Chat des Andes (Leopardus jacobita)
Le Chat des Andes (Leopardus jacobita) est l’un des félins les plus rares et les moins connus au monde, au point d’avoir longtemps été considéré comme presque mythique par les communautés locales des hauts plateaux sud-américains. Endémique de la cordillère des Andes, ce petit prédateur évolue dans les zones arides et rocheuses entre 1 800 et 4 000 mètres, en Argentine, Bolivie, Chili et Pérou. Classé "En danger" par l'IUCN, sa rareté et la difficulté d'accès à son territoire ont longtemps freiné les recherches scientifiques à son sujet. Aujourd'hui, il est considéré comme une espèce emblématique de la conservation de la biodiversité d'altitude, symbolisant la fragilité des écosystèmes fragiles face aux changements climatiques et aux pressions humaines croissantes dans les zones montagneuses d'Amérique du Sud.
© Mauricio Flores Cabrales - iNaturalist
CC-BY-NC (Certains droits réservés)La physionomie du chat des Andes est une adaptation remarquable à la vie dans les environnements rocheux et froids de haute altitude. Ce félin possède une fourrure extrêmement dense et soyeuse, dont la base est d'un gris argenté parsemé de taches brunâtres ou orangées disposées de manière irrégulière. L'une de ses caractéristiques les plus frappantes est sa queue, qui représente environ 70% de la longueur totale de son corps. Cette queue cylindrique, épaisse et touffue, arbore six à neuf anneaux sombres et larges, se terminant par une pointe noire. Elle ne sert pas uniquement de balancier lors de ses sauts agiles entre les parois escarpées, mais fait également office de protection thermique lorsque l'animal s'enroule sur lui-même pendant son sommeil.
Ses oreilles sont larges et arrondies, optimisées pour détecter les moindres sons dans le silence des sommets, tandis que ses pattes, robustes et munies de coussinets épais, lui permettent de se déplacer sans bruit sur les surfaces abrasives. En comparaison avec le chat des pampas, avec lequel il partage parfois son habitat, le chat des Andes est légèrement plus grand et possède un nez noir, contrastant avec ses yeux cernés de marques claires. Son poids oscille généralement entre quatre et six kilogrammes pour une longueur corporelle atteignant soixante centimètres sans la queue. Chaque détail de son anatomie, depuis la structure de ses membres jusqu'à la pigmentation de son pelage, témoigne d'une spécialisation évolutive poussée pour se fondre dans le décor minéral de la toundra alpine et résister aux amplitudes thermiques violentes des hauts plateaux sud-américains.
© Jim Sanderson - Arkive
All rights reserved (Tous droits réservés)Jusqu'à la fin des années 1990, le chat des Andes demeurait l'un des félins les plus méconnus au monde, avec des observations rarissimes limitées aux hauts plateaux du Pérou, de Bolivie, d'Argentine et du Chili. Toutefois, les années 2000 ont marqué un tournant grâce aux efforts intensifs de l'Alliance du chat des Andes, multipliant les données de présence sur le terrain.
Initialement perçu comme un spécialiste exclusif des zones rocheuses situées au-dessus de 3 600 mètres, ce petit prédateur a été identifié à des altitudes bien plus basses, atteignant parfois 650 mètres dans les steppes de Patagonie. Son aire de répartition actuelle s'étend du centre du Pérou au centre de l'Argentine, bien que sa distribution demeure intrinsèquement fragmentée. Ce morcellement s'explique par une dépendance stricte à des micro-habitats spécifiques et à des conditions climatiques extrêmes, caractérisées par un froid intense, une aridité marquée et de fortes amplitudes thermiques.
La biogéographie de l'espèce est structurée par trois obstacles naturels majeurs. Au nord, la dépression de Huancabamba fixe sa limite septentrionale. Au centre, le "genou andin" en Bolivie constitue une zone de transition aride dépourvue de populations. Enfin, au sud, la "diagonale aride" entre le Chili et l'Argentine limite drastiquement sa présence. Malgré une amplitude altitudinale plus vaste qu'imaginé, l'espèce reste dispersée de manière hétérogène, soumise à des barrières environnementales qui isolent ses différentes sous-populations.
Le chat des Andes se rencontre principalement dans les terrains rocheux et escarpés, dans les zones arides et peu végétalisées des Hautes Andes au-dessus de la limite des arbres, ainsi que dans les maquis et les steppes des contreforts andins du centre de l'Argentine et du Chili. Les conditions climatiques y sont généralement extrêmes, avec des températures hivernales très basses, d'importantes variations thermiques journalières tout au long de l'année et de faibles précipitations, ce qui favorise la présence de plantes adaptées telles que les graminées cespiteuses, les plantes en coussin et les arbustes bas à petites feuilles ou résineuses. Les tourbières des Hautes Andes, appelées "bofedales" ou "vegas", constituent une ressource importante pour la faune sauvage et les animaux domestiques, notamment le chat des Andes. À l'échelle locale, deux études menées en Argentine ont montré que le chat des Andes fréquente de préférence les zones rocheuses, les terrains accidentés et élevés, les points d'eau (vases ou petits ruisseaux) et les zones peuplées par ses principales proies. Dans le nord du Chili, les variables les plus importantes pour prédire la présence du chat des Andes sont la température, la distance aux tourbières et la topographie.
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CC-BY-NC-SA (Certains droits réservés)Le régime alimentaire du chat des Andes est celui d'un chasseur hautement spécialisé, dont la survie dépend étroitement de la présence de certaines proies spécifiques. Sa source de nourriture principale, représentant plus de 85% de ses apports caloriques, est constituée par la viscache (Lagidium viscacia), un rongeur de la famille des Chinchillidae ressemblant à un lapin à longue queue. Cette dépendance est si forte que la densité de population du félin coïncide presque systématiquement avec celle des colonies de viscache nichant dans les chaos rocheux. Pour capturer ces proies agiles, le chat des Andes déploie des stratégies de chasse furtives, utilisant sa queue comme contrepoids pour effectuer des virages brusques lors de poursuites rapides sur les terrains accidentés.
En plus des viscache, ce carnivore opportuniste complète ses repas avec des chinchillas sauvages, bien que ces derniers soient devenus extrêmement rares à cause de la chasse pour leur fourrure. Il consomme également divers petits mammifères comme les souris sylvestres, des oiseaux nichant au sol, ainsi que des lézards de haute altitude lorsque l'occasion se présente. Des études de terrain ont révélé que ce félin peut parfois s'attaquer à de jeunes camélidés domestiques ou sauvages s'ils sont affaiblis, bien que cela reste marginal.
Sa technique de chasse repose sur une patience infinie et une vision nocturne exceptionnelle, lui permettant de repérer le moindre mouvement dans l'ombre des crevasses. Cette spécialisation alimentaire, si elle fait de lui un prédateur efficace, le rend toutefois vulnérable : la disparition ou le déclin de ses proies favorites entraîne inévitablement une chute drastique des populations de ce petit félin, incapable de s'adapter rapidement à d'autres sources de nourriture.
© David Couve - Far South Expeditions
All rights reserved (Tous droits réservés)Le cycle reproductif du Chat des Andes demeure l'un des aspects les moins documentés de son histoire naturelle en raison de son caractère insaisissable. Les observations suggèrent que la saison des amours se déroule principalement entre les mois de juillet et d'août, correspondant à la fin de l'hiver et au début du printemps dans l'hémisphère sud. Cette période est marquée par une activité vocale accrue et un marquage territorial plus fréquent pour attirer les partenaires potentiels. Après une période de gestation estimée entre 60 et 75 jours, la femelle donne naissance à une portée généralement composée d'un ou deux chatons, rarement trois. Le choix du site de mise bas est crucial; il s'agit souvent de cavités rocheuses profondes, inaccessibles aux prédateurs, offrant une isolation thermique indispensable contre les gelées nocturnes.
Les jeunes naissent aveugles et dépendent entièrement des soins maternels durant les premières semaines de leur vie. La croissance des chatons est relativement lente, une caractéristique commune aux espèces vivant dans des milieux pauvres en ressources. La femelle assure seule l'éducation des petits, leur enseignant l'art complexe de la chasse à la viscache et la navigation sur les falaises abruptes. Le sevrage intervient progressivement alors que les jeunes commencent à accompagner leur mère lors de ses sorties nnocturnes. On estime que les jeunes atteignent leur indépendance vers l'âge de 7 à 10 mois, souvent juste avant le début d'une nouvelle saison de reproduction. En raison des conditions climatiques extrêmes et de la faible densité de proies, le taux de survie des juvéniles est probablement bas, ce qui explique en partie la lenteur de la régénération des populations au sein de leur aire de répartition naturelle.
© Juan Reppucci - Mongabay
Di-no license (Licence inconnue)Le comportement du chat des Andes est défini par une vie solitaire et une discrétion absolue, des traits essentiels pour survivre dans un environnement où le camouflage est la meilleure défense. Ce félidé est principalement crépusculaire et nocturne, bien que des observations diurnes aient été rapportées, notamment lorsque les conditions météorologiques sont clémentes ou pendant les périodes de chasse active. Très territorial, chaque individu parcourt de vastes étendues pouvant atteindre plusieurs dizaines de kilomètres carrés pour trouver suffisamment de nourriture. Le marquage du territoire s'effectue par des dépôts d'urine, des fèces laissées en évidence sur des rochers proéminents et des griffures sur les troncs de rares arbustes d'altitude. Ces signaux chimiques sont vitaux pour éviter les confrontations directes entre mâles, qui pourraient s'avérer fatales dans un milieu aussi exigeant.
Agile et doté d'un équilibre prodigieux, il passe une grande partie de son temps à arpenter les zones rocheuses et les éboulis, évitant autant que possible les espaces ouverts où il serait exposé. Contrairement à d'autres félins, il semble moins craintif envers l'homme dans certaines régions reculées, ce qui témoigne d'un manque d'interaction historique avec notre espèce, bien que cette curiosité naturelle puisse le mettre en danger. Son tempérament est calme, mais il peut faire preuve d'une grande agressivité s'il est acculé ou s'il doit défendre ses petits. Sa capacité à rester immobile pendant de longues heures, parfaitement fondu dans les tons grisâtres de la pierre, en fait un maître de l'embuscade. Ce comportement évasif, combiné à une faible densité de population, explique pourquoi de nombreux chercheurs passent des années sur le terrain sans jamais apercevoir l'animal autrement que par le biais de pièges photographiques.
© Jim Sanderson - Arkive
All rights reserved (Tous droits réservés)Bien qu'il occupe une place de prédateur dans la chaîne trophique, le chat des Andes n'est pas exempt de menaces de la part d'autres carnivores. Son principal compétiteur et prédateur potentiel est le puma (Puma concolor), qui partage une grande partie de son domaine vital. Le puma, beaucoup plus grand et puissant, peut non seulement s'attaquer au petit félin pour se nourrir, mais aussi l'éliminer pour réduire la concurrence sur les populations de viscaches. De même, le renard culpeo (Lycalopex culpaeus), bien que plus petit qu'un puma, représente une menace sérieuse, en particulier pour les chatons ou les individus malades. Ces interactions agonistiques forcent le chat des Andes à se réfugier dans des zones rocheuses encore plus escarpées, là où les canidés et les grands félins ont plus de mal à manoeuvrer.
Cependant, les menaces les plus pressantes pour ce chat sauvage proviennent indirectement ou directement de l'activité humaine. Les chiens domestiques, introduits dans les zones de pâturage de haute altitude, constituent des prédateurs redoutables qui chassent le chat ou lui transmettent des maladies virales comme la rage ou la maladie de Carré.
© David Couve - Far South Expeditions
All rights reserved (Tous droits réservés)La survie du chat des Andes est compromise par une synergie de menaces industrielles, écologiques et anthropiques. L'essor de l'extraction minière, particulièrement le lithium, ainsi que l'exploitation d'hydrocarbures par fracturation hydraulique, transforment radicalement son habitat. Ces activités fragmentent le territoire et engendrent un stress hydrique critique dans des zones déjà arides, asséchant les ressources nécessaires au félin et à ses proies. En parallèle, les tourbières d'altitude, piliers de cet écosystème, subissent la pression d'un élevage intensif et du changement climatique, réduisant drastiquement l'espace géographique disponible.
L'interaction avec l'homme demeure une source de mortalité directe. Le braconnage, souvent motivé par des représailles suite à des prédations réelles ou supposées sur le bétail, reste fréquent. Cette situation est aggravée par une gestion défaillante des animaux domestiques : les chiens errants attaquent la faune sauvage et représentent, tout comme les chats domestiques, un vecteur potentiel de maladies infectieuses encore peu documentées. De plus, l'expansion du réseau routier lié aux mines multiplie les collisions mortelles, une menace émergente mais préoccupante.
Enfin, des facteurs socioculturels profonds exacerbent ces risques. L'exode rural dépeuple les terres, laissant le champ libre aux industries extractives. À l'inverse, le retour ponctuel de populations urbaines s'accompagne souvent de méthodes de chasse indiscriminées (pièges, poison). Le manque d'opportunités locales et l'érosion du lien traditionnel avec la nature fragilisent l'équilibre précaire des hautes Andes. Face à ce tableau complexe, une évaluation précise et territorialisée de ces impacts est désormais indispensable pour coordonner les efforts de conservation.
© Eliseo Delgado - Museo de Historia Natural Noel Kempff Mercado
Di-no license (Licence inconnue)Du fait de sa rareté, le chat des Andes est inscrit en Annexe I de la CITES depuis 1975 interdisant tout commerce international de l'espèce. La Liste rouge des espèces menacées de l'IUCN répertorie ce félin dans la catégorie "En danger" (EN) depuis 2002.
Depuis 1999, l'Alianza Gato Andino (AGA) s'impose comme l'unique organisation transfrontalière exclusivement dédiée à la sauvegarde de ce félin et de son habitat fragile. Présente au Pérou, en Bolivie, au Chili et en Argentine, l'Alliance utilise le chat des Andes comme une espèce emblématique pour protéger l'un des derniers sanctuaires sauvages de la planète. Son approche interdisciplinaire repose sur cinq programmes multinationaux conçus pour répondre aux réalités locales tout en ayant un impact global.
Le programme CATcrafts génère des revenus alternatifs pour les communautés, modifiant ainsi positivement la perception du chat des Andes. Parallèlement, le volet Gestion des conflits promeut la coexistence avec les éleveurs via des méthodes non invasives. Le programme Pawsitive Actions s'attaque aux risques sanitaires et à la prédation causée par les chiens domestiques, tandis qu'In the Field 24/7 comble les lacunes scientifiques par un suivi génétique et photographique constant. Enfin, un axe éducatif global unifie ces initiatives pour sensibiliser les écoles et les villages.
Au-delà de ces actions de terrain, l'AGA souligne l'urgence d'interventions politiques face à l'industrie minière. Il est crucial de limiter l'extraction dans les zones vitales pour préserver les tourbières et réduire la fragmentation de l'habitat. La stratégie de conservation intègre également une dimension culturelle profonde : la revalorisation des services écosystémiques et des traditions autochtones. En revitalisant la cosmogonie andine, où le chat occupe une place sacrée, l'Alliance lutte contre la déculturation occidentale et renforce le respect intrinsèque de la faune. Cette synergie entre science, politique et patrimoine culturel est indispensable pour garantir un avenir durable à ce prédateur des cimes et à l'équilibre écologique des Andes.
L'histoire taxonomique du chat des Andes commence officiellement en 1865, année où le naturaliste italien Emilio Cornalia a décrit l'espèce pour la première fois à partir d'un spécimen provenant des montagnes de Bolivie. Selon les registres du GBIF et les données de l'IUCN, Cornalia a nommé ce félin "Felis jacobita". Pendant plus d'un siècle, l'espèce est restée classée dans le genre Felis, une classification qui regroupait autrefois la majorité des petits félins du monde entier. Ce n'est qu'avec l'avènement des méthodes de recherche modernes, notamment la morphologie comparée du crâne et les premières analyses anatomiques poussées, que sa position systématique a commencé à être remise en question.
Le tournant majeur dans la compréhension de son origine a eu lieu à la fin du XXe siècle et au début du XXIe avec le développement de la phylogénie moléculaire. Les travaux menés sur l'ADN mitochondrial et nucléaire ont permis de démontrer que ce chat n'était pas étroitement lié au chat domestique ou aux félins européens, mais qu'il appartenait à une lignée distincte propre à l'Amérique du Sud. Les chercheurs ont alors intégré l'espèce au genre Leopardus, qui comprend d'autres petits animaux néotropicaux comme l'ocelot et le margay. Les études génétiques ont révélé que le chat des Andes s'est séparé de ses parents les plus proches, notamment le chat des pampas, il y a environ 1,5 à 2 millions d'années, lors de l'élévation finale de la cordillère des Andes. Cette séparation a favorisé une évolution isolée, menant à des adaptations morphologiques uniques que l'on ne retrouve chez aucun autre membre de son genre. Malgré son apparence physique qui pourrait rappeler la panthère des neiges d'Asie centrale, les analyses génétiques confirment qu'il s'agit d'une convergence évolutive due à la vie en haute altitude et non d'une parenté proche. Aujourd'hui, Leopardus jacobita est reconnu comme une espèce monotypique au sein de sa propre lignée évolutive, soulignant son importance cruciale pour l'étude de la biodiversité sud-américaine.
| Nom commun | Chat des Andes |
| English name | Andean mountain cat |
| Español nombre | Gato andino |
| Règne | Animalia |
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embranchement | Vertebrata |
| Classe | Mammalia |
| Sous-classe | Theria |
| Infra-classe | Eutheria |
| Ordre | Carnivora |
| Sous-ordre | Feliformia |
| Famille | Felidae |
| Sous-famille | Felinae |
| Genre | Leopardus |
| Nom binominal | Leopardus jacobita |
| Décrit par | Emilio Cornalia |
| Date | 1865 |
Satut IUCN | ![]() |
* Liens internes
Liste Rouge IUCN des espèces menacées
Mammal Species of the World (MSW)
Système d'information taxonomique intégré (ITIS)
* Liens externes
Global Biodiversity Information Facility (GBIF)
Museo de Historia Natural Noel Kempff Mercado
* Bibliographie
Cornalia, E. (1865). Descrizione di una nuova specie del genere Felis: Felis jacobita. Memorie della Società Italiana di Scienze Naturali.
Cossíos, E. D., et al. (2012). Genetic structure and conservation of the Andean cat (Leopardus jacobita) in its northern range. Conservation Genetics.
Villalba, L., et al. (2016). The Andean cat: a review of the biology and conservation of one of the world's least known felines. Andean Cat Alliance (AGA) Publications.
Nowell, K., & Jackson, P. (1996). Wild Cats: Status Survey and Conservation Action Plan. IUCN/SSC Cat Specialist Group.
Walker, R. S., et al. (2007). Diet of the Andean vixen (Lagidium viscacia) and the Andean cat (Leopardus jacobita). Journal of Mammalogy.
Villalba, L. et al. (2004). The Andean Cat: A Conservation Action Plan. Andean Cat Alliance.
Sunquist, M., & Sunquist, F. (2002). Wild Cats of the World. University of Chicago Press.
Lescroart, J. et al. (2023). Extensive phylogenomic discordance and the complex evolutionary history of the Neotropical cat genus Leopardus. Molecular Biology and Evolution. DOI:10.1093/molbev/msad255
Napolitano, C. et al. (2008). Activity patterns of Andean cat and Pampas cat. Wildlife Research.


