INTRODUCTION
Le docteur Thomas Horsfield (1773-1859) est le premier américain à s'engager dans la recherche scientifique en Asie du sud-est. Entre 1800 et 1819, il observe les les animaux sur l'île de Java et sera le premier à faire un rapport à la communauté scientifique occidentale sur plusieurs phénomènes anormaux sans précédent qui ont existé dans Java et dans les environs proches.
Il ne connaît cependant pas une carrière très brillantes. Ses amis meurent avant de l'avoir parfaitement introduit auprès de la communauté scientifique britannique. Sa formation de naturaliste montrant quelques lacunes, il fait appel à d'autres scientifiques pour l'aider à déterminer ses spécimens, mais ceux-ci font parfois paraître la description des espèces sans toujours l'associer à leurs travaux.
BIOGRAPHIE
Thomas Horsfield est un médecin et un naturaliste américain, né en 1773 à Philadelphie et mort le 14 juillet 1859 à Londres.
Il fait des études de médecine à Philadelphie et exerce durant de nombreuses années à Java. La Compagnie anglaise des Indes orientales prend le contrôle de l'île, jusqu'alors aux mains des Hollandais en 1811. Horsfield commence alors de collecter des plantes et des animaux à la demande de son ami Sir Thomas Stamford Raffles (1781-1826). En 1819, sa mauvaise santé le force à quitter l'île et il devient le gardien, puis le conservateur du India House Museum, appartenant à la Compagnie des Indes orientales et situé à Leadenhall Street, à Londres.
A son retour à Londres, Horsfield doit faire face à la réalité et doit lutter afin de maintenir sa réputation scientifique. Tout d'abord, ses deux mentors Joseph Banks et Sir Thomas Stamford Raffles meurent peu après son arrivée en Angleterre, le privant de leur puissant appui dans le monde social et scientifique de Londres.
Le deixième obstacle qu'il doit franchir est que, bien qu'il ait été un collecteur prodigieux, Thomas Horsfield n'était pas trop à son aise en tant que naturaliste. Afin de pouvoir continuer ses travaux, il a fait appel à d'autres personnes pour l'aider dans les identifications et la classification des espèces. Malheureusement ces personnes étaient bien trop occuppé par leurs propres travaux, et certains des spécimens répertoriés par Horsfield, furent découvert et anoté par d'autres naturalistes bien plus rapides et beaucoup plus entrainés.
Enfin son employeur faisait également partie du problème. L'English East compagnie arrivait à la fin de son épopée et devenait de plus en plus corrompu. En tant que garde du musée de la Chambre des indes Dde la compagnie de Londres, Horsfield travaillait sur plusieurs variétés fascinantes de collections que possédait une association scientifique dont le conseil d'administration ne comprennait rien à toutes les significations scientifiques des objets trouvées dans leur musée. De plus les employés de la compagnie avaient envoyé, venant de partout dans le monde, une vaste collection de spécimens de la flore et de la faune, sans compter les objets d'art indigène ou de matériaux exotique. Le musée croulant sous toutes ces collections finit par redistribuer une bonne partie de ces collections. Horsfield du abandonner bon nombre de ses recherches inachevées. Le musée avait même redistribuer ces divers objets sans que cela ne coûte le moindre sou aux destinataires. Un moyen comme un autre pour redorer le blason déjà bien terni du musée.
Avec tous ces déboires horsfield ne pu achever bon nombre de ses recherches et finit par diriger ses travaux en apportant sa contribution dans la connaissance scientifique autour du monde. Grâce à cela, il fit la connaissance des directeurs des collections d'histoire naturelle, des jardins botaniques à Calcutta, au musée d'histoire naturelle à Charleston.
Peu d'objet ou photo permettent aujourd'hui de définir Horsfield en tant u'homme. La raison principale de ceci est qu'Horsfield avait demandé dans son testament que tous ses documents personnels soient détruit après sa mort, nous volant ainsi la chance d'en connaître un peu plus sur la vie privé de cet homme.
PUBLICATION
De nombreuses espèces lui ont dédiées :
Myotis horsfieldii (Temminck, 1840) par Coenraad Jacob Temminck. Cynopterus horsfieldi Gray, 1843 par John Edward Gray (1800-1875).
Un écureuil : Iomys horsfieldii (Waterhouse, 1838) par George Robert Waterhouse (1810-1888).
Deux chauves-souris :
Une musaraigne :
Crocidura horsfieldii (Tomes, 1856)
Une tortue :
Testudo horsfieldii Gray, 1844 par John Edward Gray (1800-1875).
Myiophonus horsfieldii Vigors, 1831 par Nicholas Aylward Vigors (1785-1840). Pomatorhinus horsfieldii Sykes, 1832 par William Henry Sykes (1790-1872) Zoothera horsfieldi (Bonaparte, 1857) Charles Lucien Bonaparte (1803-1857).
Trois passereaux :
Un genre en botanique porte aussi son nom :
Horsfieldia des Myristicaceae créé par Carl Ludwig Willdenow (1765-1812) en 1805.
SOURCES
