Accueil > Ongulés > Rhinocéros > Rhinocéros de Java
Le rhinocéros de Java (Rhinoceros sondaicus), également appelé rhinocéros de la sonde, est un rhinocéros unicorne qui vit en Asie. Apparenté au rhinocéros indien, Il est le plus rare de tous les rhinocéros, ainsi que l’un des plus rares parmi les grands mammifères terrestres. Le rhinocéros de Java est l’une des deux espèces appartenant au genre Rhinoceros.

Le rhinocéros de Java est à peu près aussi grand qu’un rhinocéros indien. Il mesure plus de 3 m de longueur en dehors de la queue, 1,70 m de hauteur au garrot pour un poids approximatif de 1,8 tonnes. Entre le mâle et la femelle il n’existe chez cette espèce aucune différence de taille notable. Seule la corne du mâle est plus grande. Elle atteint une longueur de 25 cm alors que chez la femelle elle n’est qu’ébauchée, quand elle ne manque pas tout à fait.
L’espérance de vie exacte de l’espèce est encore à ce jour inconnu, mais serait de l’ordre de 30 à 40 ans.

Le rhinocéros de Java vivait autrefois dans une variété d’habitats tropicaux, qu’il soit de plaines ou d’altitude, depuis les mangroves des Sundarbans en Inde et au Bangladesh des montagnes de la Chine du sud, jusqu’aux régions volcaniques de l’île de Java. Il présentait certainement une aire de répartition plus large que celle du grand rhinocéros indien et de son cousin le rhinocéros de Sumatra réunis.
Mais à l’époque où les premiers naturalistes explorèrent les forêts d’Asie du sud-est, l’espèce était déjà très rare, et on ne connaît que peu de choses sur son comportement et son écologie en dehors de la petite population viable d’Ujung Kulon, qui n’est pas vraiment l’habitat typique et idéal.
Le rhinocéros de Java a été, par le passé, assez commun à travers une large partie de l’Asie du sud-est, depuis les environs de Calcutta en Inde, à travers le Bangladesh, la Chine du sud, le Laos, le Viêt-Nam, Myanmar, la Thaïlande, la péninsule de Malaisie, la grande île de Sumatra et la moitié ouest de l’île de Java. Il y a environ 12 000 ans, il était encore présent à Bornéo, et il a 2 000 ans dans une grande partie de la Chine.

Les populations de rhinocéros de Java ont présenté le déclin le plus dramatique des 3 espèces de rhinocéros asiatique, et dès les années 1930, ils étaient déjà cantonnés au parc national d’Ujung Kulon, une petite péninsule de l’extrémité ouest de Java, et à quelques petites populations isolées du Viêt-Nam, et peut être aussi au Laos et au Cambodge.
De nos jours, seules 2 populations subsistent. La plus grande au parc national d’Ujung Kulon sur l’île de Java a redémarré assez bien avec une population de 30 individus en 1967 jusqu’à environ 50 ou 60 spécimens en 1980. Depuis la population stagne voire décline à nouveau.
L’unique autre population est présente dans la zone Cat Loc du parc national de Cat Tien au Viêt-Nam, où une poignée de rhinocéros survivent dans environ 4 000 hectares d’une réserve protégée mais à l’habitat sévèrement dégradé. Aucune reproduction n’a été observée depuis 1998.

La nourriture du rhinocéros de Java se compose principalement de feuilles, de fruits, de branches et de pousses.

Le rhinocéros de Java vit en solitaire étant très actif la nuit. Ce n’est qu’au moment de l’accouplement que les mâles et les femelles se retrouvent pour peu de temps.
Après une période de gestation de 16 mois, un seul petit vient au monde. La mère l’allaitera pendant 1 an et il restera encore 2 ans avec elle.

On distingue 3 sous-espèces de rhinocéros de Java dont 2 existent encore :
Rhinoceros sondaicus inermis
Cette sous-espèce vivait au Bangladesh, dans l’Assam indien et au Myanmar (Birmanie). Elle a aujourd’hui totalement disparue.
Rhinoceros sondaicus sondaicus
C'était autrefois une espèce répandue dans la péninsule de Malaisie, ainsi que sur l’île de Java et sur l’île de Sumatra. Cette espèce subsiste encore dans le parc national d’Ujung Kulon.
Rhinoceros sondaicus annamiticus
On a longtemps cru que la troisième sous-espèce avait disparue, victime de l’agent orange et des mines. C’est seulement dans les années 1990 qu’on a découvert qu’elle existait encore au Viêt-Nam au parc national de Cat Tien. Cependant, cette population ne semble comporter qu’une dizaine d’individus ce qui est trop peu pour rendre l’espèce viable dans un avenir prochain. Selon la dernière estimation, il n’y aurait plus que des femelles en vie et aucun mâle n’a pu être encore observé.

Indiscutablement, la destruction de l’espace vital joue un rôle important dans l’extermination de cet ongulé. La principale menace reste cependant la demande de cornes en Chine. La médecine traditionnelle les utilise après les avoir broyées car la population croit encore en ses effets bénéfiques et aphrodisiaques.
La population mondiale de rhinocéros de Java se réduit aujourd’hui à 2 populations. En 2000, lors d’un recensement du WWF, une soixantaine d’individus ont été répertoriés dans le parc national d’Ujung Kulon, ce qui constitue le groupe le plus important au monde.

Malgré les tentatives entreprisent pour en augmenter le nombre, l’effectif reste stable bien qu’en légère augmentation depuis ces dernières années. Les chercheurs pensent que ce phénomène est dû à la compétition avec la population de banteng, un bovin sauvage également menacé d’extinction. Leur population s’élève à environ 700 têtes au sein du parc ce qui provoque inévitablement une compétition territoriale.
Le braconnage est l’un des grands fléau des parcs nationaux et sévit sans aucun doute encore dans celui où subsiste le rhinocéros de Java. En effet, la population n’augmente pas et des changements dans la répartition des âges ont été remarqués. Avec un parc s’étendant sur 1 200 km² il est quasiment impossible de surveiller la totalité de l’étendue de manière efficace.
De plus, cette réserve naturelle se situe près de l’île de Krakatoa. Si une éruption volcanique, comme celle de 1883, se produisait la réserve serait totalement anéantie. De plus, la forêt voisine qui leur a permis de survivre au XIXème siècle n’existe plus.

En 2005, en l’espace de quelques semaines, la population du rhinocéros de Java a enregistré 4 nouvelles naissances, un véritable baby-boom pour cette espèce très menacée qui ne compterait plus qu’une soixantaine d’individus ce qui en fait le mammifère le plus menacé de la planète.
Faute d’identification directe, seule une observation a été réalisée par hasard, ce qui est rarissime pour cet animal principalement forestier. Des traces ont révélés la présence de juvéniles. Ces heureux évènements, premières naissances confirmées dans la nature depuis 3 ans, ont été décelés dans le parc national d’Ujung Kulon. Grâce à la distance qui les séparait ainsi qu’à leurs différences de taille, les différentes traces ont pu être attribuées avec certitude à 4 animaux différents.
L’avenir de l’espèce n’en reste pas moins incertain mais démontre bien que tout espoir n’est pas perdu. Pour cette raison, le WWF demande qu’une nouvelle population de rhinocéros de Java soit établie ailleurs. Un souhait qui pourrait devenir réalité si les naissances perdurent. La direction du parc ayant fixé un quota maximum de 80 rhinocéros en capacité, si l’objectif peut être atteint la translocation des spécimens excédentaires permettrait de constituer le noyau fondateur d’une seconde population de rhinocéros de Java en Indonésie.

Le rhinocéros de Java est considéré comme le mammifère le plus rare du monde. Mais prudent et timide, le rhinocéros de Java (Rhinoceros sondaicus) est extrêmement difficile à observer et son mode de vie est donc relativement peu connu. Pour mieux le surveiller et mieux le protéger, 34 caméras à infra-rouge ont récemment été accrochées à des arbres au plus profond du parc national d’Ujung Kulon, à l’extrémité ouest de l’île de Java en Indonésie.
Le WWF a dévoilé le 05/03/2009 les premières images de cet ongulé. On y voit deux spécimens avançant dans des zones de forêt, se vautrant dans des mares boueuses ou rejetant un cochon sauvage. Des images rares de ce mammifère dont la taille peut atteindre 3 mètres et un poids avoisinant les 2 300 kg.
En diffusant vidéos et photos, les promoteurs de cette campagne espèrent démontrer l’urgence de sauver la soixantaine de rhinocéros de Java sauvages qui existent encore dans ce parc. Dans le parc national d’Ujung Kulon. Les scientifiques s’inquiètent tout particulièrement du faible nombre de jeunes animaux aperçus ces dernières années. "Nous craignons que l’avenir ne dépende que de 2 ou 3 femelles", selon Adhi Rachmat Hariyadi, le chef du projet au WWF.

Je vous propose ci-dessous de découvrir l’une des associations de protection qui se battent pour protéger les derniers rhinocéros vivant à l’état sauvage.
SOS RHINO
SOS Rhino est une association visant à la sauvegarde des rhinocéros dans le monde. Cette association à but non-lucartif et internationale se consacre essentiellement à la préservation des 5 espèces de rhinocéros dans le monde ainsi qu’à leurs habitats naturels. Les programmes de conservation conbinent la recherche, l’éducation, le marketing et la recommandation, avec un travail collectif afin d’obtenir des résultats probants sur la survie des différentes espèces.

Nom commun | Rhinocéros de Java |
Autre nom | Rhinocéros de la sonde |
English name | Javan Rhinoceros |
Español nombre | Rinoceronte De Java |
Règne | |
Embranchement | |
Sous-embranchement | |
Classe | |
Sous-classe | |
Infra-classe | |
Ordre | |
Famille | |
Sous-famille | |
Espèce | |
Genre | |
Nom binominal | |
Statut IUCN | |
Décrit par | Anselme Gaëtan Desmarest |
Date | 1822 |
Animaux vu par les enfants |

Rhino-Campaign (site non actif)

