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Mangouste à dix raies (Mungotictis decemlineata)


La mangouste à dix raies (Mungotictis decemlineata) est un mammifère carnivore endémique de Madagascar appartenant à la famille des Eupleridae. Espèce discrète et encore mal connue du grand public, elle se distingue par son pelage clair parcouru de bandes longitudinales sombres, caractère à l’origine de son nom vernaculaire. Elle occupe principalement les forêts sèches de l’ouest malgache, où elle joue un rôle écologique important en tant que prédateur de petits invertébrés et de vertébrés. Son mode de vie majoritairement terrestre, sa relative tolérance à la vie en groupe et ses adaptations morphologiques spécifiques en font un sujet d’intérêt majeur pour l’étude de l’évolution insulaire. Malgré cela, l'espèce reste menacée par la dégradation rapide de son habitat et par les pressions anthropiques croissantes. La mangouste à dix raies est également appelée Galidie à bandes étroites.


Mangouste a dix raies (Mungotictis decemlineata)
Mangouste à dix raies (Mungotictis decemlineata)
© Royle Safaris - iNaturalist
CC-BY-NC (Certains droits réservés)



DESCRIPTION

La mangouste à dix raies présente une morphologie parfaitement adaptée à son environnement forestier sec. C’est un animal de taille moyenne pour un carnivore malgache, avec une longueur de corps variant généralement entre 25 et 35 centimètres, à laquelle s’ajoute une queue touffue mesurant de 23 à 27 centimètres. Le poids des adultes oscille entre 600 et 800 grammes, les mâles étant parfois légèrement plus lourds que les femelles, bien que le dimorphisme sexuel ne soit pas extrêmement prononcé au premier coup d'oeil.

Le pelage de cette mangouste est de couleur gris-brun. Entre huit et douze bandes étroites de couleur brun rougeâtre parcourent le dos et les flancs de l'animal, partant des épaules jusqu'à la base de la queue. Ces rayures offrent un camouflage efficace dans les sous-bois tachetés de lumière et d'ombre des forêts décidues. Les parties inférieures sont plus pâles de couleur beige et parfois avec des teintes orangées autour des jambes. La queue est de même couleur que le haut du corps, mais peut être plus gris, et parsemé de zones claires et sombres.

Le corps est allongé et soutenu par des pattes relativement courtes, conférant à l'animal une allure basse sur pattes. Les pieds sont dotés de griffes non rétractiles, un outil essentiel pour creuser le sol ou gratter l'écorce des arbres à la recherche de nourriture. Une particularité anatomique intéressante réside dans ses pieds partiellement palmés et ses plantes de pieds nues. Bien que cette espèce ne soit pas aquatique, cette caractéristique pourrait être un vestige évolutif ou une adaptation favorisant la stabilité sur des surfaces lisses ou dans les sédiments meubles. La tête est fine, terminée par un museau pointu typique des insectivores, avec de petites oreilles arrondies qui dépassent à peine de la fourrure. La queue, souvent portée à l'horizontale ou légèrement relevée lors des déplacements, est particulièrement volumineuse et annelée de manière diffuse, servant de balancier lors des mouvements rapides ou des rares escalades dans la strate basse des arbres.


Mungotictis decemlineata
Mungotictis decemlineata
© Linda Reinhold - iNaturalist
CC-BY-NC (Certains droits réservés)

HABITAT

La mangouste à dix raies est endémique des forêts sèches décidues des régions centrales et méridionales de Menabe, dans l'ouest de Madagascar, du niveau de la mer jusqu'à environ 125 m d'altitude. On la rencontre entre le fleuve Tsiribihina au nord et le fleuve Manombo au sud. Les limites méridionales précises de l'aire de répartition de la sous-espèce nominale restent incertaines, mais elle ne s'étend pas au sud du grand fleuve Mangoky, qui constitue une importante frontière biogéographique. Mungotictis decemlineata lineata a récemment été redécouverte au sud de ce fleuve.


Mungotictis decemlineata distribution
     Répartition actuelle de la mangouste à dix raies
© Manimalworld
CC-BY-NC-SA (Certains droits réservés)

ALIMENTATION

Le régime alimentaire de la mangouste à dix raies est principalement insectivore, bien qu'elle soit classée biologiquement parmi les carnivores. Cette espèce fait preuve d'une grande opportunité alimentaire, adaptant sa quête de nourriture aux fluctuations saisonnières marquées des forêts sèches de l'ouest malgache. La base de son alimentation est constituée de larves d'insectes, de coléoptères et d'autres invertébrés qu'elle débusque activement en fouillant la litière forestière, en creusant le sol sablonneux ou en arrachant l'écorce pourrie des troncs morts. Pendant la saison sèche, lorsque les proies de surface se font rares, sa capacité à détecter et extraire des larves enfouies devient cruciale pour sa survie énergétique.

Cependant, la mangouste à dix raies ne se limite pas aux insectes. Elle complète régulièrement son menu avec de petits vertébrés tels que des lézards, des scinques, des petits serpents, et parfois de petits rongeurs ou des oiseaux nichant au sol. Une caractéristique comportementale remarquable de son alimentation est sa technique pour consommer des oeufs ou des escargots à coquille dure. L'animal saisit l'objet avec ses pattes avant et, en se tenant sur ses pattes arrière ou couché sur le flanc, le projette violemment vers l'arrière contre une surface dure (pierre ou racine) pour briser la coquille et accéder au contenu. Cette utilisation d'enclumes, bien que rudimentaire, témoigne d'une certaine complexité cognitive. L'espèce joue un rôle écologique important en régulant les populations d'insectes et de petits vertébrés dans son écosystème. La recherche de nourriture se fait généralement de manière solitaire ou en petits sous-groupes dispersés, les individus gardant un contact vocal constant pour maintenir la cohésion sociale tout en minimisant la compétition directe pour les petites proies trouvées.


Galidie a bandes etroites
La mangouste à dix raies est aussi appelée Galidie à bandes étroites
© Barbara Schneider - iNaturalist
CC-BY-NC (Certains droits réservés)

REPRODUCTION

La reproduction chez la mangouste à dix raies est strictement saisonnière, une adaptation nécessaire aux cycles climatiques de Madagascar où la disponibilité des ressources varie drastiquement entre la saison humide et la saison sèche. L'accouplement a généralement lieu entre décembre et avril, durant l'été austral, période où la nourriture est la plus abondante, ce qui permet aux femelles d'accumuler les réserves énergétiques nécessaires à la gestation et à l'allaitement. Le système d'accouplement peut varier, mais l'espèce tend vers la monogamie sociale au sein des groupes, bien que des accouplements avec plusieurs partenaires puissent survenir, et la compétition entre mâles pour l'accès aux femelles en oestrus peut être intense, marquée par des vocalisations et des poursuites.

La gestation dure entre 90 et 105 jours, une période relativement longue pour un animal de cette taille. La femelle donne naissance à une portée très réduite, généralement constituée d'un seul petit, très rarement deux. Cette faible fécondité est compensée par un investissement parental élevé. Les petits naissent relativement développés, couverts de poils et avec les yeux ouverts ou s'ouvrant peu après la naissance, ce qui les distingue des autres carnivores dont les jeunes sont souvent plus immatures. L'allaitement dure environ deux mois, période durant laquelle le jeune reste caché dans des tanières ou des arbres creux pour éviter les prédateurs. La maturité sexuelle est atteinte tardivement, vers l'âge de deux ans, ce qui, combiné à la faible taille des portées, rend la croissance démographique de l'espèce lente et la rend particulièrement vulnérable aux perturbations extérieures. Les liens sociaux au sein du clan jouent un rôle protecteur pour les jeunes, les adultes coopérant souvent pour la surveillance contre les menaces potentielles.

La longévité de la mangouste à dix raies est encore mal documentée en raison du faible nombre d’études de suivi à long terme. En milieu naturel, son espérance de vie est généralement estimée entre 8 et 10 ans, une durée cohérente avec celle d’autres petits carnivores malgaches. Cette longévité est fortement influencée par la prédation, la disponibilité alimentaire et la qualité de l’habitat. En captivité, où les risques naturels sont absents et les soins vétérinaires présents, certains individus pourraient atteindre 12 à 15 ans, bien que les données restent rares et fragmentaires.


Mangouste a dix raies juvenile
Mangouste à dix raies juvénile au zoo de Berlin
© Vladimír Motyčka - BioLib
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COMPORTEMENT

Le comportement social est l'un des aspects les plus fascinants de la biologie de cette espèce. Contrairement à de nombreuses autres petites mangoustes qui sont solitaires et nocturnes, la mangouste à dix raies est une espèce diurne et hautement sociale. Ces animaux vivent en groupes familiaux structurés, ou clans, pouvant compter de six à huit individus en moyenne, bien que des regroupements plus importants aient été observés. Ces groupes sont souvent composés d'un couple dominant, de leurs descendants de plusieurs générations et parfois d'adultes périphériques. La cohésion du groupe est maintenue par un répertoire vocal varié, incluant des cris de contact, des grognements d'apaisement et des cris d'alarme stridents utilisés pour avertir les congénères d'un danger imminent.

L'espèce est à la fois terrestre et arboricole. Bien qu'elle passe la majeure partie de sa journée à fourrager au sol, elle est parfaitement capable de grimper aux arbres pour échapper aux prédateurs ou pour se reposer. Les sites de repos nocturnes sont cruciaux pour la structure sociale : le groupe dort ensemble, généralement dans des trous d'arbres, des troncs creux ou des terriers abandonnés, changeant régulièrement de site pour éviter l'accumulation de parasites. Ce comportement renforce les liens sociaux et assure une thermorégulation efficace durant les nuits fraîches de la saison sèche. Les interactions sociales incluent également le marquage olfactif, l'allogrooming (toilettage mutuel) et des jeux chez les jeunes, qui sont essentiels pour l'apprentissage des compétences de chasse et des hiérarchies sociales. Le territoire du groupe est défendu activement contre les intrus, les mâles jouant un rôle prépondérant dans la patrouille et la défense des frontières territoriales contre les clans rivaux.


Mangouste a dix raies reserve privee Kirindy
Mangouste à dix raies dans la réserve privée de Kirindy
© Allan Hopkins - iNaturalist
CC-BY-NC-ND (Certains droits réservés)

PRÉDATION

Dans son habitat naturel, la mangouste à dix raies doit faire face à plusieurs prédateurs redoutables qui ont façonné son évolution et ses comportements de vigilance. Le plus significatif est sans conteste le fossa (Cryptoprocta ferox), le plus grand carnivore de Madagascar. Capable de chasser aussi bien au sol que dans les arbres, le fossa représente une menace constante pour les adultes comme pour les jeunes. Pour se prémunir contre ce super-prédateur, les mangoustes comptent sur leur vigilance collective : lorsqu'un membre du groupe détecte une menace, il émet un cri d'alarme spécifique qui provoque la fuite immédiate de tout le clan vers les fourrés denses ou les cavités d'arbres inaccessibles.

Outre le fossa, les jeunes mangoustes sont particulièrement vulnérables aux attaques de grands rapaces diurnes, tels que l'autour de Henst (Accipiter henstii), qui peuvent les saisir par surprise depuis la canopée. De grands serpents, comme le boa de Madagascar (Acrantophis madagascariensis), figurent également parmi les prédateurs naturels, s'attaquant aux individus inattentifs ou pénétrant parfois dans les terriers.

Cependant, une "prédation" plus insidieuse et non naturelle menace aujourd'hui l'espèce : celle exercée par les chiens domestiques retournés à l'état sauvage ou accompagnant les humains en forêt. Ces chiens, introduits par l'homme, n'ont pas co-évolué avec la faune locale et exercent une pression dévastatrice, tuant les mangoustes ou leur transmettant des maladies contre lesquelles elles n'ont aucune immunité. La fragmentation de l'habitat augmente également la vulnérabilité de l'espèce à ces prédateurs, en réduisant les zones de refuge et en forçant les animaux à se déplacer dans des zones découvertes et dangereuses.


Mangouste a dix raies zoo de Wroclaw
Mangouste à dix raies au zoo de Wroclaw, Pologne
Crédit photo: Alex Kantorovich - Zooinstitutes

MENACES

La mangouste à dix raies est menacée par la conversion de son habitat forestier en terres cultivées et en pâturages, par l'exploitation forestière sélective et par la mortalité accidentelle causée par les chiens de chasse. Dans l'ouest de Madagascar, Zinner et al. (2014) ont montré que pour le centre de Menabe, l'un des principaux centres de répartition de cette mangouste, le taux de déforestation, qui était de 0,78 km²/an entre 2003 et 2006, est passé à 1,09 km²/an entre 2006 et 2008, puis à 2,55 km²/an entre 2008 et 2010. De nombreux éléments indiquent que cette tendance récente s'est poursuivie entre 2010 et 2014, avec en plus une augmentation de l'exploitation forestière illégale et du braconnage dans les zones forestières centrales, ce qui aura sans aucun doute un impact négatif sur les populations de tous les carnivores indigènes, notamment en raison de la présence accrue de chiens. La population méridionale de Mungotictis decemlineata lineatus récemment redécouverte dans les forêts de Mikea a une densité de population extrêmement faible.


Mangouste a dix raies zoo de Plzen
Mangouste à dix raies au zoo de Plzeň, République Tchèque
Crédit photo: Alex Kantorovich - Zooinstitutes

CONSERVATION

La mangouste à dix raies est considérée comme une espèce menacée inscrite dans la catégorie "En danger" (EN) sur la Liste rouge de l'IUCN.

Cette espèce est présente dans la zone protégée provisoire de Central Menabe, le parc national de Kirindy Mitea et la réserve spéciale d'Andranomena (à des densités extrêmement faibles).


Mangouste a dix raies Parc national de Kirindy Mitea
Mangouste à dix raies au Parc national de Kirindy Mitea
© Heinonlein - Wikimedia Commons
CC-BY-NC (Certains droits réservés)

TAXONOMIE

L'histoire taxonomique de la mangouste à dix raies illustre parfaitement les complexités et les révisions scientifiques qu'a connues la classification des carnivores de Madagascar. Décrite pour la première fois en 1867 par le naturaliste français Alfred Grandidier, l'espèce fut initialement placée, comme la plupart des petits carnivores ressemblant à des mangoustes, dans la famille des Viverridae ou des Herpestidae. Pendant plus d'un siècle, la classification reposait sur des ressemblances morphologiques convergentes (forme du crâne, dentition) avec les mangoustes africaines et asiatiques. Le nom de genre Mungotictis a été créé par Reginald Innes Pocock en 1915 pour distinguer cette espèce des autres genres malgaches voisins comme Galidictis.

Cependant, le tournant majeur dans la compréhension taxonomique de cet animal, et de tous les carnivores malgaches, est survenu au début des années 2000 grâce à l'avènement de la phylogénie moléculaire. Des études génétiques approfondies, menées notamment par la chercheuse Anne Yoder, ont bouleversé la classification établie. Ces analyses d'ADN ont révélé que tous les carnivores endémiques de Madagascar forment en réalité un groupe monophylétique unique. Cela signifie qu'ils descendent tous d'un seul ancêtre commun qui est arrivé sur l'île depuis l'Afrique continentale il y a environ 18 à 24 millions d'années, probablement sur des radeaux de végétation.

En conséquence, Mungotictis decemlineata a été retiré des familles Herpestidae ou Viverridae pour être intégré dans la nouvelle famille endémique des Eupleridae. Au sein de cette famille, l'espèce est classée dans la sous-famille des Galidiinae, aux côtés des genres Galidia, Galidictis et Salanoia. Cette révision taxonomique est fondamentale, car elle prouve que les ressemblances entre la mangouste à dix raies et les mangoustes africaines sont le fruit d'une convergence évolutive (adaptation à des niches écologiques similaires) et non d'une parenté directe récente. Le genre Mungotictis est aujourd'hui considéré comme monospécifique, ce qui souligne son unicité génétique et l'importance de sa conservation en tant que lignée évolutive distincte au sein de la biodiversité malgache.

La classification infraspécifique de la mangouste à dix raies a longtemps fait l'objet de débats et de confusions, compliquée par la rareté des spécimens et l'accès difficile à certaines zones de son aire de répartition. Historiquement et actuellement, la communauté scientifique reconnaît principalement deux sous-espèces distinctes, basées sur des variations géographiques et morphologiques subtiles :

- Mungotictis decemlineata decemlineata (Grandidier, 1867) : C'est la plus connue et la plus étudiée. Elle est présente dans la région du Menabe central, entre les fleuves Tsiribihina et Morondava. C'est cette forme que l'on observe couramment dans la réserve de Kirindy, caractérisée par ses rayures nettes et sa taille standard décrite dans la littérature générale.

- Mungotictis decemlineata lineata (Pocock, 1915) : Cette sous-espèce du sud a été considérée comme éteinte pendant de nombreuses décennies avant d'être spectaculairement redécouverte en 2004 par des biologistes dans les forêts épineuses du sud-ouest, près de Tsimanampetsotsa. Cette population du sud se distingue par un pelage souvent plus pâle et des rayures moins contrastées, une adaptation probable à un environnement encore plus aride et sablonneux que celui du nord.

La séparation géographique entre les deux populations, coupée par des rivières et des zones déforestées, empêche le flux génétique, renforçant leur divergence évolutive et la nécessité de protéger ces deux entités distinctement.


Narrow-striped mongoose
En anglais, la mangouste à dix raies est appelée
Narrow-striped mongoose
Crédit photo: Alex Kantorovich - Zooinstitutes

CLASSIFICATION


Fiche d'identité
Nom communMangouste à dix raies
Autre nomGalidie à bandes étroites
English nameNarrow-striped mongoose
Español nombreMangosta de rayas angostas
RègneAnimalia
EmbranchementChordata
Sous-embranchementVertebrata
ClasseMammalia
Sous-classeTheria
Infra-classeEutheria
OrdreCarnivora
Sous-ordreFeliformia
FamilleEupleridae
Sous-familleGalidiinae
GenreMungotictis
Nom binominalMungotictis decemlineata
Décrit parAlfred Grandidier
Date1867



Satut IUCN

En danger (EN)

SOURCES

* Liens internes

Animal Diversity Web

Arkive

BioLib

iNaturalist

Liste Rouge IUCN des espèces menacées

Mammal Species of the World (MSW)

Système d'information taxonomique intégré (ITIS)

* Liens externes

Global Biodiversity Information Facility (GBIF)

Wikimedia Commons

Zooinstitutes

* Bibliographie

Grandidier, A. (1867). Mammifères et Oiseaux nouveaux découverts à Madagascar et décrits par M. Alfred Grandidier. Revue et Magazin de Zoologie.

Hawkins, A.F.A., Hawkins, C.E. & Jenkins, P.D. (2000). Mungotictis decemlineata lineata (Carnivora: Herpestidae), a mysterious Malagasy mongoose. Journal of Natural History, 34:305–310.

Goodman, S. M. (2003). The Natural History of Madagascar. University of Chicago Press.

Yoder, A. D., et al. (2003). "Single origin of Malagasy Carnivora from an African ancestor". Nature.

Razafimanantsoa, L. D. (2003). "Ecologie et éthologie de Mungotictis decemlineata dans la forêt de Kirindy".

Woog, F., et al. (2004). "Rediscovery of Mungotictis decemlineata lineata in the Tsimanampetsotsa National Park". Small Carnivore Conservation.

Albignac, R. (1973). Faune de Madagascar : Mammifères Carnivores. ORSTOM/CNRS.

Hawkins, A. F. A. (1999). "Diet of the Vontsira (Mungotictis decemlineata) in the Parc National de Zombitse-Vohibasia". African Journal of Ecology.