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Mesurant de 2,75 m à 3,40 m (avec la queue) et pesant jusqu'à 315 kg, le lion de l'Atlas est beaucoup plus grand et plus puissant que le lion d'Afrique.
Il est vrai que le tigre de Sibérie reste le plus gros des félins (4 m de la tête à la queue et 384 kg maximum), mais il est beaucoup moins haut (1,10 m au garrot).
Cette espèce de lion était le lion des gladiateurs, souvent d'ailleurs ces derniers faisaient combattre des lions et des tigres, dont le lion sortait pratiquement toujours vainqueur lors de ses batailles.
Le lion de l'Atlas a un pelage jaune brunâtre et sa crinière est la plus fournie de tous les lions. Elle descend jusque sur les flancs, et peut être totalement noire. La tête de ce lions est énorme, presque autant que celle du tigre de Sibérie.
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Il vivait dans le nord de l'Afrique, notamment autour du Maroc, de l'Egypte et dans les montagnes de l'Atlas d'où il tient son nom.
Malheureusement, ce lion a totalement disparu de ces régions depuis 1922, date à laquelle le dernier fut abattu. Il ne reste aujourd'hui plus que quelques spécimens réparti dans des zoos. Il y a beaucoup de projets de réintroduction du plus beau et du plus majestueux des lions.

Ce félin a été beaucoup victime des gladiateurs, et il était également le lion de César. C'était le lion de l'Atlas que l'on surnommait le roi des animaux et non le lion d'Afrique. Dans tous les cas, grâce à sa carrure, ce félin était considéré comme le plus puissant des félidés.

Il n'est guère aisé d'avoir des nouvelles plus récentes sur le projet de réintroduction de l'espèce. En juillet 2003, la naissance de lionceaux issus de la souche marocaine était célébrée au zoo d'Amnéville, en relation directe avec le projet. Il est bien probable cependant que cette idée n'aboutisse jamais. Cependant, puisqu'elle est toujours d'actualité et qu'elle illustre bien le problème de réintroductions décidées après la destruction d'une espèce, qui n'est pas sans nous rappeler la situation de nos propres grands prédateurs, il semble intéressant de vous proposer cet article qui s'inscrit dans la problématique de la conservation des animaux.
L'affaire avait déjà été évoquée en 2000 par le ministère marocain chargé des eaux et des forêts qui souhaite crée une zone protégée comme futur lieu de réintroduction de ce fauve mythique. A première vue, le projet semble intéressant et l'intention est louable.
Le dernier spécimen a en effet été abattu en 1922 au Maroc. C'était un trophée fort recherché ce qui en fit une victime du braconnage, alors qu'il s'était déjà éteint en Tunisie et en Algérie quelques années auparavant. Des spécimens ont cependant pu être sauvegardés grâce à la fauverie royale de Hassan II et on trouve actuellement une cinquantaine de lions répartis dans divers zoos, dont un peu plus de la moitié vivent dans le parc zoologique de Témara, dans la banlieue de Barat. Ce parc fut construit dans le cadre d'un partenariat entre les gouvernements marocain et britannique et est également appuyé par une ONG anglaise et des scientifiques d'Oxford.
Cette réintroduction doit à priori s'étaler sur une dizaine d'années et comptera plusieurs phases de travail. Une zone protégée d'une superficie de 10 000 hectares a été délimitée dans une région très peuplée, et qui devra être clôturée. Il faudra réintroduire le gibier de prédilection du grand fauve, c'est-à-dire des cerfs, mouflons, sangliers, singes et gazelles. Parallèlement, les scientifiques d'Oxford auront la tâche de sélectionner les géniteurs les plus purs afin de démarrer un programme de reproduction en captivité. Enfin, un couple ou deux seront relâché dans la zone protégée, et devront faire l'objet d'un suivi.
L'un des buts avoués du gouvernement marocain est de profiter des retombés économiques de ce projet. Il est fort probable en outre qu'il bénéficie de subventions européennes. En effet, ce programme devrait susciter l'engouement des adeptes du tourisme écologique.
Cependant plusieurs facteurs sont à prendre en compte. D'abord la population locale ne semble guère enthousiaste vis-à-vis de ce projet, la réputation sur la férocité de l'animal suscitant des inquiétudes. Il est à craindre également une reprise du braconnage à moins que la réserve soit bien surveillée. Il faut aussi voir quel système sera mis en place pour réguler la population des fauve, surtout s'ils sont destinés à vivre dans une zone délimitée. Les naissances seront-elles contrôlées ? Ou bien à l'instar de certains parc africains, le tir sélectif ou les permis de chasse feront-ils partie des solutions proposées ?
Il faut tout de même savoir que le Maroc ne jouit pas d'une bonne réputation en matière de protection de l'environnement. Il faut rappeler qu'en l'espace d'un siècle, plusieurs espèces animales et végétales ont disparus dans l'indifférence la plus totale. A titre d'exemple, le crocodile du Nil s'est éteint dans les années 1930, tandis que dans les années 1950 on sonnait le glas pour l'autruche, l'oryx et l'addax. Actuellement, la panthère devrait être inscrite sur la liste des espèces disparues puisqu'aucune preuve tangible de sa présence n'a put être rapportée, la hyène et le guépard sont en sursis, de même que le caracal, le chat des sables, le fennec et le chacal. Comment alors croire que ce pays soit prêt a réintroduire un animal que les fermiers ont contribués à sa disparition.
Il est certain que la disparition totale du lion de l'Atlas constituerait une tragédie supplémentaire pour la biodiversité et la conservation des espèces. Il semble de toute façon que la réintroduction du lion au Maroc ne soit pas idyllique. Il serait intéressant d'établir une parallèle avec nos grands carnivores, l'ours et le loup en particulier, qui suscitent la même méfiance chez les éleveurs français et rencontrent les mêmes obstacles sur le terrain. Un programme de réintroduction doit-il nécessairement dépendre d'une rentabilité économique au plan national, et dans quel contexte ? Si le programme réussit, quel sera le futur du lion de l'Atlas ?
SYLVIE CARDONA
CO-FONDATRICE D'AVES France
Nom commun | Lion de l'Atlas |
Règne | Animal |
Embranchement | Chordé |
Sous-embranchement | Vertébré |
Classe | Mammifère |
Ordre | Carnivore |
Famille | Félidé |
Genre | Panthera |
Espèce | Panthera leo |
Nom binominal | Panthera leo leo |
Statut IUCN | |
Décrit par | |
Date | 1758 |
Document crée par :
DEVIL LOVE
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