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Putois des steppes (Mustela eversmanii)
Le putois des steppes (Mustela eversmanii) est un petit mammifère carnivore appartenant à la famille des Mustelidae. Originaire des vastes plaines d'Eurasie centrale et orientale, ce prédateur vif et agile se distingue par son adaptation remarquable aux milieux ouverts et arides. Proche parent du putois d'Europe et du furet domestique, il joue un rôle écologique fondamental en régulant les populations de rongeurs fouisseurs. Bien qu'il dispose d'une large aire de répartition, certaines de ses populations locales font face à des pressions environnementales croissantes. Le putois des steppes est également appelé putois d'Eversmann.
Crédit photo: Alex Kantorovich - Zooinstitutes
Le putois des steppes est un mustélidé au corps allongé et flexible, adapté à la locomotion dans les milieux herbacés et à l'intrusion dans les terriers de rongeurs. Les mâles, sensiblement plus grands que les femelles, mesurent de 32 à 56 cm de longueur corporelle pour une queue de 7 à 18 cm, et pèsent entre 715 g et 2 050 g. Les femelles affichent des dimensions nettement inférieures, avec une masse corporelle comprise entre 370 g et 1 200 g environ, illustrant un dimorphisme sexuel marqué, caractéristique du genre Mustela.
Le pelage dorsal est brun jaunâtre à ocre pâle, souvent plus clair que celui du putois d'Europe, ce qui constitue l'un des caractères distinctifs les plus immédiatement visibles. Les flancs et les parties ventrales présentent des teintes plus claires, voire blanchâtres ou crème. Le masque facial est en revanche sombre, brun foncé à noirâtre, contrastant nettement avec la coloration générale du museau et du front. Les extrémités des membres — pattes et pieds — sont également foncées à noirâtres, créant un patron coloré tripartite caractéristique. La queue, de longueur modérée, présente une fourrure plus touffue à son extrémité distale, souvent plus sombre.
Le crâne est robuste, avec une boîte crânienne arrondie, des arcades zygomatiques bien développées et une dentition carnassière typique des mustélidés : hétérodonte, avec des canines acérées, des prémolaires tranchantes et des carnassières (quatrième prémolaire supérieure et première molaire inférieure) bien développées pour sectionner les tissus. La formule dentaire est identique à celle des autres putois : I 3/3, C 1/1, P 3/3, M 1/2, soit 34 dents au total. Les vibrisses, longues et tactiles, jouent un rôle sensoriel important dans les milieux à faible luminosité, notamment dans les galeries souterraines.
© Royle Safaris - iNaturalist
CC-BY-NC (Certains droits réservés)Le putois des steppes occupe une vaste aire de répartition s'étendant de l'Europe orientale jusqu'à la Sibérie méridionale et à la Chine du Nord. À l'ouest, l'espèce est présente en Pologne, en Ukraine, en Roumanie, en Hongrie et dans les pays baltes orientaux, bien que ces populations périphériques soient fragmentées et en régression. Vers l'est, elle couvre les plaines de Russie européenne et asiatique, le Kazakhstan, la Mongolie, et atteint le nord-ouest de la Chine, notamment le Xinjiang. Des populations sont également signalées en Ouzbékistan, au Turkménistan, en Azerbaïdjan et dans certaines parties du Caucase.
L'habitat préférentiel du putois des steppes est constitué de steppes herbeuses, de prairies semi-arides, de zones agricoles ouvertes, de jachères et de plaines alluviales peu boisées. L'espèce est intimement liée à la présence de colonies de rongeurs fouisseurs qui lui fournissent à la fois nourriture et abris temporaires. Elle évite en général les zones forestières denses, les hautes altitudes et les régions marécageuses sans milieux ouverts adjacents.
Le putois des steppes utilise de préférence les systèmes de galeries préexistants creusés par des rongeurs, qu'il agrandit ou occupe sans les construire lui-même. Son domaine vital varie considérablement selon la disponibilité des proies et la saison : il peut couvrir plusieurs centaines d'hectares chez les mâles en période de dispersion.
© Manimalworld
CC-BY-NC-SA (Certains droits réservés)Le putois des steppes est un prédateur carnivore spécialisé, dont le régime alimentaire repose très majoritairement sur les rongeurs steppiques. Les spermophiles et les hamsters constituent les proies primaires dans la majeure partie de son aire de répartition, tandis que les campagnols et les musaraignes représentent des proies secondaires très régulièrement consommées. La capacité de l'espèce à suivre les galeries de rongeurs et à s'y faufiler constitue une adaptation clé à ce régime.
Des proies plus occasionnelles sont également documentées dans la littérature : lapins de garenne et lièvres, oiseaux nichant au sol et leurs oeufs, amphibiens — grenouilles et crapauds — ainsi que des reptiles comme les lézards et les couleuvres. En période de disette, lorsque les populations de rongeurs s'effondrent, le putois des steppes peut se montrer opportuniste et consommer des insectes, des charognes ou des déchets d'origine animale.
Une adaptation comportementale remarquable du putois des steppes — partagée avec le putois à pieds noirs (Mustela nigripes) — est la pratique de la mise en réserve de proies paralysées. L'animal mord ses victimes au niveau des centres nerveux cérébraux ou de la colonne vertébrale, les immobilisant sans les tuer immédiatement, puis les stocke dans sa tanière. Cette stratégie lui garantit un approvisionnement en nourriture fraîche lors des périodes de froid intense ou de neige profonde qui rendent la chasse impossible. Des spermophiles en état de torpeur hivernale peuvent également être découverts et consommés dans leurs propres galeries.
© Royle Safaris - iNaturalist
CC-BY-NC (Certains droits réservés)La saison de reproduction du putois des steppes se déroule principalement entre mars et mai, avec un pic d'activité en avril dans la plupart des parties de son aire de répartition. Comme chez la plupart des mustélidés, les mâles entrent en rut avant les femelles et se montrent alors particulièrement actifs et vagabonds, parcourant de vastes distances à la recherche de partenaires. Des comportements d'agression inter-mâles sont observés pendant cette période, incluant des vocalisations, des postures de menace et des affrontements physiques.
L'accouplement est provoqué par l'ovulation induite, comme chez d'autres espèces du genre Mustela. La gestation dure de 36 à 43 jours environ, sans implantation différée significative, contrairement à ce que l'on observe chez certains autres mustélidés comme la martre ou le vison. Une portée unique par an est la norme, bien que des femelles en bonne condition physique puissent exceptionnellement produire une deuxième portée si la première a échoué tôt dans la saison. La taille des portées varie de 3 à 18 petits selon les sources, avec une moyenne généralement comprise entre 6 et 10 individus.
Les jeunes naissent aveugles et dépourvus de fourrure. Ils s'ouvrent les yeux vers la troisième ou quatrième semaine de vie et commencent à consommer de la nourriture solide vers l'âge de six à sept semaines. Le sevrage intervient généralement entre la sixième et la huitième semaine. La dispersion des jeunes a lieu en automne, entre août et octobre. La maturité sexuelle est atteinte dès la première année de vie pour les deux sexes, ce qui confère à l'espèce une capacité de récupération démographique relativement rapide après une mortalité élevée. La longévité en milieu naturel est estimée à 5 à 8 ans, rarement davantage.
© Anna Golubeva - iNaturalist
CC-BY-NC-ND (Certains droits réservés)Le putois des steppes est une espèce principalement nocturne et crépusculaire, bien que des activités diurnes soient régulièrement observées, notamment en été lors des longues journées et dans les régions à faible pression de prédation. Comme tous les mustélidés, il est doté d'un métabolisme élevé qui lui impose une activité de chasse quasi quotidienne. Son comportement territorial est marqué par un marquage chimique intense, réalisé grâce aux sécrétions des glandes anales — comme chez le putois d'Europe — et aux dépôts d'urine et de fèces en des points stratégiques du domaine vital.
Solitaire en dehors de la période de reproduction, le putois des steppes défend un domaine vital dont la taille est inversement corrélée à la densité des proies disponibles. Les estimations varient de quelques dizaines à plusieurs centaines d'hectares selon les études et les régions. Les mâles occupent des domaines plus vastes que les femelles, et un chevauchement partiel des domaines entre individus de sexe différent est fréquent, tandis que les individus de même sexe montrent tendance à s'éviter.
Le répertoire vocal du putois des steppes comprend des sifflements, des grognements et des cris aigus émis lors de situations de stress ou d'agression. En cas de menace, l'animal adopte une posture de défense caractéristique, dos arqué, queue dressée, et peut émettre des sécrétions anales malodorantes à visée dissuasive — comportement partagé avec l'ensemble des espèces du genre. Les jeunes émettent des pépiements et des stridulations pour communiquer avec leur mère. L'espèce est capable de nager, bien que cela reste occasionnel, et se déplace avec une fluidité et une rapidité remarquables dans les milieux herbacés et dans les galeries souterraines.
© Philippe Delacrétaz - iNaturalist
CC-BY-NC (Certains droits réservés)En dépit de ses capacités de défense chimique, le putois des steppes est la proie d'un ensemble de prédateurs qui occupent les mêmes milieux steppiques ouverts. Les rapaces nocturnes constituent une menace significative, en particulier le grand-duc d'Europe (Bubo bubo) et le hibou des marais (Asio flammeus), qui chassent activement les petits mustélidés dans les steppes herbeuses. Les rapaces diurnes de grande taille — comme l'aigle impérial (Aquila heliaca) et l'aigle des steppes (Aquila nipalensis) — peuvent également capturer des individus surpris en terrain découvert.
Parmi les mammifères, le renard roux (Vulpes vulpes) et le loup gris (Canis lupus) sont des prédateurs potentiels, bien que le loup chasse rarement délibérément des proies aussi petites. Le renard, de par sa taille similaire et son écologie de chasseur opportuniste steppique, représente davantage un concurrent alimentaire qu'un prédateur actif. En revanche, les chats errants et les chiens domestiques constituent une pression prédatrice croissante à proximité des zones agricoles et des villages. Le blaireau européen (Meles meles) peut occasionnellement prédater les jeunes au nid.
Les serpents de grande taille présents dans les mêmes régions steppiques — telle la couleuvre à quatre raies (Elaphe quatuorlineata) ou la couleuvre de Dahl (Platyceps najadum) — peuvent, de façon anecdotique, s'attaquer aux jeunes dans les terriers. Il est à noter que la pression de prédation reste généralement modérée pour un animal de cette taille, grâce à la combinaison de la discrétion nocturne, de la mobilité dans les systèmes de galeries souterraines et des sécrétions anales dissuasives. Toutefois, les populations déclinantes des steppes dégradées sont davantage exposées aux prédateurs en milieux ouverts fragmentés, où les refuges disponibles se raréfient.
Auteur: Borisov Piotr Ivanovitch
CC0 (Domaine public)La principale menace pesant sur le putois des steppes est la transformation et la dégradation de son habitat steppique. La conversion des prairies et des steppes en terres agricoles intensives — cultures céréalières, vignobles, périmètres irrigués — a réduit et fragmenté de manière drastique les habitats ouverts disponibles dans les parties occidentales de l'aire de répartition, notamment en Europe centrale et orientale. La mécanisation de l'agriculture et l'utilisation intensive de pesticides réduisent également les populations de rrongeurs, privant le putois des steppes de ses ressources alimentaires essentielles.
Les campagnes de lutte antiparasitaire dirigées contre les rongeurs steppiques constituent une menace directe et indirecte. L'empoisonnement massif de ces espèces, encore pratiqué dans certaines régions d'Europe orientale et d'Asie centrale pour protéger les récoltes, prive le putois des steppes de ses proies et peut provoquer des intoxications secondaires lorsque les animaux consomment des rongeurs empoisonnés. Des études ont documenté des déclins locaux de l'espèce directement corrélés à des opérations de dératisation à grande échelle.
D'autres menaces incluent la chasse et le piégeage intentionnel — parfois assimilé à tort à un nuisible par certains agriculteurs — ainsi que la mortalité routière dans les zones où les routes traversent des habitats steppiques. La compétition avec les chats errants et les chiens domestiques dans les zones péri-agricoles est également documentée. Le changement climatique est identifié comme une menace émergente, susceptible de modifier la structure et la phénologie des communautés de rongeurs steppiques, et d'induire des décalages temporels entre le cycle de reproduction du putois et les pics d'abondance de ses proies. Enfin, la collecte de spécimens pour le commerce de la fourrure — bien qu'en fort déclin — a joué un rôle historique dans la réduction des populations.
© Andreenkov Oleg Vladimirovitch - iNaturalist
CC-BY-NC (Certains droits réservés)Le putois des steppes est actuellement classé "Préoccupation mineure" (LC) par la Liste rouge de l'IUCN, en raison de son vaste aire de répartition et de l'absence de déclin global suffisamment rapide pour justifier un statut de menace. Néanmoins, la Liste rouge souligne que des déclins locaux significatifs sont observés en Europe occidentale et centrale, et que la tendance globale des populations est à la baisse, ce qui plaide pour un suivi renforcé et des mesures préventives de conservation.
L'espèce bénéficie d'une protection légale dans plusieurs pays de son aire de répartition européenne, notamment en Pologne, en Hongrie, en Roumanie et dans certaines républiques de l'ex-Union soviétique, où il est interdit de la chasser ou de la piéger sans autorisation spécifique. Elle est inscrite à l'Annexe III de la Convention de Berne sur la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l'Europe, qui impose des obligations de protection aux États membres signataires. En revanche, dans de nombreuses parties asiatiques de son aire, la législation de protection reste insuffisante ou peu appliquée.
Les principales recommandations pour la conservation de l'espèce portent sur la protection et la restauration des habitats steppiques, notamment via la mise en place de zones protégées incluant des prairies semi-arides et des jachères à long terme. La réduction des campagnes d'empoisonnement des rongeurs steppiques constitue un levier prioritaire, tout comme la promotion de pratiques agricoles moins intensives dans les zones de cohabitation. Des programmes de suivi à long terme des populations, basés sur l'identification par piégeage-marquage-recapture et par l'analyse des empreintes et des pièges photographiques, sont en cours dans plusieurs pays d'Europe centrale pour mieux quantifier les tendances démographiques et orienter les politiques de conservation.
© Andrey Giljov - Wikimedia Commons
CC-BY-SA (Certains droits réservés)L'histoire taxonomique du putois des steppes est étroitement liée aux révisions successives du genre Mustela, l'un des plus diversifiés et des plus débattus au sein de la famille Mustelidae. La description formelle de l'espèce est attribuée au naturaliste français René-Primevère Lesson, qui la publia en 1827 sous le nom de Mustela eversmanii, en hommage à Eduard Friedrich Eversmann, zoologiste et botaniste russo-allemand ayant mené d'importantes expéditions naturalistes en Asie centrale au cours du premier quart du XIXe siècle.
Avant Lesson, des descriptions préliminaires de mustélidés steppiques avaient été proposées par plusieurs naturalistes européens travaillant sur les collections ramenées d'Asie centrale. Peter Simon Pallas, dans ses travaux fondateurs sur la faune de l'Empire russe publiés entre 1771 et 1776, avait mentionné des putois de la steppe qui correspondraient à l'espèce, mais sans lui attribuer de nom binomial valide selon les règles de nomenclature linnéenne. La description de Lesson a donc priorité selon les règles du Code international de nomenclature zoologique (ICZN).
Au cours du XIXe et du début du XXe siècle, plusieurs synonymes furent proposés. La variabilité géographique considérable du pelage — la couleur dorsale pouvant aller du jaunâtre clair à un brun relativement soutenu selon les populations — a longtemps encouragé la multiplication des noms, reflétant davantage une confusion liée à la variabilité intraspécifique qu'une réelle diversité spécifique.
La relation phylogénétique entre Mustela eversmanii et Mustela putorius (putois d'Europe) a été l'objet de débats considérables. Les deux espèces produisent des hybrides fertiles en captivité et dans la nature, en particulier dans les zones de contact en Europe centrale et orientale, ce qui a conduit certains auteurs à les considérer comme des sous-espèces d'une même espèce polytypique. Cette hypothèse "lumper" fut notamment défendue par Ognev (1935) et reprise par certains taxonomistes soviétiques. La majorité des travaux morphologiques et génétiques modernes traitent cependant Mustela eversmanii et Mustela putorius comme deux espèces distinctes, divergentes depuis le Pléistocène moyen et maintenues par une barrière reproductive partielle malgré leur capacité à se croiser.
Les analyses phylogénétiques moléculaires réalisées depuis les années 2000, notamment par Koepfli et al. (2008) et Wolsan & Sato (2010), ont confirmé que Mustela eversmanii appartient à un clade comprenant également Mustela putorius et Mustela nigripes (putois à pieds noirs), ce dernier étant plus proche de Mustela eversmanii que de Mustela putorius selon certaines reconstructions. Cette relation inattendue souligne l'importance des dispersions trans-béringiennes dans l'histoire évolutive du genre. Le genre Putorius, autrefois utilisé pour regrouper les putois véritables, est aujourd'hui généralement mis en synonymie avec Mustela par la majorité des autorités taxonomiques, bien que sa validité soit encore occasionnellement défendue.
La systématique infraspécifique de Mustela eversmanii demeure imparfaitement résolue. Plusieurs sous-espèces ont été décrites sur la base de variations géographiques de la morphologie, de la taille et de la coloration du pelage. Les principales sous-espèces actuellement reconnues ou discutées dans la littérature sont les suivantes :
- Mustela eversmanii eversmanii : est la sous-espèce nominale. Elle occupe une immense zone allant de la région de la Volga et de l'ouest de la Siberie jusqu'à l'oblast d'Irkoutsk. Elle descend au sud vers les steppes de l'Altaï, le Kazakhstan (nord, ouest et est) et les zones frontalières contiguës de la Chine. Sa fourrure d'hiver est dense et douce, affichant une teinte d'un blanc paille à blanc jaunâtre très clair. Le sous-poil est blanc et les jarres (poils de couverture) sur l'arrière-train sont nettement plus clairs que chez les autres variétés.
- Mustela eversmanii admirata : est endémique du nord et du centre de la Chine, s'étendant notamment à travers les provinces du Hebei, du Shaanxi et le plateau des Ordos. Cette sous-espèce se caractérise par des dimensions corporelles légèrement plus réduites et des tonalités de pelage globalement plus chaudes, rousses et dorées, adaptées aux environnements arides et loessiques de cette partie de la Chine.
- Mustela eversmanii amurensis : limitée à la rive gauche du cours moyen du fleuve Amour, à l'est de l'ancienne Mandchourie et potentiellement un peu plus au sud. (Cette sous-espèce est considérée comme hautement vulnérable). De taille moyenne, ce putois possède une fourrure courte, mais particulièrement dense et douce. Sa coloration dorsale se distingue par un ton ocre-rougeâtre très vif, presque totalement exempt de pointes ou de reflets sombres sur le dos.
- Mustela eversmanii hungarica : présent à l'extrême ouest de l'aire de répartition : Europe centrale et orientale, incluant la Hongrie, l'Autriche, la République tchèque, la Slovaquie, la Roumanie, le nord de la Bulgarie, la Serbie et l'Ukraine, jusqu'à l'ouest de la Russie (zone de la Volga et Nord-Caucase). C'est la plus petite sous-espèce, mais aussi la plus sombre. Sa fourrure est relativement clairsemée et rêche. Son pelage tire sur le brun foncé avec un sous-poil jaunâtre et des pointes sombres bien marquées, ce qui le fait visuellement ressembler un peu plus au putois d'Europe (Mustela putorius).
- Mustela eversmanii larvatus : Régions de haute altitude du plateau tibétain et de la région du Cachemire. Cette forme reste l'une des moins étudiées de l'espèce. Les spécimens répertoriés indiquent toutefois qu'il s'agit d'un putois de grande taille, adapté aux conditions climatiques rudes et aux altitudes extrêmes de l'Himalaya.
- Mustela eversmanii michnoi : se trouve dans les régions de la Transbaïkalie, de la Cisbaïkalie, Touva, zones montagneuses du kraï de l'Altai, Mongolie et Mandchourie (jusqu'au nord de la Mongolie-Intérieure). Il s'agit d'une sous-espèce de très grande taille. Sa fourrure hivernale est extrêmement longue, hirsute et grossière. Sa coloration générale est très blanche, parsemée de longs jarres noirs et, chez certains individus, de légers reflets rougeâtres.
- Mustela eversmanii talassicus : Asie centrale, principalement entre la mer Caspienne et le lac Balkhach, englobant le sud du Kazakhstan, l'Ouzbékistan, le Turkménistan, le Tadjikistan et les frontières occidentales du Tian Shan. C'est une variété de petite taille. Bien que son pelage d'hiver soit long et dense, il reste rêche au toucher. Sa robe est exceptionnellement pâle, presque entièrement blanche, et dépourvue de toute nuance rousse ou dorée. Le masque facial sombre sur sa tête est si atténué qu'il est parfois à peine visible.
| Nom commun | Putois des steppes |
| Autre nom | Putois d'Eversmann |
| English name | Steppe polecat |
| Español nombre | Turón de la estepa |
| Règne | Animalia |
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embranchement | Vertebrata |
| Super-classe | Tetrapoda |
| Classe | Mammalia |
| Sous-classe | Theria |
| Infra-classe | Eutheria |
| Ordre | Carnivora |
| Sous-ordre | Caniformia |
| Famille | Mustelidae |
| Genre | Mustela |
| Nom binominal | Mustela eversmannii |
| Décrit par | René Primevère Lesson |
| Date | 1827 |
Satut IUCN | ![]() |
* Liens internes
Liste Rouge IUCN des espèces menacées
Mammal Species of the World (MSW)
Système d'information taxonomique intégré (ITIS)
* Liens externes
Global Biodiversity Information Facility (GBIF)
IUCN SSC Small Carnivore Specialist Group
* Bibliographie
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