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L'aigle royal est le roi des rapaces diurnes. Cet oiseau fait partie de la famille des grands rapaces de la famille des accipitridés. L'aigle royal est protégé dans certains pays depuis les années 1970. L'appellation aigle doré lui vient de la couleur des plumes qui lui couvrent la nuque et l'occiput.

L'aigle royal est l'un des plus grand rapaces après le condor des Andes. Les pattes de l'aigle royal sont composés de 4 griffes que l'on appelle serres. Les serres varient de grosseur selon l'espèce d'aigle. L'aigle royal a les pattes emplumées.
Il a aussi des yeux très perçants. Grâce à sa vue perçante, cet oiseau peut calculer la distance qui le sépare de sa proie et évaluer la vitesse qu'il doit atteindre pour l'attraper. Les aigles ont une vue 8 fois plus perçante que l'homme.
Son bec est capable de couper, de déchirer et de broyer. Il est fait de la même matière que nos ongles. Les aigles ont des oreilles qui sont dissimulées en dessous des plumes. Les os de l'aile de l'aigle sont très semblables à ceux de l'homme. Les plumes les plus importantes sur l'aile sont celles du bout, elles lui permettent de voler de façon plus stable dans les grands vents.
Son espérance de vie est de 35 ans à l'état sauvage, alors qu'en captivité ils peuvent atteindre l'âge honnorable de 45 ans.

L'aigle royal se rencontre dans les montagnes d'Eurasie (Alpes, Pyrénées, Corse, Asie orientale,...) et d'Amérique du Nord. Il occupe également le pourtour de ces territoires (pré-montagneux) et les territoires ouverts des forêts boréales. Une population niche également sur les hauts plateaux éthiopiens.
Le nid, appelé aire, est constitué de branchages dont l'entassement année après année, peut mesurer plus de 5 m d'épaisseur. Il est situé dans des falaises ou de vieux arbres, leur orientation varie en fonction de l'altitude (de 100 à 2 000 m) et du climat (méditerranéen froid à continental).

L'aigle royal est un opportuniste et son régime alimentaire dépend principalement des proies qu'il rencontre dans son milieu. En zone alpine, il est constitué à plus de 80% de marmottes.
Dans les autres secteurs de son aire de répartition il est nettement plus varié. On peut par exemple citer les lapins, les lièvres, les chamois, les chevreuils, les bouquetins, les hérons, les faucons, les grues, les tétras, les blaireaux, les hermines, les belettes, les serpents et parfois même les renards.

Chaque année en mars ou avril, la femelle pond de 1 à 3 oeufs (souvent 2) blanchâtres tachetés de brun. Ils sont pondus à 2 ou 3 jours d'intervalle, ce qui espacera également les éclosions puisque la femelle commence à couver dès la ponte du premier oeuf. La durée d'incubation varie de 41 à 45 jours. La femelle assure l'essentiel ou la totalité du temps de couvaison tandis que le mâle chasse pour la nourrir et défend le territoire.
La plupart du temps un seul jeune survit : durant la deuxième quinzaine de vie, le plus fort (souvent le premier éclos) agresse et finit par tuer le plus faible sans que la concurrence alimentaire ne le justifie, on parle de caïnisme. Si le premier né est un mâle et le deuxième une femelle, généralement plus grosse qu'un mâle, la compétition est plus équilibrée et les 2 jeunes peuvent parvenir à l'envol.
Passé l'âge de 11 semaines l'aiglon effectue son premier vol mais reste au voisinage de l'aire. Ensuite il suit les adultes qui tuent des proies pour lui. A l'automne, avant de recommencer un nouveau cycle reproductif, les adultes poussent le jeune à partir. Celui-ci entame alors une période d'errance, c'est à dire qu'il parcourt de vastes territoires, visitant souvent des régions à la faune riche comme la Camargue ou le delta de l'Ebre.
Il ne devient adulte qu'entre 4 et 6 ans, mais peut tenter de se mettre en couple dès la deuxième année avec un succès reproductif très faible.
Le mâle et la femelle sont fidèles à leur territoire. Aucune étude n'a été faite sur la fidélité des oiseaux entre eux. Les parades nuptiales, sous forme de piqués et festons peuvent débuter dès le mois de décembre. L'aire sera ensuite bâtie ou rechargée en branchages dans une falaise sous un surplomb, plus rarement dans un arbre.

Les aigles chassent généralement en couple, plongent et volent à raz du sol pour surprendre leur proie, mais également en plein vol où ils capturent de gros oiseaux comme les grues ou les oies.
Autrefois, les tartares l'employaient avec succès pour chasser le lièvre, le renard, l'antilope et le loup. Comme il était trop lourd pour le porter sur le poing à la manière des fauconniers, ils le plaçaient sur le devant de leur selle et le moment venu, lançaient l'animal sur la proie.

L'aigle royal sait parfaitement profiter des courants aériens pour planer sans efforts sur des kilomètres, les ailes légèrement coudées en V. Pendant la parade nuptiale, lors des jeux aériens, les oiseaux se poursuivent en décrivant une spirale ascendante pour finir en un piqué vertigineux.

L'aigle est un oiseau, qui depuis des siècles, est un symbole de force et de courage. Dans l'histoire ancienne, l'aigle était comme un Dieu.
Les armées Perses avaient des bannières (drapeaux utilisés par les armées ou insignes) à l'effigie de l'aigle.
En Amérique du Nord, plusieurs tribus amérindiennes, plus précisément celles des Crees des plaines, croyaient que les aigles avaient des pouvoirs. Les membres de ces tribus collectionnaient des plumes, des pattes et des serres d'aigle. Quand un chef donnait une plume à un jeune guerrier, c'était un honneur.

Nom commun | Aigle royal |
Règne | Animal |
Embranchement | |
Sous-embranchement | |
Classe | |
Famille | |
Sous-famille | Accipitrinae |
Genre | |
Nom binominal | Aquila chrysaetos |
Statut IUCN | |
Décrit par | |
Date | 1758 |

