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Le nom latin du coyote est Canis Latrans, ce qui veut dire "chien qui aboie". Il est l'un des 7 représentants de la famille des canidés que l'on trouve au Canada et dont les autres membres sont le loup, le renard roux, le renard polaire, le renard gris, le renard véloce et le chien.
Plus élancé et plus petit que le loup, le coyote mâle pèse de 9 à 23 kg et mesure de 1,2 à 1,5 m. Cette mesure comprend également la queue qui mesure elle de 30 à 40 cm selon les individus. La mesure au garrot est de 58 à 66 cm. La femelle atteint ordinairement les 4/5 de la taille du mâle.
Le coyote a de larges oreilles pointues et dressées, un museau effilé et le nez noir. Contrairement à ce que l'on observe chez la plupart des chiens, le dessus du museau et le front du coyote forment une ligne à peu près continue. Les yeux jaunes, légèrement en amande, avec des pupilles noires et rondes, donnent au coyote cet air rusé qui le caractérise.
Les canines sont particulièrement longues et la morsure peut être grave. Le cou est bien garni de fourrure et parait massif comparativement au reste du corps. Il a une langue longue qui pend souvent entre les dents, car c'est par le halètement que le coyote régularise la température de son corps.
Le pied, plus allongé que celui d'un chien de même taille, compte 4 doigts dont les griffes ne sont pas rétractiles. Les pieds de devant ont un pouce rudimentaire, réduit à une griffe haut placée sur le cotée interne. Ces griffes ne servent ni à l'attaque, ni à la défense. Avec l'âge, elles sont émoussées à cause du contact continuel avec le sol et elles ne laissent pas d'empreintes profondes.
La fourrure, généralement de couleur gris-fauve, est plus foncée sur la moitié postérieure du dos où des poils à bout noir forment des vagues. Les pattes, les pieds, le revers des oreilles et le museau sont plus jaunâtres, tandis que la gorge, le ventre et l'intérieur des oreilles sont plus blancs. La queue, plus foncée sur le dessus que sur le dessous, est fauve pâle dans la dernière moitié et noire à l'extrémité. Sa fourrure, longue et douce, le protège bien du froid. Etant donné qu'elle est pâle en hiver et sombre en été, ses tons se marient bien avec son environnement.
Comme tous les canidés, le coyote possède, à la base de la queue, une glande qui dégage une odeur. On trouve aussi des glandes du même genre dans d'autres parties de son corps. Il arrive souvent que les glandes odorantes deviennent plus actives lorsque les animaux se rencontrent. L'urine du coyote sent très fort et sert à délimiter son territoire.
Ce qui caractérise le mieux le coyote, tout comme le loup d'ailleurs, c'est son jappement et son hurlement qui sont une suite d'aboiements sur un ton aigu et perçant. Le coyote peut aussi glapir, grogner, gémir et crier. Habituellement silencieux le jour, il peut se faire entendre à n'importe quel moment du coucher au lever du soleil, mais plus particulièrement au crépuscule et à l'aube.
S'il y a plusieurs coyotes dans le même voisinage, le hurlement de l'un d'eux déclenche infailliblement celui des autres, ce qui peut donner lieu à de véritables concerts d'hurlements. Deux coyotes qui hurlent à l'unisson peuvent donner l'impression d'un choeur de 12 voix ou plus. En outre, le cri du coyote peut sembler venir de plus loin que le lieu où se trouve l'animal.
Le hurlement du coyote, qui semble être un moyen de communication, intrigue les scientifiques. Le cri déclenche invariablement une réponse, puis une sorte de commentaire suivi d'un autre cri prolongé, et enfin, une envolée de glapissements rauques. Est-il question de nourriture, d'amours ou de territoire ?
Ou est-ce simplement une manifestation de la joie de vivre ou d'un esprit de sociabilité ? Le coyote aime jouer avec ses semblables, ou même avec sa victime avant de la dévorer.
L'odorat et l'ouïe sont si développés chez le coyote qu'une odeur ou un bruit peuvent soudainement interrompre ou modifier sa course. A cet égard, cette animal se révèle d'une souplesse incroyable, et peut être même unique dans le monde animal.
Coureur d'une endurance remarquable, le coyote galope à une vitesse de 40 km/h et peut même atteindre les 64 km/h. Les lévriers, bien connus pour leur rapidité à la course, réussissent à le rejoindre, mais ils leurs faut parfois beaucoup de temps pour y arriver. En cas de nécessité, le coyote se montre également bon nageur.
Rapide, résistant et rusé, le coyote offre le meilleur défi qu'un chasseur puisse souhaiter. On ne lui reconnaît que 2 faiblesses : il dort d'un sommeil très profond, ce qui permet qu'on puisse l'approcher de lui sans problème, à condition bien sûr de le faire sans bruit car il dort très souvent dans les fourrés. Il devient une cible facile au moment où il se retourne pour regarder en arrière lorsqu'il est poursuivi. Lorsqu'un chasseur lui tire dessus, le coyote s'arrête quelques instants pour mesurer son avance sur son poursuivant. Si le chasseur est prêt, ce regard peut être le dernier de l'animal.
Le coyote occupe le continent Nord-Américain depuis l'Alaska et le nord du Canada près du cercle polaire jusqu'aux Etats-Unis ainsi que le Mexique et le Costa Rica. Il a colonisé une variété d'habitats considérable et peut vivre dans d'épaisses forêts aussi bien que dans des prairies.
L'espace qu'il décide d'occuper, c'est son domaine vital (en vert sur la photo) au centre duquel il construit son abri (point orange sur la photo). Autour de l'abri, il délimite un territoire (en rouge sur la photo) dont il interdit l'accès aux autres individus de son espèce.
Bien qu'il soit chassé avec acharnement, le coyote se rencontre jusque dans les banlieues des villes américaines, occupées à l'origine par les loups. Ils se sont adaptés à fouiller les poubelles et à manger des animaux domestiques. Une étude de scientifiques de l'université d'état de l'Ohio réserve de surprenantes découvertes à cet égard. Les chercheurs ont étudiés des populations de coyotes sur une durée de 6 ans, constatant que les coyotes se sont admirablement adaptés à la vie dans des centres densément peuplés, tout en évitant tout contact humain. Ils ont également découvert que ces animaux de ville vivent plus longtemps que leurs congénères de la campagne, et qu'ils aident les humains en tuant les animaux dit nuisibles ainsi que les animaux domestiques errants. On peut les retrouver n'importe où, depuis les parcs jusqu'aux zones industrielles.
On estime qu'il y aurait près de 1 000 000 de coyotes dans l'agglomération de Chicago et que ces statistiques s'appliquent probablement à d'autres paysages urbains de l'Amérique du nord. Comme preuve de la faculté d'adaptation du coyote à n'importe quel habitat, on en a capturé certain dans Central Park à Manhattan en mars 2006. La tanière ou le terrier de celui-ci est très souvent situé près de l'eau. Malgré les persécutions dont l'espèce a subit, le coyote est l'un des rares mammifères dont l'aire de répartition continue de s'accroître.
Le coyote est d'abord un carnassier, mais il mange à peu près n'importe quoi. Les lapins et les lièvres ainsi que les petits rongeurs constituent son régime alimentaire de base. L'été et l'automne, il mange beaucoup de bleuets et de fruits sauvages. Il se nourrit aussi dinsectes, notamment de sauterelles ou de grillons quand il y en a. Lorsque le coyote vit à proximité des loups, il récupère souvent les animaux tués par ces derniers. La charogne provenant du bétail et d'autres sources est également importante surtout en hiver. Au printemps, il chasse couramment les faons des cerfs. Toutefois, dans certaines conditions denneigement, il peut chasser les cerfs adultes et d'autres grands ongulés. Il s'attaque aux moutons domestiques et même aux veaux et à la volaille.
Le coyote a un comportement social souple et adapte ses méthodes de chasse par rapport à la taille de ses proies ainsi qu'aux sources de nourritures disponibles. Il chasse souvent seul de petits animaux, mais peut se regrouper avec ses congénères pour s'attaquer à des proies de grande taille et défendre de grosses carcasses.
Les coyotes semblent être monogames et les couples peuvent demeurer ensemble de nombreuses années. Le mâle et la femelle peuvent s'accoupler à l'âge de un an lorsque les conditions sont propices, bien qu'en général le premier accouplement se fasse beaucoup plus tard. A la saison de reproduction, en général entre février et mars, les mâles cherchent à gagner les bonnes grâces des femelles. Après l'accouplement la période de gestation dure de 60 à 63 jours.
Le coyote utilise une tanière pour la naissance et les soins des petits. Cette tanière peut être aménagée à la base d'un arbre creux ou dans un trou entre les roches, bien que la plupart du temps il s'agisse d'un terrier dans le sol. Il a une préférence pour les rives d'un cours d'eau ou les flancs d'une gorge pourvu que l'abri soit bien caché. Souvent il agrandit un terrier abandonné par une marmotte ou un blaireau. Il arrive que la femelle prépare d'autres gîtes pour que sa famille puisse déménager en cas de danger. La terre repoussée vers l'entrée, est entassée en un monticule qui prend la forme d'un éventail. En entrant ou en sortant, l'animal contourne ce monticule. Le même abri pourra resservir plusieurs années de suite.
A la naissance des petits, la femelle nettoie la tanière à fond. En moyenne, la portée compte de 3 à 7 petits. Ils ont une fine fourrure brune, et leurs yeux restent fermés pendant 8 à 9 jours.
Le mâle reste dans les environs et apporte de la nourriture à l'entrée du gîte aussi longtemps que les petits ne se hasardent pas à sortir de la tanière. Les adultes enlèvent les déchets à mesure qu'ils s'accumulent. Le sevrage, période où la mère cesse peu à peu de les allaiter, a lieu environ 1 mois après la naissance. Par la suite les parents régurgitent, c'est-à-dire font revenir les aliments de leur estomac dans leur bouche, les aliments à demi digérés pour nourrir les petits.
Vers l'âge de 3 semaines, les petits commencent à s'ébattre sous l'oeil vigilant des adultes, d'abord dans la tanière puis en dehors. Si un ennemi s'aventure trop près, l'adulte émet un aboiement spécial en guise d'avertissement et entraine celui-ci au loin.
Plus tard, les parents apprennent aux petits à chasser. L'automne venu, les jeunes coyotes peuvent quitter leurs parents pour s'établir dans leur propre territoire S'il y a suffisamment de nourriture, ils peuvent demeurer avec les adultes pour former des bandes ou des clans.
Il existe 19 sous-espèces de coyotes dont la robe varie du gris au roux :
Canis latrans cagottis,
Canis latrans clepticus,
Canis latrans dickeyi,
Canis latrans frustor,
Canis latrans goldmani,
Canis latrans hondurensis,
Canis latrans impavidus,
Canis latrans incolatus,
Canis latrans jamesi,
Canis latrans latrans,
Canis latrans lestes,
Canis latrans mearnsi,
Canis latrans microdon,
Canis latrans ochropus,
Canis latrans peninsulae,
Canis latrans texensis,
Canis latrans thamnos,
Canis latrans umpquensis,
Canis latrans vigilis.
Nom commun | Coyote |
Règne | Animal |
Embranchement | Chordé |
Sous-embranchement | Vertébré |
Classe | Mammifère |
Ordre | Carnivore |
Famille | Canidé |
Genre | Canis |
Nom binominal | Canis latrans |
Statut IUCN | |
Décrit par | Thomas Say |
Date | 1823 |
Remerciement à la créatrice du sujet :
FALLEN ANGEL
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