Le dingo (Canis lupus dingo) est un mammifère appartenant à la famille des canidés. Il est avec le chien domestique et le loup l’un des membres du genre Canis. On l’appelle également chien sauvage d’Australie ou encore warrigal. Le dingo est aujourd’hui le plus grand prédateur terrestre du continent australien.

Les dingos sont des chiens de taille moyenne qui n’aboient pas. Ils ont les oreilles dressées, la queue recouverte de poils durs, un pelage couleur brun clair avec des tâches blanches.
Ce sont de bien piètres coureur mais sont très endurants et peuvent parcourir de longues distances. Cette caractéristique est pour eux un avantage au moment de la chasse. Ils poursuivent leur proie jusqu’à ce qu’elle tombe d’épuisement.
Le dingo n’a pratiquement aucun ennemi naturel à part l’homme. Seuls les plus faibles peuvent devenir la proie d’un aigle ou encore d’un serpent.

On retrouve le dingo particulièrement en Australie occidentale et centrale dans les forêts, les plaines ainsi que les secteurs ruraux montagneux. On peut également l’observer dans les régions désertiques de l’Australie ainsi que dans le sud-est de l’Asie.
Les dingos habitent dans des cavernes ou des trous de lapins tout à proximité de l’eau.

Les dingos se nourrissent de mammifères, d’oiseaux et de reptiles. Leur régime alimentaire se compose principalement de lapins, de rats, d’opossums et de wallabys.
Il leur arrive de manger des kangourous ou des moutons. Quand ils poursuivent une grande proie, ils chassent en groupe. Ils font courir leur victime jusqu’à épuisement de ses forces avant de l’achever.

Le dingo est un animal vivipare. Il atteint sa maturité sexuelle à l’âge de vingt deux mois. Après une gestation de soixante trois jours, les femelles mettent au monde une portée de un à dix petits.
Les petits sont allaités jusqu’à l’âge de deux mois et subissent ensuite un sevrage et ne recevront à ce moment que de petits morceaux de viandes pour qu’ils puissent y prendre goût.
Les chiots deviennent indépendant à l’âge de trois où quatre mois, mais aident souvent à l’élevage des nouveau-nés jusqu’à ce qu’ils atteignent leur maturité.

Selon des estimations basées sur l’adn mitochondrial, les dingos australiens descendent d’un groupe très réduit qui aurait été introduit environ 3 000 ans avant J.C., soit longtemps après l’arrivée des premiers hommes (environ 50 000 ans avant J.C.). Il s’agissait de chiens domestiques, quoique à un degré incertain. Ils ont formés rapidement une population sauvage, dût au phénomène de marronnage, ce qui a eu un impact écologique important en causant certainement la disparition de plusieurs espèces animales.
Les dingos ont évincé du continent des carnivores indigènes comme le thylacine ainsi que le diable de Tasmanie, si bien que ces deux espèces ont finit par disparaître de l’Australie. Néanmoins le diable de Tasmanie a réussi à subsister en Tasmanie où le dingo n’a pas été introduit.

Le dingo est un animal en danger devant faire face à trois menaces principales :
En premier lieu, les fermiers lui reprochent de s’attaquer au bétail et l’exterminent donc sans pitié. Piégé, massacré, ce chien sauvage est considéré comme un concurrent indésirable et fait l’objet d’un programme de destruction systématique dans plusieurs états.
La seconde menace qui pèse sur le dingo est qu’il est sensible à certaines maladies qui lui sont fatales. Les conservateurs australiens le comparent, de ce fait, souvent au loup d’Abyssinie ou au loup à crinière, victimes eux aussi de maladies parasitaires mortelles.
La troisième menace, qui est sans doute la plus préoccupante, est que la pureté de la race tend à devenir de plus en plus rare. 90% des dingos aujourd’hui sont des hybrides, c’est-à-dire issus de l’accouplement entre un dingo et un chien domestique. Quelques ONG ont décidés de maintenir en captivité des dingos de race pure afin de conserver les gènes de l’animal et d’établir un programme de reproduction.

Afin de conserver au mieux les populations de dingos, les principales priorités sont de maintenir un nombre suffisant de spécimens de souche pure et de modifier la législation nationale afin que le dingo soit considéré comme une espèce indigène et puisse bénéficier d’une protection complète. Les ONG mettent en avant son rôle de super prédateur. Il semble, en effet, être le seul prédateur du continent australien à pouvoir réguler certaines populations animales importées par les premiers colons européens qui menacent gravement la faune locale.
Renard roux, chats, lapins, cochons sauvages ont gravement perturbé l’écosystème australien, causant de ce fait l’extinction définitive de plusieurs espèces animales.

L’Australie possède une faune et une flore incomparable et de nombreuses erreurs et actions injustifiées ont conduit à l’extinction de beaucoup d’espèces animales. Aujourd’hui encore, la plupart des espèces animales indigènes sont extrêmement menacées, y compris les plus emblématiques ou les plus célèbres comme le kangourou, qui fait l’objet d’un plan de chasse complètement ahurissant, car chaque année il est la victime du plus grand massacre organisé du monde animal.
On peut également citer celui que tout le monde connaît le koala. Le gouvernement australien saura-t-il protéger son dernier grand prédateur ?

Le dingo n’est pas reconnu par le gouvernement australien comme un natif et ne bénéficie de ce fait que d’une protection toute relative sur tout le territoire australien. Selon les états, il est soit protégé ou bien classé comme nuisible et de ce fait pourchassé sans relâche.
Une ONG australienne, la Australian Dingo Conservation Association, a décidé de mener une campagne en faveur du Canis lupus dingo afin de le sauver de l’extinction.

Le dingo (Canis lupus dingo) est reconnu comme étant une sous-espèce de loup dans la famille des canidés. Il est biologiquement distinct des chiens avec des différences dans la reproduction (les dingos ne se reproduisent qu'une seule fois par an), la couche de couleur, et d'autres caractères physiques et physiologiques. Accepter la disparition pure et simple du dingo au profit de la société moderne serait contraire à l'éthique. Ceci est reconnu par les nombreux groupes qui ont établi des programmes de reproduction en captivité, tels que le Native Dog Australian Conservation Society et l'Australian Dingo Conservation Association.
Bien que protégé dans les parcs nationaux, dans les zones classées au patrimoine mondial, dans les réserves autochtones ou encore dans l'Australian Capital Territory, le dingo est en danger d'extinction dans la majeure partie de son aire de répartition.
Aucune mesure de protection n'a été prise si ce n'est que le dingo a été classé comme espèce menacée dans l'Etat de New South Wales et le gouvernement fédéral australien a récemment publié les meilleures pratiques pour gérer et conserver le dernier grand prédateur d'Australie.
Les efforts de conservation du dingo sont actuellement inefficaces car beaucoup de spécimens sont maintenant des hybrides. Il n'existe pas non plus de mesures de conservation des dingos sauvages en Asie. Toutefois, en Nouvelle-Guinée, le ministère de l'Environnement et de la conservation a indiqué que des mesures seront prisent afin de protéger le chien chantant de Nouvelle-Guinée.
Les dingos ainsi que les hybrides (chien domestique/dingo) se reproduisent dans de nombreux zoos et installations privées du monde entier. Les tests utilisant des mesures de crânes de spécimens décédés ainsi que les test ADN sont nécessaires pour évaluer la pureté des populations actives.
Plusieurs lacunes subsistent dans nos connaissances du dingo telles que :
L'évaluation morphologique et génétique de la taxonomie des dingos comme des chiens en Papouasie et en Nouvelle-Guinée, Indonésie, Malaisie, Viet Nam, Cambodge, Laos, Chine, Myanmar, Inde, Philippines et, lorsqu'elles sont présentes, leur répartition, l'abondance, l'écologie et le comportement.
Le rôle écologique des hybrides en Australie. Si les dingos purs disparaissent, les hybrides seront-ils à même de modifier les taux de prédation sur la faune indigène et l'élevage ?
Les lapins sont des proies importantes en Australie, mais leurs populations ont récemment été décimés par le RHDV. Quel sera l'effet sur l'écologie notamment la prédation des dingos sur le bétail ?
Quels sont les effets écologiques de contrôle des dingos sur les chats sauvages et les populations de renards en Australie ?
Je vous invite également à visiter les sites ci-dessous. Ce sont pour la plupart des sites associatifs se battant pour la conservation et la protection du dingo :
Western Australian dingo association.
Australian Dingo Conservation Association.
Australian Native Dog Conservation Society.

Les dingos vivent seuls ou en bandes familiales et représentent parfois un véritable fléau pour les éleveurs de bétail.
Les dingos sont principalement tués par les hommes, les crocodiles et même parfois par d’autres espèces de canidés, comme les chacals et les chiens domestiques. Ils leur arrivent également de mourir sous les crocs de leur semblable.
Quand ils sont petits, les chiots sont encore très vulnérables, ce qui en fait une proie de choix pour les grands rapaces.

Nom commun | Dingo |
Autres noms | Chien sauvage d’Australie, Warrigal |
English name | Australian wild dog, Dingo, Australian dingo |
Español nombre | Dingo |
Règne | |
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Nom binominal | |
Statut IUCN | |
Décrit par | Friedrich Albrecht Anton Meyer |
Date | 1793 |
Animaux vu par les enfants |

Les bestioles, insectes et animaux
Western Australian dingo association
Australian Dingo Conservation Association
Australian Native Dog Conservation Society

