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Lapin des Ryukyu (Pentalagus furnessi)


Le lapin des Ryukyu (Pentalagus furnessi) est l'une des espèces de lagomorphes les plus primitives et les plus rares au monde. Endémique de deux petites îles japonaises de l'archipel des Ryukyu (Amami-Ōshima et Tokunoshima), il constitue à lui seul le genre monotypique Pentalagus. Considéré comme un véritable "fossile vivant", cet animal nocturne et discret présente des caractéristiques anatomiques archaïques qui le distinguent nettement des autres lapins. Classé "En danger" sur la Liste rouge de l'IUCN, il fait l'objet d'une protection stricte au Japon depuis 1921. Sa survie est aujourd'hui menacée par la déforestation, les prédateurs introduits et la fragmentation de son habitat forestier. Le lapin des Ryukyu est également appelé Lapin des Amami.


Lapin des Ryukyu (Pentalagus furnessi)
Lapin des Ryukyu (Pentalagus furnessi)
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DESCRIPTION

Le lapin des Ryukyu est un animal de taille modeste mais robuste, mesurant entre 43 et 51 centimètres de longueur corporelle pour un poids oscillant généralement entre 2 et 2,7 kilogrammes. Sa silhouette trapue et compacte le différencie immédiatement des lapins communs : ses pattes sont courtes et puissantes, adaptées à la progression lente dans un sous-bois dense plutôt qu'à la fuite rapide à découvert. Ses oreilles, remarquablement petites pour un lagomorphe, mesurent à peine 4 à 5 centimètres, ce qui lui confère un aspect ramassé et rappelle davantage certains pikas que les lapins de garenne.

Son pelage est dense, raide et de couleur brun foncé à noirâtre sur le dos et les flancs, tandis que le ventre présente des teintes plus roussâtres à ocre. Cette coloration sombre lui permet de se fondre efficacement dans l'obscurité des forêts subtropicales humides qu'il habite. La queue est extrêmement courte et peu visible, ce qui accentue sa forme générale arrondie.

La tête est large et relativement aplatie, avec un museau court et des petits yeux sombres bien adaptés à la vision nocturne. Les griffes sont robustes et légèrement incurvées, ce qui facilite les déplacements sur terrain irrégulier ainsi que les activités de creusement. La denture, typique des lagomorphes, comprend les incisives caractéristiques en biseau à croissance continue. L'ensemble de ces traits morphologiques archaïques (oreilles réduites, pattes courtes, griffes développées) témoigne d'une adaptation ancienne à la vie forestière dense, conservée pratiquement inchangée depuis des millions d'années.


Pentalagus furnessi
Pentalagus furnessi
© Kaeli Swift - iNaturalist
CC-BY-NC (Certains droits réservés)

HABITAT

Le lapin des Ryukyu vit exclusivement sur deux îles japonaises de l'archipel de Nansei : Amami-Oshima et Tokuno-Shima. Bien que la surface totale de ces îles atteigne 960 km², moins de la moitié offre un environnement réellement adapté à ses besoins. En pratique, son espace de vie se limite à environ 301 km² sur la première île et seulement 33 km² sur la seconde.

Cette espèce occupe des zones allant du bord de mer jusqu'aux sommets des collines (environ 700 mètres d'altitude). Cependant, sa situation est préoccupante : sa population est fragmentée en quatre groupes isolés, dont trois sont extrêmement réduits. De plus, son territoire a subi un déclin important, perdant entre 20 % et 40 % de sa surface sur l'île d'Amami en moins de vingt ans à la fin du siècle dernier.

Le lapin des Ryukyu vivait à l'origine dans des forêts primaires denses, avant la déforestation. Aucune étude n'a été menée pour mesurer l'impact de la déforestation, amorcée dans les années 1950, sur l'abondance du lapin, mais la superficie des forêts anciennes a été réduite de 70 à 90 % depuis 1980 par l'exploitation forestière. L'espèce vit actuellement dans les zones côtières couvertes de cycas, les habitats montagneux avec une couverture de chênes, les forêts sempervirentes à feuilles larges et les zones de coupe où dominent les graminées vivaces.


Pentalagus furnessi distribution
     Répartition actuelle du lapin des Ryukyu
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ALIMENTATION

Le lapin des Ryukyu est un herbivore strict dont le régime alimentaire est étroitement lié à la végétation des forêts subtropicales humides d'Amami-Ōshima et de Tokunoshima. Son alimentation se compose essentiellement de matières végétales variées : feuilles, tiges, bourgeons, jeunes pousses et écorces tendres constituent la base de son régime. Il consomme également des herbes, des graminées sauvages et diverses plantes herbacées présentes en sous-bois. En période de fructification, il peut profiter des baies et des fruits tombés au sol. Les tubercules et les racines font aussi partie de son menu, notamment pendant les saisons où la végétation de surface se raréfie.

Comme tous les lagomorphes, le lapin des Ryukyu pratique la caecotrophie, un comportement alimentaire consistant à réingérer certaines de ses propres fèces molles (les caecotrophes) directement depuis l'anus. Ce processus, qui intervient généralement le jour lorsque l'animal est au repos dans son terrier, lui permet d'optimiser l'assimilation des nutriments, notamment des protéines microbiennes et des vitamines B produites dans le caecum. Cette double digestion est indispensable à sa survie, car elle améliore considérablement le rendement énergétique d'un régime à base de végétaux peu nutritifs.

L'espèce ne s'aventure que rarement en dehors du couvert forestier pour chercher sa nourriture, ce qui la rend particulièrement sensible à la dégradation et à la fragmentation de son habitat.


Lapin des Ryukyu naturalise
Lapin des Ryukyu naturalisé au musée de Bremen, Allemagne
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REPRODUCTION

La biologie reproductive du lapin des Ryukyu est encore imparfaitement connue en raison de la discrétion extrême de l'espèce et des difficultés liées à son observation en milieu naturel. Les données disponibles proviennent principalement d'études de terrain menées sur l'île d'Amami-Ōshima et d'observations ponctuelles au fil des décennies. La période de reproduction semble s'étaler principalement de l'automne au printemps, avec une possible activité reproductrice sur une grande partie de l'année dans les conditions climatiques favorables des îles subtropicales. La gestation, estimée par analogie avec d'autres lagomorphes et par les rares données directes disponibles, durerait environ 25 à 30 jours.

Les portées sont réduites, généralement composées de un à trois jeunes par naissance, ce qui est nettement moins prolifique que les lapins communs d'Europe ou d'Amérique. Cette faible fécondité rend la population particulièrement vulnérable aux pressions extérieures, car le renouvellement démographique est lent. Les nouveau-nés naissent dans des terriers creusés dans le sol, souvent sur les pentes boisées à substrat meuble. La femelle élève seule ses petits. Le rôle du mâle après la fécondation est mal documenté. En raison de la rareté de l'espèce et des contraintes éthiques imposées par son statut de protection, les études en captivité sont très limitées, ce qui freine la compréhension approfondie de sa physiologie reproductive.


Lapin des Ryukyu femelle
Lapin des Ryukyu femelle et son petit
Source: Nippon.com

COMPORTEMENT

Le lapin des Ryukyu est un animal solitaire et farouche, à l'activité essentiellement nocturne et crépusculaire. Il passe la majeure partie de la journée tapi dans des terriers qu'il creuse lui-même dans le sol des forêts denses, ou bien dissimulé dans des anfractuosités naturelles entre les racines et les rochers. Son comportement discret et son instinct à éviter tout contact expliquent la grande difficulté à l'observer en milieu naturel.

Contrairement à de nombreux autres lagomorphes qui communiquent par des battements de pattes ou des postures visibles, le lapin des Ryukyu recourt à des vocalisations sonores pour communiquer. Il émet des cris aigus et stridents, notamment en période de reproduction ou lors de situations d'alarme, ce qui constitue une particularité comportementale notable au sein de la famille des léporidés. Ces appels nocturnes ont longtemps intrigué les habitants des îles avant que leur origine animale ne soit clairement identifiée.

Son territoire est relativement restreint, et il semble peu enclins aux grands déplacements. Il emprunte des sentiers réguliers à travers le sous-bois, qu'il marque probablement par des sécrétions olfactives ou des dépôts de fèces. Son mode de déplacement est lent et prudent, bien différent de la course rapide caractéristique des lapins communs.

Face à un danger, il ne cherche pas à fuir à découvert sur de longues distances mais préfère se tapir sur place ou regagner rapidement son abri souterrain. Cette stratégie défensive, efficace contre les prédateurs traditionnels, le rend malheureusement peu adapté à la menace représentée par des prédateurs introduits agiles et rapides comme les mangoustes ou les chats errants.


Lapin des Amami
Le lapin des Ryukyu est aussi appelé Lapin des Amami
© Dmitri Yaronov - iNaturalist
CC-BY-NC (Certains droits réservés)

PRÉDATION

Dans son environnement d'origine, le lapin des Ryukyu n'avait que peu de prédateurs naturels significatifs, ce qui explique en partie ses comportements défensifs relativement rudimentaires comparés à ceux des lapins vivant dans des écosystèmes à forte pression prédatrice. Les forêts subtropicales insulaires d'Amami-Ōshima et de Tokunoshima abritent un cortège limité de prédateurs endémiques ou indigènes capables de s'attaquer à lui.

Parmi eux, le habu (Protobothrops flavoviridis), un vipéridé venimeux endémique de l'archipel Ryukyu, est considéré comme l'un des rares prédateurs indigènes pouvant représenter une menace, notamment pour les jeunes individus et les juvéniles encore peu mobiles dans les terriers. Certaines espèces de rapaces présents sur les îles peuvent également chasser occasionnellement des juvéniles ou des individus affaiblis.

Cependant, la menace prédatrice la plus grave et la plus documentée provient aujourd'hui des espèces introduites par l'activité humaine. La mangouste de Java (Urva javanica), importée à Amami-Ōshima en 1979 dans le but erroné de contrôler la population de habus, s'est révélée être un ennemi redoutable pour le lapin des Ryukyu, contribuant directement à l'effondrement de ses populations locales. Des programmes de piégeage intensif des mangoustes ont été mis en oeuvre à partir des années 2000 et ont permis une certaine amélioration de la situation.

Les chats domestiques retournés à l'état sauvage constituent une autre menace prédatrice majeure, tout comme les chiens errants. Ces prédateurs introduits, non coévoluées avec le lapin, exercent une pression de prédation à laquelle l'espèce n'est pas adaptée comportementalement.


Lapin des Ryukyu en captivite
Lapin des Ryukyu en captivité
Auteur: Totti
CC0 (Domaine public)

MENACES

Le lapin des Ryukyu fait face à deux dangers majeurs : l'arrivée de nouveaux prédateurs et la perte de son milieu naturel. Ayant évolué de manière isolée sans grands ennemis, ce lapin est particulièrement vulnérable face aux espèces introduites par l'homme.

L'introduction de la mangouste de Java à la fin des années 1970 a gravement mis en péril l'espèce. Si les populations de mangoustes sont aujourd'hui mieux contrôlées, les chats domestiques et les chiens errants ont pris le relais et constituent désormais la menace la plus critique. Ces prédateurs domestiques retournés à l'état sauvage chassent facilement ce lapin qui n'a pas développé de mécanismes de défense adaptés.

L'activité humaine réduit drastiquement les zones de vie du lapin des Ryukyu. Depuis 1980, l'exploitation forestière a fait disparaître une grande partie des forêts anciennes, ne laissant que 10 à 30 % de la surface d'origine. Cette situation est aggravée par :

* Les routes forestières : Elles fragmentent la forêt et facilitent l'accès des prédateurs au coeur de l'habitat du lapin.

* Le développement touristique : Des projets comme la construction de terrains de golf sur l'île d'Amami empiètent directement sur les zones de nidification et d'alimentation de l'espèce.


Amami rabbit (Pentalagus furnessi)
En anglais, le lapin des Ryukyu est appelé Amami rabbit
© Orthoptera-JP - iNaturalist
CC-BY-NC (Certains droits réservés)

CONSERVATION

Le lapin des Ryukyu est une espèce en voie de disparition. L'espèce est actuellement inscrite inscrite dans la catégorie "En danger" (EN) sur la Liste rouge de l'IUCN.

La protection du lapin des Ryukyu repose sur un cadre juridique ancien et des actions de terrain ciblées. Classé "monument naturel spécial" depuis 1963, il bénéficie d'une interdiction totale de chasse et de capture. Son statut d'espèce menacée au Japon, officialisé en 2004, a renforcé la surveillance, notamment via le Centre de conservation d'Amami.

Le principal levier d'action direct est l'éradication des prédateurs introduits par l'homme. Un programme national lancé en 2005 vise spécifiquement à éliminer la mangouste, dont la présence est dévastatrice pour ce lapin insulaire. Parallèlement, des efforts de gestion sont nécessaires pour limiter l'impact des chiens et des chats errants, qui continuent de menacer les populations sauvages.

La survie de l'espèce dépend avant tout de la préservation de ses forêts anciennes. Cependant, plusieurs obstacles compliquent cette mission : La construction de routes forestières facilite l'accès des prédateurs et fragmente les zones de vie des lapins. Des subventions publiques ont paradoxalement nui à l'espèce en finançant le défrichement agricole et l'ouverture de nouvelles voies de transport. L'État ne possède que 10 % des forêts matures, la grande majorité appartenant à des propriétaires privés ou locaux, ce qui rend la mise en place d'une politique de conservation globale plus complexe.


TAXONOMIE

La découverte scientifique de cette espèce remonte à la fin du XIXe siècle, une période riche en explorations naturalistes dans l'archipel nippon. La description officielle de l'espèce a été réalisée par Witmer Stone en 1900, d'après des spécimens collectés sur l'île d'Amami Ōshima. Dès son identification, les biologistes ont été frappés par les caractères anatomiques archaïques de l'animal, qui le plaçaient à part dans l'ordre des Lagomorpha. Des études morphologiques approfondies ont révélé que le genre Pentalagus ne possède aucun parent proche vivant, ce qui en fait un taxon monotypique. L'histoire évolutive de ce lapin suggère qu'il est issu d'une lignée qui s'est isolée du continent asiatique lors de la formation géologique des îles Ryukyu, il y a plusieurs millions d'années.

En raison de cet isolement géographique prolongé, il a conservé des traits ancestraux disparus chez les lapins modernes, tels que la structure osseuse du crâne et la denture spécifique. Au cours du XXe siècle, les recherches phylogénétiques ont confirmé sa position basale au sein de la famille des Leporidae. Ces travaux soulignent que le lapin des Ryukyu représente une relique d'une radiation ancienne de lagomorphes qui peuplaient autrefois de vastes régions d'Asie. Sa reconnaissance en tant que "monument naturel" par le gouvernement japonais en 1921 a marqué une étape importante dans l'histoire de sa protection, bien que sa classification comme espèce en danger n'ait été officialisée que beaucoup plus tard par l'IUCN face au déclin alarmant de ses effectifs. Aujourd'hui, il demeure un sujet d'étude crucial pour les chercheurs s'intéressant à l'évolution insulaire et à la biogéographie de l'Asie de l'Est, offrant un aperçu rare sur la morphologie des léporidés primitifs.

Le lapin des Ryukyu est considéré comme une espèce monotypique, ce qui signifie qu'aucune sous-espèce n'est officiellement reconnue à ce jour. Bien que l'espèce soit répartie sur deux îles distinctes, Amami Ōshima et Tokunoshima, les variations morphologiques entre les deux populations ne sont pas jugées suffisantes pour justifier une séparation taxonomique formelle.


CLASSIFICATION


Fiche d'identité
Nom communLapin des Ryukyu
Autre nomLapin des Amami
English nameRyukyu rabbit
Amami rabbit
Español nombreConejo de Ryukyu
Conejo de Amami
RègneAnimalia
EmbranchementChordata
Sous-embranchementVertebrata
Super-classeTetrapoda
ClasseMammalia
Sous-classeTheria
Infra-classeEutheria
OrdreLagomorpha
FamilleLeporidae
GenrePentalagus
Nom binominalPentalagus furnessi
Décrit parWitmer Stone
Date1900



Satut IUCN

En danger (EN)

SOURCES

* Liens internes

Animal Diversity Web

Arkive

iNaturalist

Liste Rouge IUCN des espèces menacées

Mammal Species of the World (MSW)

Système d'information taxonomique intégré (ITIS)

Wikipédia

* Liens externes

Global Biodiversity Information Facility (GBIF)

Nippon.com

World Lagomorph Society

* Bibliographie

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