun doute sa queue exceptionnellement longue et touffue, qui mesure souvent autant que la longueur totale de son corps, soit environ 45 à 60 centimètres. Cet appendice massif lui sert de balancier indispensable lors de ses déplacements acrobatiques dans les hautes branches des forêts tropicales.

Le chat marbré mesure entre 45 et 62 cm de long (tête-corps), de 35 à 55 cm de haut au garrot pour un poids allant de 3 à 8 kg. Le corps de l'animal est robuste, soutenu par des pattes courtes mais puissantes, munies de larges pieds dotés de griffes rétractables particulièrement tranchantes, idéales pour agripper les écorces glissantes. Sa tête, relativement petite et arrondie, présente un front large et de grands yeux dont les pupilles se contractent en fentes verticales, typiques des petits félins, bien que sa structure crânienne partage des similitudes étonnantes avec les grands chats. Les oreilles sont courtes, arrondies et portent souvent une tache blanche à l'arrière, un signal visuel fréquent chez de nombreux carnivores forestiers.

Chaque détail de son anatomie, de la souplesse de ses articulations à la densité de son pelage, en fait un véritable athlète des sommets forestiers, capable de rivaliser avec les primates dans leur propre domaine.


Pardofelis marmorata
Pardofelis marmorata
© Dr Alexander Sliwa - Arkive
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HABITAT

Le chat marbré occupe un vaste territoire s’étendant des contreforts himalayens du Népal jusqu'au sud-ouest de la Chine, couvrant l'intégralité de l'Asie du Sud-Est continentale ainsi que les îles de Sumatra et Bornéo. Sa présence, documentée par de nombreuses données récentes, est confirmée tant dans les zones protégées que dans les massifs forestiers exploités.

À Bornéo, des observations cruciales ont été réalisées dans des sanctuaires tels que la vallée de Danum, les parcs nationaux de Crocker Range et de Kutai, ainsi que dans les réserves de Deramakot et de Sebangau. À Sumatra, l'espèce est maintenue dans les parcs nationaux de Gunung Leuser et de Bukit Barisan Selatan. Sur le continent, sa présence est attestée en Malaisie péninsulaire, au Myanmar, en Thaïlande et au Cambodge.

Le nord-est de l'Inde constitue un bastion important, avec des signalements dans les réserves de Namdapha, Pakke et Manas, ainsi que dans les collines du Mizoram et du Meghalaya. Au Bhoutan, il fréquente le parc national royal de Manas, tandis qu'au Bangladesh, il subsiste dans le district de Moulvibazar. Bien que dépendant des forêts denses, le chat marbré parvient à se maintenir dans certains fragments forestiers isolés, soulignant l'importance de préserver ces reliquats d'habitat au sein d'un paysage de plus en plus fragmenté.


Pardofelis marmorata distribution
     Répartition actuelle du chat marbré
© Manimalworld
CC-BY-NC-SA (Certains droits réservés)

ALIMENTATION

Le régime alimentaire du chat marbré est celui d'un carnivore opportuniste, dont les techniques de chasse sont intimement liées à son agilité dans les arbres. Bien que les données précises sur ses habitudes de consommation soient rares en raison de sa discrétion, les analyses de fèces et les observations ponctuelles confirment qu'il cible majoritairement des proies arboricoles.

Les oiseaux constituent une part prépondérante de ses repas, capturés directement dans leurs nids ou lors de leurs phases de repos nocturne. Outre les volatiles, ce félin traque activement divers petits mammifères comme les Sciuridae, les musaraignes et les jeunes primates de petite taille. Il n'hésite pas à descendre au sol pour compléter ses apports nutritionnels en chassant des rongeurs, des rats de forêt ou des reptiles tels que des lézards et parfois de petits serpents.

Sa méthode de chasse repose sur une approche furtive et une attaque fulgurante, utilisant sa vision nocturne exceptionnelle pour repérer le moindre mouvement dans l'obscurité de la forêt primaire. La puissance de ses mâchoires, proportionnellement importante pour sa taille, lui permet de neutraliser rapidement des proies vigoureuses. On suppose également qu'il peut consommer certains insectes ou grenouilles lorsque les sources de nourriture principales se raréfient. Cette polyvalence alimentaire est essentielle pour survivre dans des écosystèmes où la compétition avec d'autres petits prédateurs, tels que les civettes ou le chat léopard, est constante. En occupant une niche écologique spécifique au sommet des arbres, il limite toutefois les confrontations directes pour les ressources terrestres.


Pardofelis marmorata marmorata
Chat marbré de Sunda (Pardofelis marmorata marmorata)
© Chien Lee - iNaturalist
All rights reserved (Tous droits réservés)

REPRODUCTION

La biologie reproductive du chat marbré reste largement méconnue à l'état sauvage, la majorité des informations disponibles provenant d'individus observés en captivité. Il semble que ce félin ne suive pas de saison de reproduction stricte, des naissances ayant été enregistrées tout au long de l'année dans les régions tropicales où le climat reste stable. Après une période de gestation estimée à environ 66 à 82 jours, la femelle donne naissance à une portée généralement composée de un à quatre chatons, bien que les portées de deux petits soient les plus fréquentes.

À la naissance, les jeunes sont particulièrement vulnérables, pesant à peine une centaine de grammes, et naissent les yeux clos. Leur pelage est initialement plus sombre et moins distinctement marqué que celui des adultes, les motifs marbrés n'apparaissant clairement qu'après plusieurs semaines de développement. Les chatons ouvrent les yeux entre le douzième et le quatorzième jour et commencent à explorer leur environnement immédiat peu après. Ils sont capables de consommer de la nourriture solide dès l'âge de deux mois, période à laquelle ils commencent également à perfectionner leurs talents d'escalade sous la surveillance maternelle. La maturité sexuelle est atteinte vers l'âge de 21 à 24 mois. En raison du caractère solitaire de l'espèce, le mâle ne participe pas à l'éducation des jeunes, laissant à la femelle la responsabilité totale de la protection et de l'apprentissage de la chasse. La longévité en captivité peut atteindre douze ans, mais l'espérance de vie dans la nature est probablement inférieure à cause des maladies et de la prédation.


Chat marbre juvenile
Chat marbré juvénile photographié dans l'Assam
© Liu Guangyu - iNaturalist
CC-BY-NC (Certains droits réservés)

COMPORTEMENT

Le chat marbré est un animal dont le comportement social est défini par une solitude presque absolue, excepté durant les brèves périodes d'accouplement. Étant un félin territorial, il marque son domaine à l'aide de sécrétions glandulaires, d'urine et de marques de griffes sur les troncs d'arbres pour signaler sa présence aux éventuels concurrents. Bien qu'il ait longtemps été considéré comme strictement nocturne, des études récentes utilisant des pièges photographiques indiquent une activité partiellement diurne et crépusculaire, s'adaptant probablement aux cycles de ses proies favorites.

Son trait comportemental le plus distinctif est son aisance incroyable dans les milieux tridimensionnels. Il est capable de descendre des arbres la tête la première, une prouesse qu'il partage avec seulement quelques autres espèces de félidés. Cette agilité lui permet d'utiliser la canopée non seulement comme zone de chasse, mais aussi comme refuge sécurisé pour se reposer durant la journée, loin des dangers du sol.

Vocalement, il communique par des miaulements et des grognements similaires à ceux des chats domestiques, bien que ses appels territoriaux soient plus profonds. Sa nature extrêmement secrète et sa méfiance envers l'homme expliquent pourquoi il reste l'un des carnivores les moins vus d'Asie. Lorsqu'il se sent menacé, il préfère la fuite verticale, grimpant avec une rapidité déconcertante pour se fondre dans le feuillage dense. Ce mode de vie discret est sa meilleure stratégie de survie dans des forêts où les menaces sont multiples, lui permettant de persister même dans des zones subissant une certaine pression anthropique.


Pardofelis marmorata longicaudata
Chat marbré d'Asie (Pardofelis marmorata longicaudata)
© Liu Guangyu - iNaturalist
CC-BY-NC (Certains droits réservés)

PRÉDATION

Malgré son statut de prédateur agile, le chat marbré occupe une position intermédiaire dans la chaîne alimentaire forestière, ce qui l'expose à plusieurs dangers naturels. Ses principaux prédateurs sont les grands félins qui partagent son aire de répartition, notamment le léopard et le tigre, qui n'hésitent pas à éliminer des petits carnivores s'ils en ont l'occasion, que ce soit pour se nourrir ou pour supprimer une concurrence potentielle. La panthère nébuleuse, bien qu'elle possède des mœurs similaires, représente également une menace sérieuse en raison de sa taille supérieure et de sa capacité identique à évoluer dans les arbres.

Au sol, de grands reptiles comme le python réticulé peuvent capturer un chat marbré par embuscade, profitant d'un moment d'inattention de ce dernier lors de ses rares passages à terre. Les jeunes individus sont encore plus vulnérables et peuvent être la cible de grands rapaces, tels que les aigles forestiers, capables de les saisir directement sur une branche. Les groupes de dholes constituent une autre menace s'ils surprennent le félin dans un espace dégagé.


Chat marbre gros plan
Gros plan du chat marbré
Crédit photo: Alex Kantorovich - Zooinstitutes

MENACES

La survie du chat marbré est intrinsèquement liée à la préservation des écosystèmes forestiers. Or, son habitat subit une fragmentation continue sous la pression conjuguée de l'exploitation sylvicole, de l'étalement urbain et de l'essor de l'agriculture intensive, en particulier les monocultures de palmiers à huile.

Au-delà de la perte d'habitat, l'espèce est ciblée par le braconnage pour sa fourrure, sa viande et ses ossements. Bien que sa présence soit discrète sur les marchés illégaux par rapport à d'autres félins, les experts craignent une sous-déclaration flagrante de ce trafic. Le piégeage, qu'il soit spécifique ou accidentel, demeure une menace majeure et généralisée. De plus, sa réputation de prédateur de volaille l'expose à des abattages de représailles de la part des éleveurs locaux.

Des preuves concrètes de chasse et de commerce de peaux ont été recensées dans plusieurs districts du nord-est de l'Inde, notamment dans l'Arunachal Pradesh (districts de Changlang, West et East Kameng, Lower Subansiri) ainsi qu'au Nagaland. Ces pressions cynégétiques locales, documentées par diverses études de terrain, illustrent la vulnérabilité de ce petit félin face aux activités anthropiques directes.


Chat marbre zoo de de Novossibirsk
Chat marbré au zoo de de Novossibirsk, Russie
Crédit photo: Alex Kantorovich - Zooinstitutes

CONSERVATION

Le chat marbré est inscrit en Annexe I de la CITES interdisant tout commerce international de l'espèce. La Liste rouge des espèces menacées de l'IUCN répertorie ce félin dans la catégorie "Quasi menacé" (NT) depuis 2015.

L'espèce est protégée par la législation nationale sur la majeure partie de son aire de répartition. La chasse est interdite au Bangladesh, au Cambodge, en Chine (Yunnan uniquement), en Inde, en Indonésie, en Malaisie, au Myanmar, au Népal et en Thaïlande. Une réglementation de la chasse est en vigueur au Laos et à Singapour. On le trouve dans de nombreuses aires protégées, mais le niveau de protection de la faune sauvage varie considérablement d'un pays à l'autre, et même d'une aire protégée à l'autre au sein d'un même pays; il est également présent dans des zones non protégées. Toutefois, afin de mieux comprendre ses besoins en matière de conservation et de réaliser une meilleure évaluation à l'avenir, des recherches supplémentaires sont nécessaires sur l'écologie, la distribution et le statut du chat marbré. Des informations complémentaires sont particulièrement requises concernant la densité de population, les effets de la dégradation de l'habitat sur la densité et la distribution de la population, l'ampleur de la chasse et la fréquence à laquelle le chat marbré apparaît dans le commerce illégal.


Marbled cat (Pardofelis marmorata)
En anglais, le chat marbré est appelé Marbled cat
© Rod Williams - Arkive
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TAXONOMIE

L'histoire scientifique du chat marbré débute officiellement en 1837, lorsque le naturaliste britannique William Martin en fit la première description formelle sous le nom de Felis marmorata. À cette époque, la classification des félidés reposait essentiellement sur des critères morphologiques visibles, et Martin avait basé ses travaux sur des spécimens provenant de Java. Pendant une grande partie du XIXe et du début du XXe siècle, l'animal fut maintenu au sein du vaste genre Felis, qui regroupait alors presque tous les petits et moyens félins. Cependant, les particularités anatomiques de l'espèce, notamment la structure de son crâne et la longueur inhabituelle de sa queue, ont rapidement intrigué les systématiciens. En 1858, l'idée de l'isoler dans un genre propre commença à émerger, menant finalement à la création du genre Pardofelis par le zoologiste Nikolai Severtzov. Ce changement reflétait la reconnaissance d'une lignée distincte des autres petits chats asiatiques.

Au fil des décennies, la position du chat marbré a été sujette à de nombreux débats. Certains chercheurs ont tenté de le rapprocher de la panthère nébuleuse en raison de la similitude de leurs robes, suggérant un lien de parenté étroit entre les deux espèces. Il a fallu attendre l'avènement des analyses génétiques modernes au début du XXIe siècle pour clarifier sa véritable généalogie. Les travaux menés en 2006 par une équipe de généticiens ont révélé que le chat marbré appartient à une lignée évolutive unique appelée la "lignée du Chat de la Baie". Cette lignée, qui a divergé il y a environ 9,4 millions d'années, comprend également le chat de Temminck et le chat bai de Bornéo. Cette découverte a confirmé que le chat marbré est phylogénétiquement plus éloigné des grands félins qu'on ne le pensait auparavant, malgré ses traits physiques convergents. Aujourd'hui, le genre Pardofelis est considéré comme monotypique par la plupart des auteurs, le chat de Temminck et le chat bai ayant été déplacés dans le genre Catopuma.

La classification interne du chat marbré reconnaît généralement deux sous-espèces distinctes, basées principalement sur leur répartition géographique et de légères variations dans la coloration de leur pelage :

- Pardofelis marmorata marmorata : C'est la sous-espèce nominale. Elle se rencontre principalement dans les îles de la Sonde, incluant Sumatra et Bornéo, ainsi que dans la péninsule malaise. Ces populations insulaires présentent souvent des teintes plus chaudes et des motifs extrêmement denses.

- Pardofelis marmorata longicaudata : Cette seconde sous-espèce s'étend sur une vaste zone continentale allant du pied de l'Himalaya, au Népal et au Bhoutan, jusqu'au sud de la Chine et à travers l'Asie du Sud-Est continentale. Cette forme nordique tend à posséder un pelage légèrement plus épais, une adaptation probable aux climats plus frais des forêts d'altitude.

La délimitation précise entre ces deux groupes reste parfois floue dans les zones de contact en Thaïlande et au Myanmar, où des formes intermédiaires peuvent exister. Malgré ces distinctions, la diversité génétique entre les populations continentales et insulaires est un sujet d'étude actuel pour les conservateurs, car la fragmentation des habitats pourrait mener à un isolement génétique dangereux pour la survie à long terme de chaque groupe. La protection de ces sous-espèces nécessite des approches transfrontalières, car le chat marbré ne connaît pas les limites administratives de son vaste territoire forestier. La préservation de la connectivité entre les forêts primaires est donc capitale pour maintenir le flux génétique nécessaire à la robustesse de l'espèce entière, qu'elle soit nichée dans les montagnes népalaises ou dans les jungles denses de Bornéo.


CLASSIFICATION


Fiche d'identité
Nom communChat marbré
English nameMarbled cat
Español nombreGato jaspeado
RègneAnimalia
EmbranchementChordata
Sous-embranchementVertebrata
ClasseMammalia
Sous-classeTheria
Infra-classeEutheria
OrdreCarnivora
Sous-ordreFeliformia
FamilleFelidae
Sous-familleFelinae
GenrePardofelis
Nom binominalPardofelis marmorata
Décrit parWilliam Charles Linnaeus Martin
Date1837



Satut IUCN

Quasi menacé (NT)

SOURCES

* Liens internes

Animal Diversity Web

Arkive

CITES

iNaturalist

Liste Rouge IUCN des espèces menacées

Mammal Species of the World (MSW)

Système d'information taxonomique intégré (ITIS)

* Liens externes

Feline Conservation Federation

Global Biodiversity Information Facility (GBIF)

International Society for Endangered Cats

Zooinstitutes

* Bibliographie

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